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dimanche 8 juillet 2007

Selon TF1 et La Vie, St Augustin devrait être censuré

Je m'attendais à une réaction critique des grands médias suite au Motu Proprio de Benoit XVI relatif à l'autorisation de la forme tridentine de la messe. Je n'ai pas été déçu ! Parmi les plus agressifs, et ce n'est pas pour moi un sujet d'étonnement, le 20 h de Claire Chazal sur TF1. Claire Chazal, rappelons le, qui fut à la tête de la campagne contre le film de Mel Gibson, la Passion du Christ, qualifié d'antisémite et d'intégriste - comme si l'évocation de l'histoire pouvait être antisémite.

Bref, le reportage de TF1, qui s'annonçait vilain au vu du visage fermé de la dame, et de son teasing selon lequel "l'église recule dans son ouverture à la société", cumule un hors-sujet, un mensonge et une diffamation, avec la complicité active de nos amis cathos-traitres de la Vie (groupe le Monde). En effet, l'on y voit Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de La Vie, citer un texte de Saint Augustin apparemment au programme des matines du Vendredi Saint, et qui serait présent dans le Missel. Le Vendredi Saint n'est évidemment pas l'occasion d'un déferlement d'antisémitisme, puisque une prière est réservée au juifs lors de la célébration ! La diffamation est constituée puisque l'on nourrit ici l'idée fallacieuse selon laquelle le christianisme aurait partie liée au nazisme dans le projet de la shoah. Le nazisme est une idéologie antichrétienne, laïque, et laïciste, qui transgresse un interdit fondamental de la religion chrétienne, celle du meutre de masse. Le christianisme et l'Eglise n'ont rien à voir la dedans. Si l'on comprend bien le propos de nos "amis" des médias, il faudrait donc censurer le grand St Augustin pour ne pas choquer untel ou untel.

Revenons sur l'idée exprimée par Mme Chazal que "l'église recule dans son ouverture à la société". Il ne s'agit pas d'une phrase anodine. Cela explique au contraire le traitement que les médias, et TF1 en tête malgré son étiquette ridicule de "chaîne de droite", font subir au catholicisme et aux catholiques. Ces médias estiment donc avoir une "mission", celle d'éclairer nos pauvres esprits malades, et les institutions tout aussi malades qui nous accueillent, dont l'Eglise. C'est à nous de nous ouvrir aux idées bien-pensantes à la mode, portées donc par les médias. Une sorte donc de "bonne nouvelle" dont Mme Chazal serait un prophétesse : le mariage gay, la libération sexuelle, l'idéologie du foetus marchandise, etc.

Il est clair que l'Eglise catholique représente aujourd'hui l'un des rares forces capables de s'opposer à la bien-pensance progressiste (appelez cela comme vous voulez). Le discours de l'Eglise est cohérent, construit et stable, il touche bon an mal an des centaines de millions de personnes. C'est la principale force d'opposition au "progressisme commercial" tel qu'il se manifeste dans les grands médias, TF1 en tête. Vous avez gagné, Mme Chazal, je vous promet de lire avec attention St Augustin.


samedi 7 juillet 2007

Courrier International ment sur le sujet des drogues douces

Ce qui pourrait apparaître comme une victoire aux yeux des opposants à la drogue est également une occasion de propagande pour la bien-pensace cannabique. L'hebdomadaire de gauche "Courrier International" fait sa une sur le joint, et tire la sonnette d'alarme. "Même ses partisans sont inquiets", lit-on. La campagne d'affiches qui orne Paris étale en grand le slogan suivant :

" Comment ce qui était inoffensif est devenu dangereux ... "

Il s'agit d'un mensonge éhonté, typique de ce média partisan. Certes tous les fumeurs de joints ne sont pas des psychopathes, ne sombrent pas dans le crime et la débauche. Toutefois le joint n'a jamais été inoffensif : il provoque des accoutumances, et entraîne des conséquences multiples, potentiellement mortelles par exemple au volant d'une voiture. On le sait depuis au moins 20 ans, date de la publication d'études américaines sur la part de la consommation de drogue dans les accidents mortels et les accidents causés par DUI (Driving under influence). Toutes choses égales par ailleurs, la consommation de cannabis augmente les risques d'accident et le risque de mortalité en cas d'accident. Ces études n'ont été évoquées publiquement en France ... qu'à partir de 2002 !! A cause de gens comme Courrier International qui continuent pourtant à sévir et persistent à vouloir nous "éclairer".


vendredi 6 juillet 2007

La gratuité dans les musées est un mépris affiché pour la culture

Le mépris affiché par une partie de la droite pour le monde de culture est aussi imbécile que la prétention de la gauche à comprendre seule ce domaine. La proposition de gratuité des musées nationaux avancée par François Fillon manifeste le mépris de Nicolas Sarkozy pour la culture. Son idée avancée un temps de supprimer le ministère de tutelle aurait été utile. Ce n'est pas le cas de la gratuité, qui ne comprend que des inconvénients ou presque.

1. Pas de hausse du nombre de visiteurs

La plupart des expériences de gratuité montrent que le nombre de visiteurs n'augmente pas. "L'expérience a montré qu'après une pousée de la fréquentation les premiers mois, on revient à des chiffres habituels. Ce qui veut dire qu'on aura pas forcément élargi le socle mais qu'on aura moins de gains." selon Laurent Salomé, directeur des musées de Rouen (*).

Dans ce domaine, les contre-vérités s'accumulent. Le JT de TF1 à 20h hier soir interrogeait un responsable de la culture parisienne, parlant de la "hausse de 25% du nombre de visiteurs au musée d'art moderne de la ville de Paris". Il faut savoir d'une part que ce musée est resté fermé pendant de longues années, et d'autre part qu'il ne dispose pas de système de comptage des visiteurs. Pour visiter cet établissement de temps à autres, je peux vous garantir qu'il est aussi vide que les pistes cyclables de Mr. Delanoë.

2. Une perte sèche pour l'économie française

La plupart des visiteurs des grands établissements culturels sont étrangers. La proportion est de 65-70% pour le Louvre. La France est encore la première destination touristique du monde en termes de visiteurs, mais pas en ce qui concerne la dépense par visiteur. Le tourisme rapporte, à condition de ne pas le rendre gratuit. La gratuité se traduirait par une perte sèche inexplicable et sous-optimale. Rappelons que de nombreux "publics" bénéficient de la gratuité ou de tarifs outrageusement bas. (les enseignants, les jeunes, mais aussi les demandeurs d'asile bénéficient de la gratuité ou de tarifs "discount").

3. La culture a un prix ... et un coût

Il y a dans ce projet une profonde incompréhension de la nature humaine. Ce qui n'a pas de prix est dévalorisé. Les vandales du métro parisien sont pratiquement tous des resquilleurs et des "publics privilégiés". L'assistanat tellement décrié par la vulgate sarkozyste, Pour reprendre une phraséologie pompeuse de gauche, il faut un "investissement symbolique du citoyen" dans l'acte de "consommation culturelle", sous la forme d'une participation financière. Le prix permet par ailleurs de réguler les flux. On n'a pas trouvé de meilleur système jusqu'à présent.

Enfin il y a un mépris et une méconnaissance à concevoir le monde des musées comme un simple lieu de passage. Le travail de conservation, de restauration, de publication est coûteux. Le ministère de la culture a été contraint d'opérer des coupes claires dans le budget alloué au patrimoine sous l'administration Chirac - une décision grave qui n'a pas semblé empêcher Mr. Donnedieu de Vabres de dormir (battu depuis aux législatives, et c'est tant mieux). Dans ces conditions, faute d'un relais privé significatif (car les riches fuient la France), la gratuité ne ferait qu'aggraver la crise de moyens de notre "culture patrimoniale", fondement de notre identité nationale tant mise en avant par Mr. Sarkozy.

4. Un débat interdit ...

On sait comment la droite de Mr. Chirac a traité les responsables du monde de la culture, dans le cadre du projet Louvre Abu Dhabi. Michel Laclotte et Françoise Cachin, deux figures proéminentes qui avaient osé remettre en question publiquement ce projet ont été débarquées du conseil artistique des musées nationaux, entrainant la démission d'autres membres dont Pierre Rosenberg. S'agissant de la gratuité, il est à craindre que les responsables de musée n'osent pas s'exprimer dans un sens critique, au nom d'un prétendu devoir de réserve, de peur de sanctions. Il n'y aura donc pas de matière grise, mais un étalage de contre-vérités et de consternantes banalités à la TF1.

Notons enfin que Mme Albanel, ancienne patronne du domaine de Versailles, est décidémment bien mal placée pour défendre cette idée. Son ancien établissement est en effet l'un des plus chers de France et l'un de ceux qui ouvrent le plus rarement gratuitement (tarif le plus haut : 13,5 euros - le plus bas : 5 euros - journées gratuites par an : 5). Sa politique à Versailles fut d'augmenter le nombre de visiteurs, jusqu'à la mise en danger du site, pour générer plus de revenus.

Concluons sur le constat d'un problème réel, celui de la sous-fréquentation des musées par les français. Des pistes à évaluer sont le recours aux nocturnes, appréciées de ceux qui travaillent, ou la réduction des "tarifs hauts" parfois outrageux (8 euros pour les Arts Décos à Paris), mais aussi les "packs" ou les "billets à tiroirs" permettant de revenir pendant une durée déterminée. La culture mérite autre chose qu'un traitement médiatique non-pensant. Si l'on veut mobiliser les français autour de la culture et du patrimoine, la dévalorisation du musée n'est certainement pas la bonne approche ! On peut aussi se poser des questions qui fâchent : pourquoi les personnes issues de l'immigration ne mettent pas les pieds au musée, y compris dans les établissements gratuits ? Espère-t-on y répondre par une décision démagogique déconnectée de la réalité ?

(*) propos rapportés par Le Journal des Arts