La ville fut prise par les Turcs au bout du 54ème jour. Mehmet II entra dans Constantinople et se dirigea vers Sainte-Sophie. La population qui était complètement effrayé tentait de s'y réfugier. Il reçu le patriarcat de la ville et leur promit qu'il ne serait fait aucun mal à la population.

Depuis cette époque tous les peuples d'Istanbul vivent en paix et gardent leurs religions et leurs coutumes.

La prise de Constantinople par les Turcs est l'un des évènements le plus important de l'histoire du monde. Il marque la fin de l'empire byzantin, et aussi la fin du moyen age.

et voila la réalité plus crue, rapportée selons des témoins de l'époque (et encore, c'est une version soft) :

La chute de Constantinople se déroula dans une violence dantesque. Critobule, ce chrétien passé plus tard au service du sultan, raconte :

« Aucune tragédie, écrit-il, ne pourra jamais égaler celle-ci en horreur. Spectacle navrant et terrible ! On massacrait des malheureux qui, sortis des maisons couraient par les rues, attirés par les cris, et tombaient sous le glaive avant d’avoir saisi la réalité. On les massacrait dans les maisons où parfois ils se défendaient, et dans les églises où ils se réfugiaient. Les soldats turcs enragés... ne faisaient aucun quartier. » « Quand ils eurent massacré et qu’il n’y eut plus aucune résistance, ils ne pensèrent plus qu’à piller, et s’éparpillèrent, volant, dérobant, pillant, tuant, violant, faisant captifs hommes, femmes, enfants, vieillards, jeunes gens, moines, prêtres, hommes de tout âge, de toute condition... il y en eut (des vierges) qui furent surprises dans leur sommeil, agité de mauvais songes, par ces brigands aux mains sanglantes, aux traits respirant la fureur la plus abjecte. Cette cohue de toutes les nations, ces brute effrénées, se ruaient dans leurs maisons ; les arrachaient, les traînaient, les déchiraient, les forçaient, les déshonoraient, les violentaient dans les carrefours, leur faisant les plus affreux outrages. » Les sens assouvis, les Turcs se livrent au pillage. Magasins, maisons, palais, églises, tout sera dévasté. Toujours, selon Critobule « Les temples furent déshonorés, saccagés et pillés... Les objets sacrés, jetés à terre avec mépris, les saintes icônes et les vases sacrés profanés. On arrachait les ornements sacerdotaux, on les brûlait, on les brisait en morceaux, ou simplement on les jetait à la rue. On violait brutalement les châsses des saints pour en arracher les reliques et les jeter au vent. Les calices, les coupes du saint sacrifice étaient réservées pour leurs orgies ou brisées, ou fondues ou vendues. Les vêtements des prêtres, brodés d’or, de perles et de gemmes, étaient cédés au plus offrant ou jetés au feu pour en retirer l’or fondu. »

En Occident aussi l’impression fut prodigieuse. La prise de Constantinople stupéfia les esprits. Personne ne la croyait possible. Chacun, en tout cas, comprit qu’avec la chute de Byzance une page était définitivement tournée dans l’histoire du monde.