. . . . . . . . . . . . un blog conservateur parmi tant d'autres . . . . . . . . . . .

vendredi 30 novembre 2007

"Christophe Donner donne son prix à la Chapelle expiatoire"

On lit dans Valeurs Actuelles :

" Recalé du prix Renaudot au profit de Daniel Pennac, dont le livre ne figurait pourtant pas sur la liste des sélectionnés, Christophe Donner a refusé de profiter de la même situation, et a donc décliné le prix Découverte Figaro Magazine - Fouquet's qui lui a été décerné le 25 novembre. L'auteur d' Un Roi sans lendemain, qui décrit le martyre de Louis XVII, a suggéré que les 8000 euros du prix soient utilisés à la restauration de la Chapelle expiatoire (Paris VIII ème), qui doit rénover sa coupole : 'les jurés corrompus pourront ainsi aller expier leurs péchés sans que celle-ci leur tombe sur la tête' "

Pour le geste, et pour le bon mot, félicitation ! Pour le reste, des accusations assez graves, dont je me fiche totalement.


samedi 24 novembre 2007

Pourquoi croire en Jésus et se convertir au catholicisme ? (partie I)

Il y a quelque chose de relativiste à comparer les avantages et les contraintes des religions comme sur l'étal d'un marchand des quatre-saisons. Quelque chose d'athée également, d' utilitariste, tellement "Lumières", tellement poussiéreux ... Pourtant, le catholicisme est l'objet d'attaques incessantes qui véhiculent une image tout à fait érronée, et souvent à contre-sens de la réalité. C'est pourquoi je souhaiterais tenter d'exprimer, au delà de la croyance et de la crainte en Dieu et de l'amour pour Jésus, ce qui fait que j'adhère intellectuellement au christianisme.

Adhérer intellectuellement ? Une nécessité, et un défi selon moi. Si les églises se sont largement vidées des "enfants du siècle", on voit toujours de nombreux catholiques professer hors des sanctuaires un cynisme à la mode, une distanciation générale, une repentance tous-azimuts ... Alors oui, posons la question des avantages et des contraintes du christianisme en général, et du catholicisme en particulier - sans se livrer toutefois à un tableau comparatif pour lequel je ne suis pas compétent. Je ne parlerais pas de l'athéisme : la croyance est une affaire personnelle, même si l'athéisme me parait une solution de facilité, qui consiste à ne pas se mouiller, et à refuser de répondre aux questions fondamentales (le fameux triptyque de Gauguin).

Le Catholicisme libère l'homme des règlements de la religion oppressive

" Le sabba est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabba ". Il s'agit-là à mon sens de l'une des paroles les plus fortes du Christ. Jésus ne prétend pas, dans le contexte juif, mettre fin aux règlements religieux, alimentaires, vestimentaires ou sociaux, mais Il veut en relativiser la portée. C'est au service du salut, et pourquoi pas du bonheur de l'homme qu'oeuvrent les règlements de la religion, et non l'inverse : l'homme n'est pas au service d'esprits violents, d'idoles sans pitié, d'un clergé sans humanité ...

Le catholicisme, plus encore que sa branche protestante souvent un peu excessive, offre la manière la plus équilibrée de croire en Dieu. Il permet à l'homme de se définir libre. Libre, il devient responsable. Car quelle responsabilité lorsque l'on n'est pas libre ? Lorsque les règlements à n'en plus finir d'une religion trop intrusive nous retirent la possibilité de choisir, quelle part de mérite individuel peut nous être comptée ?

A notre époque tellement "socialisée", exalter la responsabilité individuelle apparaît comme la chose la plus raisonnable et la plus utile du monde. Si la pression sociale aujourd'hui omniprésente au travers des médias vise à infantiliser les citoyens, le catholicisme, pour sa part, demande ouvertement la prise de responsabilité à la fois individuelle et collective, envers son propre salut et envers son prochain. Cela n'implique pas seulement le respect de règles contraignantes, fussent sous leur forme basique (type cinq piliers de l'islam). Il faut "avancer au large", et répondre à toutes les contraintes et exigences parfois contradictoires de la vie en société moderne. Notre vie est plus complexe que celle d'un chrétien de la période médiévale : nous cumulons différents "avatars" ou rôles sociaux générateurs de conflits et de contradictions : à la fois salariés producteurs et consommateurs, cotisants et "ayant-droits", etc. Pour cela les évangiles et le décalogue constituent un chemin de lumière.

Incidemment, voila qui réduit à néant les prétentions de l'islam à constituer le stade le plus abouti des prétendues "religions du Livre". En ramenant l'homme sous le joug de règles nombreuses et tatillonnes à l'image du judaïsme traditionnel, l'islam contredit cet enseignement majeur et fondamental du Christ.


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mardi 20 novembre 2007

Un monastère orthodoxe détruit par des fonctionnaires de l'état turc

Après les ravages de l'occupation turque à chypre, qui a vu de nombreux pillages et destructions à l'encontre du patrimoine artistique chrétien, c'est dans les iles des Princes, anciennement grecques, que l'on assiste, impuissant, à la destruction d'un monastère. Décidemment, rien n'a changé en Turquie, y compris l'hypocrisie.

Source : Zenit, via le Salon Beige.


A propos de "la dictature du moi-je" d' Eric Decouty : le néo-populisme et les élites

Ancien journaliste au Figaro passé depuis peu à Marianne, Eric Decouty revient, dans son livre, la "dictature du Moi Je", sur le "nouveau populisme" tel qu'il s'est exprimé par exemple lors de la campagne présidentielle. Remisées, les analyses d'experts, au placard, les programmes électoraux : le discours politique voulait coller aux préoccupations des électeurs au point d'en épouser la forme et le fond. A l'inverse du principe fondamental du marketing, selon lequel on crée le besoin chez le client plutôt que d'y répondre, les deux candidats principaux au Château ont rivalisé de proximité et d'empathie, subissant une "interpellation permanente". Jusqu'à oublier de préciser tout dessein pour la France (c'est un peu moins vrai pour Sarkozy que pour Royal), occupés qu'ils étaient à répondre aux besoins individuels. Comment revaloriser la retraite d'une ex-épouse handicapée de marin pêcheur mort à la guerre avec le passage à l'euro ?!? Voila qui intéressait plus les médias que la manière de contrer l'Iran.

Mr. Decouty a beau jeu de dénoncer ce nouveau populisme qui ringardise "ceux qui savent" au profit de "ceux qui souffrent", évoquant au passage la dictature des victimes, investies de tous les droits, quand les autres seraient finalement taillables et corvéables à merci. Reconnaissons avec Eric Decouty que les authentiques victimes d'Outreau ne sont pas pour autant qualifiées pour proposer une réforme de la Justice, quoi qu'en pense TF1.

Au delà d'un constat déjà pratiqué sur ce blog (et tant d'autres ;-), nous ne pouvons suivre Mr. Decouty. Celui-ci prétend revaloriser la position du journaliste : Non, un journaliste n'est pas là seulement pour commenter les dépêches AFP, s'écrie-t-il ! Eh bien, que je suis heureux de l'entendre dire !! En effet, rien de plus singulier que de voir les dépêches d'agences côtoyer les vrais articles sur les sites internet de la presse nationale. Qui n'a pas déjà constaté qu'un article du Figaro ou du Monde contredisait le titre ou la teneur d'une dépêche AFP publiée sur le même site ?! Mais comment pardonner aux journalistes lorsqu'ils utilisent à outrance la même phraséologie débile ou partisane que les agences, voire les officines de l'ombre ? Ainsi, à qui doit on imputer la culpabilité de l'utilisation généralisée du terme "assemblée générale" dans le contexte des occupations et blocages illégaux d'université, alors que les-dites AG n'ont aucun fondement légal ? C'est en raison de la paresse et de la duplicité des journalistes, que beaucoup d'entres eux se voient aujourd'hui, soit rendus inutiles par les "fils de news" des agences, soit dépassés par certains blogueurs ...

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mercredi 14 novembre 2007

Antisémitisme chez Voltaire et Maurras

Prenez ces deux jugements sur les juifs, l'un peu amène, l'autre plutôt bienveillant :

1. Les juifs sont "le plus abominable peuple de la terre", un "peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invicible haine pour tous les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent."

2. " L'antisémitisme est un mal si l'on entend par là cet antisémitisme de "peau" qui aboutit au pogrom et qui refuse de considérer dans le Juif une créature humaine pétrie de bien et de mal, dans laquelle le bien peut dominer. On ne me fera pas démordre d'une amitié naturelle pour les Juifs bien nés."

La première citation est de Voltaire, considéré pourtant comme l'ami des hommes et de la tolérance. La seconde est du méchant Maurras, ce dangereux réactionnaire banni du paysage des idées français, pour antisémitisme, entre autres.


samedi 3 novembre 2007

Un abbé jugé pour une fresque détruite

Pour avoir détruit une fresque contemporaine qui avait été imposée par le maire dans l'abside de sa chapelle du XI ème siècle, le curé de Saint Étienne du Grès risque la prison et une énorme amende. Le pire étant que du point de vue de la loi, il a bel et bien tort, tout en étant une véritable victime de la scandaleuse loi de 1905 (opinion contraire ici).

Aujourd'hui, nous voyons les ravages de la loi de 1905 : églises rasées sans concertation, détournées à des fins culturelles ou financières, dont la décoration intérieure ou l'apparence extérieure est imposée par des maires ou des conseils municipaux irrespectueux. Quel catholique censé peut-il encore croire que la loi de 1905 apporte la paix religieuse ? Dans une France de plus en plus dominée par l'athéisme, nous verrons bientôt des catholiques expulsés du lieu de culte qu'ils ont construit et décoré avec amour, mais dont des lois iniques les ont dépossédés.

Tôt ou tard, cette loi devra être contestée devant les tribunaux, éventuellement au niveau européen, et les fidèles catholiques unis à l'Eglise réinvestis d'un droit de propriété qu'ils n'auraient jamais du perdre, tant sur les oeuvres d'art que sur les bâtiments. En s'acharnant contre les fidèles toujours plus patients, ces mairies injustes éveillent et arment des générations de contestataires. De l'injustice et de la persécution naissent les mouvements de résistance.


jeudi 1 novembre 2007

Différencier Autoritarisme et Totalitarisme : l'exemple des dictatures du XX ème siècle


L'historien Stéphane Courtois, qui dirigea le fameux "Livre noir du communisme", s'entretient avec Christophe Dickès sur Canal Académie, sur le thème de la décommunisation, à l'issue d'un colloque d'éminents historiens sur le thème du totalitarisme. Point clé de la réflexion, la distinction qu'il faut opérer entre autoritarisme et totalitarisme. Cette distinction, qui éclaire les difficultés de "renaissance" de certains pays de l'Est, sert également à l'un de nos sujets d'étude, celui du "totalitarisme soft", forme de la "dictature du bien" progressiste que nous dénonçons sur ce blog.

Caractères de l'autoritarisme :

Le régime autoritaire est un régime "conservateur" (au sens strict et non politique), qui veut empêcher la société d'évoluer vers plus de démocratie. Les ennemis du régime sont réprimés, parfois très violemment, mais les citoyens peuvent circuler librement et la société fonctionne. Société (le réseau de relations interpersonnelles en particulier familiales) et société civile (ensemble des organisations et "solidarités" organiques autonomes : églises, syndicats, clubs divers) fonctionnent presque normalement. L'Espagne de Franco et le Portugal entraient dans cette catégorie.

Caractères du totalitarisme :

le régime totalitaire (nazi ou communiste) est révolutionnaire. son objectif est de détruire la société (qu'elle soit traditionnelle ou démocratique), son projet est de contrôler toute la société, l'Etat et les individus. elle utilise pour cela des moyens de terreur violents ou sophistiqués. la terreur physique fondée sur des purges aveugles et régulières peut être remplacée par un système de contrôle de la pensée et de fliquage des citoyens (ex. de l'ex-RDA où l'on se dénonçait au sein même des familles). les citoyens sont prisonniers.

La société civile est interdite dans les pays communistes, les associations indépendantes sont combattues. la société "tout court" est également pénétrée par le communisme qui vise à la contrôler ou la détruire, en isolant chaque individu.


Des historiens comme Dominique Colas insistent sur la diversité du totalitarisme, qui peut être plus ou moins marqué. Il n'y a pas une forme unique de totalitarisme, mais "des totalitarismes" ayant plus ou moins recours à la violence physique. Sous sa forme la plus sophistiquée, la violence physique n'est plus nécessaire qu'à la marge (c'est l'exemple de la RDA).

Peut-on parler de totalitarisme soft ?

Il n'est évidemment pas possible de parler de totalitarisme dans la France contemporaine. Des aspects de la pratique totalitaire se retrouvent cependant - sans la terreur physique généralisée qui n'est pas nécessaire. Grâce au concept nouvellement forgé de "totalitarisme soft", il est possible d'éclairer d'un jour nouveau ces authentiques menaces sur nos libertés civiles comme individuelles. Selon les critères définis par les historiens ayant travaillé autour de Mr. Courtois sur le totalitarisme, on peut dire que nous assistons à une attaque en règle de l'autonomie de la société et de la société civile, sur trois plans :

  • lutte contre les associations constituant des contre-pouvoirs (remise en cause des scouts, de l'école privée, du droit de l'Eglise de parler à ses ouailles - cf. l'affaire du téléthon)
  • criminalisation de la liberté de penser (norme anti-raciste, extension des lois "anti-racistes" à la critique de l'immigration, et norme anti-homophobie).
  • remise en cause de la famille biologique (invention de la parentalité, promotion de la famille recomposée, remise en cause de l'autorité parentale en matière d'éducation, etc.)

La conjonction de ces trois menaces, renforcée par l' omni-présence des médias de masse (diffusant un discours standardisé) est unique dans l'histoire de l'Europe.