mercredi 24 janvier 2007
Où l'on reparle de l'assassinat de François de Grossouvre
Par le conservateur, mercredi 24 janvier 2007 à 10:37 :: Contre-Histoire :: #481 :: rss
Le dernier numéro de la NRH (on ne doit plus dire Nouvelle Revue d'Histoire suite à décision de justice politique) nous propose un document étonnant. Son directeur, Dominique Venner, ami personnel de l'ancien conseiller de François Mitterrand "suicidé" dans son bureau de l'Elysée le 7 avril 1994, prend prétexte de la sortie de deux livres qui abordent ce drame pour dresser une liste des invraisemblances et des absences qui rendent très douteuse la théorie du suicide.
Un homme qui inquiétait :
- la désaffection entre Mitterrand et Grossouvre. Dans les mois et les semaine précédant la mort de Mr. de Grossouvre, aucun élément ne pourrait laisser croire à sa déprime. En revanche, le conseiller du président, qui détient tant d'informations et de dossiers, est de plus en plus en opposition avec le chef de l'Etat.
- le contexte des "affaires" : l'étau se resserre sur la petite clique socialiste qui a mis la main sur l'Etat français et se partage les prébendes. Mr. de Grossouvre se trouvait en première ligne, interrogé par la justice, il est en conflit violent avec Mitterrand sur l'attitude à adopter face aux juges.
Les mystères de la soirée fatidique :
- quelques heures avant son suicide, Mr. de Grossouvre ne manifeste aucune déprime annonciatrice d'un geste désésperé : il envoie des fleurs à ses hotes du soir avec ce petit mot "je me réjouis d'être avec vous ce soir", il appelle un artisan-graveur qu'il emploie pour décorer un fusil afin de lui donner des détails sur les canards qu'il voudrait voir sur son arme.
- après le drame, le bureau et le domicile de fonction de Mr. de Grossouvre sont "nettoyés" par le sécurité de la présidence (GSPR). Au passage disparaissent des élements comme le manuscrit des mémoires que le conseiller écrivait au dire de ses proches, mais aussi son coffre-fort.
- il n'y a pas eu d'expertise balistique, laissant dans l'ombre de nombreuses questions.
- le corps présentait une luxation de l'épaule et des ecchymoses inexplicables et non cohérentes avec un suicide, mais compatibles avec un "suicide assisté".
On rajoute qu' au lendemain de son assassinat, des officines alimentent les médias de rumeurs ignobles pour ses proches. On le dit atteint de crises de démence, ce que son médecin personnel contredira.
Trop d'invraisemblances, au final. Mais la vérité ne sera jamais établie sur ce mystère. Ses protagonistes sont pour la plupart déjà morts.
La Loi s'arrêtant au perron du Château. Tout un symbole ... celui de la mitterrandie.
Commentaires
1. Le mercredi 24 janvier 2007 à 11:48, par Polydamas
2. Le mercredi 24 janvier 2007 à 14:19, par Leon
3. Le mercredi 24 janvier 2007 à 15:35, par Major Tom
4. Le mercredi 24 janvier 2007 à 16:29, par Ccf
5. Le mercredi 24 janvier 2007 à 16:35, par le conservateur
6. Le mercredi 24 janvier 2007 à 21:47, par Polydamas
7. Le mercredi 24 janvier 2007 à 22:23, par le conservateur
8. Le lundi 5 mai 2008 à 17:40, par Mitche
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