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mercredi 30 mai 2007

Prétendue "tombe de Jésus" : TF1 persiste et signe

J'avais signalé que la première chaîne avait acquis les droits de ce reportage d'archéologie spectacle et fiction, et comptait le diffuser. Ce fut le cas hier en deuxième partie de soirée, à grand renforts d'annonces accrocheuses sur le thème de "la découverte du siècle". Famille Chrétienne nous annoncait un débat contradictoire avec Mgr. Di Falco. Quelqu'un a-t-il vu ce débat ?

Pour ma part je persiste à penser qu'il s'agit de la part de TF1 d'une déclaration de guerre, qui doit inviter les catholiques et les chrétiens à réfléchir sur la place de la télévision dans leur vie. Quelles convictions sommes-nous prêts à accepter de sacrifier sur l'autel de ce nouveau veau d'or qui prétend s'insérer dans notre esprit, notre coeur, et désormais notre âme ? Combien d'insultes sommes-nous prêts à tolérer avant de débrancher le poste ? Quel niveau d'intrusion dans notre cerveau et dans notre cercle familial sommes-nous disposés à subir sous prétexte de ne pas "créer le scandale" en société en expliquant que la télévision est un danger, une opinion considérée comme ringarde mais pourtant plus vraie que jamais.

En effet, jamais la télévision n'a poussé aussi loin en France le prosélytisme de ses valeurs, la condamnation de ceux qui ne les partagent pas, voire leur criminalisation, qu'elle soutient de façon franche et claire, comme le montre l'exemple de la prétendue homophobie, combat dans lequel la rédaction de TF1 s'est engagée corps et âme.


Le massacre de Sainte Sophie par les turcs

J'ai rapporté sur mon blog le révisionnisme officiel turc face à la réalité historique des massacres lors de la chute de Constantinople en 1453.

David Fontey nous rapporte cet extrait d'un article de René Guerdan sur la prise de Hagia Sophia où s'était réfugiés des milliers de personnes, se croyant à l'abri du lieu saint.

"(...) de ces horribles événements la profanation de Sainte-Sophie sera, à coup sûr, le plus marquant. Dans la grande église une foule immense s'était assemblée, priant désespérément. Les fameuses portes de bronze avaient été fermées. Soudain des coups violents les ébranlent, puis les défoncent, et un flot de brutes, couvertes de sang, déferle dans le lieu saint.Les Turcs commencent par jouer de la pique ou du cimeterre, mais leur oeil luit surtout de convoitise. Ici, se disent-ils en regardant de tous côtés, la fortune nous attend. Et de se jeter d'abord sur la masse des suppliants. Et un tournemain, tout ce qui est jeune, beau ou sain est dévêtu, dépouillé, parqué.De hautes dames, de nobles et fraîches adolescentes, nues sous leur longue chevelure dénouée, tombent ainsi en esclavage. Leurs maîtres les ligotent avec n'importe quel moyen de fortune : écharpes, ceintures, mouchoirs, étoles, cordes de tente, rênes de chevaux, d'ânes et de chameaux, puis, avec de violentes bourrades ou à coups de pied, les jettent dehors en longues files vers le port, d'où elles seront emmenées, misérables et avilies, à toutes les extrémités du monde islamique.Et maintenant au tour de l'église ! Que de trésors s'y accumulaient que la patiente piété des générations avait un à un rassemblés ! Vases sacrés, d'or et d'argent, constellés de perles et de pierreries, vêtements sacerdotaux d'une richesse prodigieuse, reliquaires, icônes, luminaires, tout sera brisé, pillé, anéanti. C'est à qui par dérision s'affublera des robes des prêtres, promènera les crucifix recouverts d'un turban. Et à tous les vents, parmi les cadavres et les chiens errants, après les avoir arrachées à leur réceptacle de métaux précieux, on jettera ces reliques fameuses qui tant de fois avaient protégé la ville : les corps des plus illustres martyrs, des plus glorieux champions de l'orthodoxie, et les plus célèbres icônes de la Panagia Toute Sainte. Jamais ne vit-on au cours de l'Histoire, sinon au sac de Jérusalem, pareille désolation, semblable profanation ! Et pour mieux marquer leur volonté de souiller, les Turcs feront entrer, ici leurs chameaux, là des filles publiques, et Sainte-Sophie, toute bruissante encore de tant de cérémonies saintes, deviendra étable et lupanar !De tout ce brigandage, le sultan a naturellement sa part."

"Phrantzès, le fidèle serviteur du basileus, a raconté les malheurs survenus à sa jeune et jolie descendance. Sa fille fut jetée au harem impérial - elle avait quatorze ans et mourut de désespoir et son fils Jean, âgé de quinze ans, fut tué de la propre main du sultan pour avoir repoussé ses caresses."

"Le sort du grand-duc Lucas Notaras, le second personnage de l'Empire, ne fut pas plus enviable. Mahomet l'avait d'abord comblé de prévenances et d'honneurs. Il avait presque eu l'intention de le nommer gouverneur de la ville, et de l'aider à la repeupler. Or, un soir d'orgie, ayant entendu parler des grâces de son plus jeune fils, il envoya un eunuque le quérir. Notaras répondit au messager que sa religion ne lui permettait pas de consentir à une proposition aussi ignominieuse. Alors pris de fureur, le Turc se fit amener l'enfant accompagné de son père et de son frère, et manda le bourreau. Notaras demanda à être supplicié le dernier, afin, dit Critobule, « que ses enfants redoutant peut-être la mort ne fussent pas tentés de renoncer à leur foi pour racheter leur vie ». Debout, pâle, sans baisser les yeux, le malheureux vit décapiter ses deux fils. Puis, après avoir prié, il courba à son tour la tête sous le cimeterre. Quant au sultan, il tint à contempler longtemps la face de ses trois victimes."


mardi 29 mai 2007

Encore des destructions d'églises en perspective ...

Rapportées par l'excellente Tribune de l'art dont on partagera l'exaspération. La "déconstruction", pour reprendre le terme utilisé par les maires, à la fois non pertinent et d'une extraordinaire lâcheté, se cache en général derrière de minuscules arguments. L'argument financier est le plus fallacieux car la démolition des édifices dans les règles de sécurité actuelles et leur remplacement par un hangar style salle polyvalente coûe en réalité plus cher qu'une sauvegarde à minima.


samedi 26 mai 2007

Le "boom catholique" américain

Arrêtons-nous sur un article du New York Times qui fait sensation outre-atlantique (reproduit ici) : David Brooks nous parle du boom catholique aux Etats-Unis.

Boom catholique ? On penserait de prime abord à l'immigration latino qui entraîne la saturation de certaines paroisses, et le développement d'autres. Un phénomène salutaire alors que les conséquences cataclysmiques de la pédophilie menacait de liquider l'église américaine (des dizaines de paroisses ont du fermer faute de finance face aux centaines de millions de dollars de contentieux).

Or, c'est du boom des catholiques "mainstream" dans la classe moyenne blanche dont il s'agit.

Le catholicisme, caricaturé comme incompatible avec l'économie de marché qui serait une invention protestante, traîne une image de religion des pauvres. Max Weber a bien failli nous convaincre que seule la religion prétendument réformée diffusait des valeurs compatibles avec la réalisation de soi et l'enrichissement dans un système économique et politique libéral. Comme le rappelle l'article, les faits donnaient raison à cette analyse il y a encore deux ou trois générations : les catholiques étaient moins riches et moins éduqués que la moyenne nationale US - principalement protestante. Une situation qui tendrait à s'inverser.

The past few decades have seen enormous Catholic social mobility.

According to Lisa Keister, a sociologist at Duke, non-Hispanic white Catholics have watched their personal wealth shoot upward. They have erased the gap that used to separate them from mainline Protestants.

Or, as Keister writes in a journal article, “Preliminary evidence indicates that whites who were raised in Catholic families are no longer asset-poor and may even be among the wealthiest groups of adults in the United States today.”

Je réfute pour ma part l'idée que le catholicisme et le commerce ne ferait pas bon ménage. Que furent les très catholiques cités de Venise, Florence ou Sienne, Toulouse, sinon des hauts lieux du commerce et de la finance au Moyen Age et à la Renaissance ? La Sérenissime vit l'invention de la comptabilité. Florence et Sienne virent l'invention de la banque internationale moderne. Toulouse vit l'invention de la première société par action - les moulins de la Daurade.

Je serais enclin à penser que la pudibonderie française autour de l'argent tiendrait plus à la jalousie maladive que nourrit l'héritage agricole et petit-bourgeois de l'hexagone. La jalousie, un péché mignon bien français, qui pu donner libre cours à sa folie pendant la révolution française.

Revenons à l'article qui nous intéresse. L'auteur fait une curieuse analyse autour du succès des "quasi-religious catholics", qui ne sont pas des non-pratiquants, puisque la fréquentation de l'office fait partie des critères de succès selon certaines études. Je ne souscrirais pas à cette analyse. Elle est fallacieuse : de fait la majorité des catholiques sont peu pratiquants : est-ce la cause, la conséquence ou un épiphénomène de ce "boom catholique" ? Impossible de trancher aussi facilement que le journaliste.


vendredi 18 mai 2007

Destruction des églises : nos choix ont des conséquences

Le Figaro (via le Salon Beige) nous rapporte que les cas honteux de destructions d'églises se multiplient en France. Nous avons évoqué déjà plusieurs cas similaires. A ce sujet je vous rappelle la pétition pour sauver l'église d'Arc sur Tille.

Désormais on ne peut plus être catholique non pratiquant sans assumer les conséquences de ce choix. Catholique non pratiquant, cela veut dire catholique sans églises. C'est en effet la baisse de la pratique qui est le plus souvent mise en avant par les conseils municipaux qui votent la destruction des églises. Moins de pratiquants, c'est moins d'opposition pour des conseils municipaux toujours avide de simplifier leurs comptes, et qui ne reculent devant aucune destruction - y compris de monuments non religieux?

De même la loi de 1905, défendue et acclamée par de nombreux catholiques, montre aujourd'hui sa fondamentale perversité. Le sort de nos églises n'est plus entre nos mains. Notre opinion n'est même pas sollicitée. Il est à craindre que dans ce domaine nous vivions une véritable hécatombe.

La question soulevée est également celle de la crise profonde de la ruralité. Ce déracinement, étudié par la philosophe catholique Simone Weil, touchait principalement les villes, et en particulier les ruraux contraints de s'y installer. Il frappe aujourd'hui de plein fouet le monde rural.

Les maisons Merlin remplacent les fermettes et les granges du passé qu'on laisse "fondre". Les églises ne sont plus fréquentées que par les "petits vieux", et les diocèses contraints de créer des super-paroisses réunissant parfois jusqu'à 30 villages pour maintenir un semblant de pratique. En comparaison, les églises urbaines sont nettement plus fréquentées.

Si désormais nos villages se débarassent de leurs églises, à quoi la France va-t-elle ressembler ? A un champ de médiocrité. Un tas de maisons individuelles autour d'une mairie XIX ème et d'une salle polyvalente. Le reflet d'une France sans culture ... prête à être colonisée.

On a le pays qu'on mérite ...

Lumières dans la grisaille. Ces destructions participeront peut être à dynamiser l'opposition et à éveiller quelques consciences. Par ailleurs, rien n'interdit en soi de remplacer une église d'un style batard de 1870 par un joli monument moderne. Occasion de faire renaître la tradition de l'architecture et de l'art religieux qui sont généralement, disont le franchement, tombés depuis 50 ans dans une désastreuse médiocrité. Et cela par NOTRE faute.


jeudi 17 mai 2007

L'islam ou la mort pour les chrétiens du Pakistan

Alors que la propagande islamiste, et des complices "idiots utiles" dans les médias occidentaux persistent à vouloir peindre les musulmans du monde en victimes, la persécution des chrétiens ne cesse pas dans les pays musulmans, préfigurant le traitement des minorités dans une Europe islamisée.

A Charsadda, ville du nord ouest du Pakistan, la petite communauté chrétienne fait l'objet d'un chantage à la conversion de la part d'islamistes anonymes. Le gouvernement local pro-taliban ne lui accorde en retour aucune protection (deux policiers seulement selon l'enquête de l'Associated Press).

Plusieurs attentats ont tués des centaines de chrétiens ces dernières années au Pakistan. Décapitations, grenades lancées en pleine messe, la liste des exactions est longue. Lors du tremblement de terre, des chrétiens ont été expulsés de leur maison pour "faire place aux musulmans", pendant qu'en France, le Secours Catholique se chargeait de récolter des dons pour les victimes ...

(source : AP via FoxNews)


mercredi 9 mai 2007

Des photos de la tombe présumée du roi Hérode

Voici quelques bonnes photos de cette découverte annoncée ces derniers jours. Des fragments de sarcophage d'une taille et d'un décor hors du commun trouvés au flanc de la colline de l'Herodium, un palais construit en 24 av.J.C. par Hérode le Grand selon les historiens dont Flavius Josephus - auteur de "l'histoire des Juifs".

La tradition voulait que le roi soit enterré dans ou a proximité de ce palais. La découverte de ces fragments laisse penser qu'il s'agirait de la tombe, pillée et réduite pratiquement à néant, du roi hébreux. Le site de l'herodium aurait été utilisé comme une forteresse pendant la révolte juive de 66-73 après J.C.

Une découverte intéressante à confirmer.