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mercredi 24 janvier 2007

Où l'on reparle de l'assassinat de François de Grossouvre

Le dernier numéro de la NRH (on ne doit plus dire Nouvelle Revue d'Histoire suite à décision de justice politique) nous propose un document étonnant. Son directeur, Dominique Venner, ami personnel de l'ancien conseiller de François Mitterrand "suicidé" dans son bureau de l'Elysée le 7 avril 1994, prend prétexte de la sortie de deux livres qui abordent ce drame pour dresser une liste des invraisemblances et des absences qui rendent très douteuse la théorie du suicide.


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lundi 8 janvier 2007

Motifs de condamnation à mort pendant la révolution française

Si ça n'était pas dramatique, ce serait risible. Justice catégorielle, délits d'opinion, crimes imaginaires, folie collective. A l'exception de la sentence, comment ne pas penser à notre justice contemporaine, celle qui obéit aux modes médiatiques, relaxe les incendiaires d'églises et assassine les taggueurs de mosquée ou ceux qui osent distribuer une soupe au cochon. On remarquera en particulier les nombreux "condamnés à mort pour conspiration dans la prison" où ils étaient enfermés (les Carmes, le Luxembourg, St Lazare). Habile astuce pour liquider ceux contre qui l'on ne dispose d'aucun commencement de motif valable. (Tiré d'une liste de guillotinés originaires de Picardie ).

A quand la repentance de l'Etat français ?

  • condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 13 Messidor An II (01.07.1794). ... Avait dit qu'il mettrait une enseigne à son auberge "Aux Modérés", et qu'étant devant sa porte, il avait crié ""Vivent les modérés !" ...
  • condamné à mort et exécuté le 08 Floréal An II , place de la Révolution, comme contre-révolutionnaire, ayant dit, en parlant des papiers publics, que tout ce qui était dans les bulletins de la Convention était des menteries, que les lois n'étaient pas justes, que nous ne gagnerions jamais, qu'on avait tort de faire mourir le roi, et que l'on faisait périr les bons patriotes.
  • condamné à mort comme convaincu d'être complice d'un complot dans la maison d'arrêt de Bicêtre où il était aux fers pour 4 ans, tendant à égorger la garde de cette maison, et de suite venir assassiner les membres des comités de salut public, de sûreté générale, faire rôtir leurs coeurs sur le gril et les manger (jugement en blanc).
  • condamné à mort pour émigration, le 02 Frimaire An II (22.11.1793).
  • condamné à mort, le 08 Prairial An II (27.05.1794), comme convaincu d'avoir crié "Vive le Roi ! Vive la Reine !", et traité les membres de la Convention de scélérats et d'accapareurs.
  • condamné à mort, le 05 Thermidor An II (23.07.1794), comme convaincu d'être complice d'une conspiration dans la prison des Carmes.
  • condamnée à mort comme contre-révolutionnaire, le 05 Messidor An II (23.06.1794).
  • condamné à mort comme conspirateur et pour avoir voulu inciter la guerre par le fanatisme.
  • condamné à mort pour avoir tenté, avec le Général DILLON, d'enlever le Dauphin au Temple.
  • condamnée à mort, le 18 Thermidor An II (05.08.1794), comme complice d'une conspiration dans la maison d'arrêt de St-Lazare, où elle était détenue.
  • condamnée à mort comme conspiratrice et fanatique (il s'agit d'une carmélite de Compiègne)
  • condamné à mort comme convaincu de s'être déclaré ennemi du peuple en préparant, de complicité avec les tyrans et tous les chefs de conspirations, l'anéantissement de la liberté et le rétablissement de la tyrannie.
  • condamné comme complice d'un complot qui a existé contre la liberté du Peuple.
  • condamné comme convaincu de propos contre-révolutionnaires tendant à rendre la Convention nationale odieuse aux citoyens.
  • condamné comme contre-révolutionnaire. Il baisa avec enthousiasme un portrait en miniature de Louis CAPET, dernier Tyran.
  • condamnée à mort le 22 Frimaire An II, comme convaincue d'avoir tenu des propos tendant au rétablissement de la royauté, et crié "Vive le roi, Vive la reine !".