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lundi 28 janvier 2008

Le droit de cuissage n'a jamais existé

Je reprends l'article en tout point parfait de Desouche (via) qui reprend les travaux de l'historien Alain Boureau :

Il semble attesté, pour tout un chacun, qu’un seigneur médiéval possédait le droit de passer la première nuit de noces avec l’épouse de ses sujets et de ses vassaux. L’image d’un Moyen-Age, guerrier et “machiste”, diffusée par les manuels et les films, a beaucoup contribué à ancrer une telle croyance dans les esprits.

En réalité, l’historiographie récente a montré l’absence de tout document antérieur au 18e siècle attestant de son existence courante ou de sa légalité. Plusieurs études menées sur le sujet sont unanimes à rejeter l’existence de ce “droit”.

Les “preuves” habituellement présentées amalgament un ensemble de références et de textes de provenance fort variés, dont certains, en petit nombre, présentent un contenu troublant”. La plupart de ces “preuves” relèvent de la mystification pure et simple.

Après étude de toutes les sources habituellement citées, ne restent au bout du compte, selon l’auteur Alain Boureau, que 5 sources un tant soit peu troublantes :

• la première est un texte satirique du XIIIe siècle.

• les 4 autres sont des “aveux et dénombrements“, une énumérations de droits établies par le vassal, dans le cas d’un contentieux avec son suzerain. Des textes qui ne signifiaient rien avant d’avoir été validés par une chancellerie ou une chambre des comptes. (et certains auteurs étaient parfois tentés de s’inventer des droits). Dans les 4 cas, cette vérification n’a pas été effectuée.

Il ne reste de fait plus aucune preuve à l’appui du droit de cuissage. C’est surtout au XVIIIe siècle que ce mythe se répandit dans le peuple et les salons : il a surtout servi dans un but idéologique afin de dénigrer l’Ancien Régime et son système féodal. Le retour de la royauté faisait craindre le retour de droits que la Révolution était censée avoir effacés.

L’auteur Alain Boureau conclut : “Le droit de cuissage n’a jamais existé dans la France médiévale. Aucun des arguments, aucun des faits insinués, allégués ou brandis, ne résiste à l’analyse”.

Ajoutons un argument personnel, qui n'a rien d'historique mais de logique, compte tenu de ce que l'ont sait de la sexualité des "temps jadis" :

Les maladies sexuellement transmissibles n'étaient pas encore une rigolade et un sujet de campagnes de pub dans l'Ancien Temps. On pouvait mourir en quelques jours d'un écart de conduite, ou trainer toute sa vie des calamités. Pour cette raison, ON NE FRAYAIT PAS pas avec n'importe qui ... fusse une soit-disant vierge, ce qui dans un contexte rural est un concept un peu théorique.

D'une manière plus générale, constatons qu'un travail historique de fond (et de fonds!) est mené actuellement, qui repose sur l'analyse des sources primaires, c'est-à-dire les documents d'époque. Ces documents, dont subsistent un grand nombre malgré les destructions, proposent une vision tout à fait différente de l'histoire officielle telle qu'elle fut écrite sur la base de mythes et légendes politiquement orientés, avant la révolution et surtout après la révolution, sans aucune référence à ces sources. Je vous renvoie à mon article sur la propagande sous la troisième république.

De ces nouvelles recherches en Histoire émerge, de plus en plus, la vision claire d'un Ancien Régime beaucoup plus convenable, où existait une justice, où régnait le Droit, et où "l'ascenseur social" existait bel et bien au delà des "classes". C'est par exemple le travail de l'historien Michel Vergé-Franceschi. Ces historiens dépolitisés qui n'hésitent pas à se plonger dans des montagnes de parchemins crasseux et momifiés entassés dans les réserves travaillent à n'en pas douter à une profonde révolution de l'histoire de la France. La résistance des idéologues et de l'Education Nationale sera hystérique, mais les digues finiront par craquer.


Contre David Lewis ; la civilisation européenne n'a pas été créé par l'islam

Réaction de ma part au billet du blog fdesouche.com sur le livre d'un historien américain intitulé "la construction de l’Europe : 570-1215". Je vous renvoie à l'article du Boston Globe pour en saisir le contenu. Notons que Mr. Lewis n'est en rien un médiéviste.

Cet article fait écho sans en reprendre le contenu à un de mes anciens billets : De "l'Europe moyenageuse barbare" qui a tout appris des musulmans .... Cette idée est à la mode chez certains bobos dhimmisés : on en comprend le mobile politique, qui est de faire accepter l'immigration de masse. Que nous ayons tout appris des musulmans se heurte évidemment à toute évidence. Le trajet de nos deux civilisations n'est pas du tout similaire, et cela devrait au minimum faire naitre le doute chez les non-pensants. La civilisation islamique, brillante, mais aussi inhumaine et finalement vite entrée en léthargie, n'avait ni les mêmes ressorts, ni la même mentalité, ni les mêmes contraintes que la nôtre. Comment les comparer ? Attaquons :

C'est une vieille lune des anti-occidentaux qui connait un succès nouveau depuis plusieurs années, dhimmitude oblige. Il y a quelques années une documentation de l'Education nationale commentait un tableau sur la bataille de Poitiers en expliquant qu'il ne fallait pas parler d'envahisseur, mais d'une "civilisation en développement". On aurait pu dire la même chose de la colonisation européenne, mais les gauchistes ne sont pas capables de s'en rendre compte.

Bref, Lewis dit n'importe quoi. On peut dire par exemple :

  • la plus grande part des acquisitions de connaissance qui ont accompagné la Renaissance viennent de la massive translation en Occident en particulier italien des savants de Constantinople et de leurs livres, au moment de la chute de la ville en 1453, et non pas de la civilisation andalouse.
  • la philosophie, pardon de le dire, n'a que peu d'importance sur le réel. ni Aristote ni Platon ne sont à l'origine du miracle européen. c'est la croissance économique et démographique que l'Europe entama dès la période carolingienne, et qui s'accélerera à l'époque romane, qui est l'origine de notre puissance et de notre civilisation. Le XIII ème siècle fut une période de boom économique pour la France, qui était richissisme, comme le montre l'incroyable manteau blanc d'églises et d'abbayes édifié à cette époque - dont il ne reste pas 5 %. Les européens ont accumulé à partir de l'époque carolingienne des technologies qui leur ont permis de dépasser tous leurs concurrents, y compris les romains. Une technologie comme le trébuchet (arme de poliorcétique) n'était pas possible à l'époque du grand empire de César si avancé.
  • le résultat de la contrainte : l'Europe était réduite à une certaine barbarie il est vrai (mais je croyais qu'on ne disait pas barbare, mais "premier" - apparemment pas pour les européens). Les contraintes qui pesaient sur nos petits tribus étaient énormes, car survivre en Europe était plus dur à l'époque que dans le grenier du monde, l'Orient, à la confluence des routes économiques. Ces contraintes ainsi que l'absence d'esclavage (stricto sensu) ont obligé les européens à rechercher les gains de productivité et l'efficience. D'où l'essor prodigieux des machines outils qui est une spécificité de la civilisation européenne, et celà DES LE HAUT-MOYEN-AGE, comme le montrent les statistiques établies par les archéologues sur le nombre de moulins en Angleterre à partir des conquêtes anglo-saxonnes. La contrainte est le moteur qui pousse l'homme à rechercher systématiquement les applications de ses découvertes scientifiques. C'était la mentalité des européens, à une époque où les "sciences arabes" restaient au stade du parchemin, et où la censure religieuse limitait leur application (cf. l'interdiction du papier pour les textes non religieux).
  • la mentalité : plus importante que la philosophie qui n'est qu'un divertissement pour la cour des princes, la mentalité des élites européennes découlant du christianisme qui oblige à prendre en considération le sort des plus faibles. Le maillage des monastères, indispensable outil social financé par les élites. Le respect du petit, traduit dans les conditions strictes d'exercice de la guerre et de la violence (nombreuses règles de trêve soumises à stricte application).
  • les arts. Comment peut on parler de retard commme ose le faire Mr. Lewis sans évoquer cet aspect fondamental de la civilisation humaine que sont les arts. L'Europe chrétienne médiévale a probablement généré le plus vaste, le plus varié, et le plus humain élan artistique de l'histoire de l'humanité. En bravant cet interdit absurde de la figuration qui entachait nombre de religions orientales, le christianisme peut se targer d'être une religion profondément artistique et culturelle, si ce n'est LA religion artistique.

Bref, la théorie de Lewis, (à laquelle je réagis sur la base de son interview), est une manière nouvelle et dhimmisée d'exprimer la bonne vieille théorie anti-occidentale. Elle est malhonnête. En oubliant l'économie, la démographie, en rabaissant le rôle des arts, en exagérant celui d'Aristote, Lewis construit un moyen-âge fictif sur la base de critères non-pertinents. Beaucoup plus grave, Lewis semble se fonder sur une historiographie révisionniste post-révolutionnaire qui oublie l'existence dans l'Occident médiéval d'une grande tolérance à l'endroit des communautés, et d'un droit protégeant le faible. Il y avait par exemple de nombreux juifs dans la France romane.

J'attends avec impatience que les historiens chinois, qui n'en doutons pas bossent d'arrache-pieds sur le sujet, sortent quelques bons gros pavés en occident sur la Chine-qui-a-tout-inventé. Nul doute qu'ils pourront, de la même manière, trouver mille exemples et cent critères pour appuyer leur théorie. Il ne manquera alors plus dans les librairies qu'un courageux bouquin pour expliquer que ... l'Europe n'était pas en reste, et que nous n'avons pas dominé le monde sans raison pendant plusieurs siècles avant d' entamer notre processus de suicide.

jeudi 24 janvier 2008

Crise financière : quand les médias recourent aux arguments nationalistes ...

Mardi, les marchés d'actions européens rechutent lourdement après un lundi noir. "C'est en raison des inquiétudes des financiers sur le plan de relance de George W.Bush qui ne passera jamais au congrès", disent les télés françaises, unanimes.

Ce soir, Reuters tente l'explication suivante : c'est à cause de la Société Générale, occupée en début de semaine à déboucler ses lignes présumées-frauduleuses dont l'existence aurait été découverte samedi, que les marchés européens auraient chuté.

The sharp fall, which was followed by an emergency U.S. rate cut, came as SocGen tried to close out positions built up by one of its traders.

Même pour des médias qui défendent souvent des idées anti-nationalistes, il est amusant de constater que le recours à la culpabilité étrangère est toujours un réflexe.

A propos, on apprend ce soir que le "plan Bush" est en bonne voie pour être adopté en urgence par les représentants américains dans un de ses élans non-partisans qui font régulièrement honneur à la démocratie américaine et devraient servir d'exemple !


lundi 21 janvier 2008

Laurence Parisot veut-elle voler l'argent des syndicats pour le donner aux pauvres ??


Sinon, pourquoi diable s'habiller comme Robin des Bois ?


vendredi 18 janvier 2008

1 million de pages vues, 500 000 visiteurs !

Youpi, Alleluia !

"Un blog conservateur parmi tant d'autres" fête aujourd'hui son premier million de pages vues, et, à peu près simultanément, les 500 000 visiteurs, depuis son installation chez Bafweb, en juin 2006.

Des statistiques sous-estimées, car nous avons traversé d'assez longues périodes de problèmes techniques, et des pannes de statistiques. Des chiffres somme toute modestes en comparaison des mastodontes de la blogosphère française (comme le Salon Beige) mais qui connaissent une progression continue, puisque nous évoluons actuellement autour des 2500-3000 visiteurs par jour. En réalité, l'influence modeste de notre blog s'étend bien au delà de ces chiffres, car certains de nos articles circulent sur de nombreux forums et sont lus et commentés par des dizaines de milliers d'internautes supplémentaires.

Merci à mes co-rédacteurs, à nos lecteurs, à nos partenaires, qui nous citent fréquemment, et alimentent notre réflexion, à l'équipe du Bafweb. Merci aussi au petit milieu parisien des journalistes et des politiques qui, par son intelligence et son courage, trop rarement, par son crétinisme et sa criminelle lâcheté, trop souvent, nous est devenu indispensable.

Hasard du calendrier, cela fait également presque deux ans que je blogue.

Le conservateur


samedi 12 janvier 2008

Libertarien et anarchiste ? par Woland

Le Conservateur m‘a fait l’honneur de me demander mon avis sur la question suivante : quelle est la différence entre un libertarien et un anarchiste ?

C’est en effet une question complexe tant les 2 idéologies tendent à se confondre dans l’esprit du plus grand nombre. Elle est rendue encore plus ardue par le fait que ces 2 mouvements de pensée ont autant de variantes que de personnes s’en réclamant. En effet, chacun y va de sa petite sauce personnelle ce qui est bien naturel vu que dans les 2 cas il s’agit d’une idéologie centrée sur l’individu par rapport à la société.

Par conséquent, cette démonstration est mon avis en tant que libertarien et ne vaut que pour moi et ceux qui partagent mon avis. Les autres n’ont qu'à créer leur blog pour donner leur avis ou le poster dans les commentaires. (*)

Selon moi, il existe bien des différences majeures entres libertariens et anarchistes. Tout d’abord les libertariens ont au moins tous un point commun, c’est qu’ils placent la propriété privée au centre de leur préoccupation. Pour le libertarien la propriété privée est l’alpha et l’omega. Sans elle, nous sommes tous à la merci de l’état et des autres racketteurs professionnels. C’est la propriété privée qui nous donne la liberté puisque c’est elle qui nous rend autonomes, et c’est pour cela que nous travaillons et c’est elle que nous devons défendre face à la convoitise de l’Etat qui par conséquent ne devrait avoir pour seule occupation que de défendre cette propriété privée.

L’anarchiste, au contraire, désire abolir la propriété privée et considère que l’état ne devrait être là que pour la détruire et ainsi redistribuer ma propriété privée acquise à force d’efforts à des intermittents du spectacles qui eux aussi ont le droit de passer des vacances à la Baule parce que bon, oui, c’est comme ça et puis y a pas de raison.

Une autre différence importante est que le libertarien considère que l’ordre est nécessaire, ne serait-ce que pour le bien du commerce et toujours de la propriété privée. Sans ordre, pas de business possible. Alors comment imposer l’ordre quand on est contre l’Etat me direz vous ? et bien soit on met en place des milices, mais là il existe un très fort risque de retour à la féodalité, avec tous les risques de désordre que cela comporte, soit les hommes libres s’accordent pour nommer des arbitres dotés de pouvoirs de police.

Pour l’anarchiste, l’ordre est l’ennemi, le mal qui empêche les petites fleurs de s’épanouir dans ses délires romantiques. Il faut par conséquent le mettre bas et se reposer sur la nature de l’homme qui est bon mais corrompu par la société comme chacun le sait… Pour les libertariens, le refus de l’état ne signifie pas le refus de l’organisation, seulement ils auraient librement consenti à cette organisation. Les anarchistes sont certes contre l’Etat mais aussi contre toute forme d’organisation.

Enfin, et je finirais la dessus car je suis une feigne, les libertariens considèrent que la monnaie est nécessaire, toujours dans l’idée de favoriser le commerce, l’ordre et la propriété privée car elle permet de connaitre exactement la valeur des choses.

Les anarchistes sont pour la suppression de la monnaie qu’il considèrent comme étant un cadre rigide qui risque de les forcer à travailler.

En gros, les libertariens sont pour la liberté de contrat, soit une organisation d’individu à individu et ils refusent qu’on leur prennent ce qui leur appartient car ils savent bien qu’il n’est jamais sorti rien de bon du bien commun.

Les anarchistes sont pour la suppression de toutes formes d’ordre établi.

Pour être complet on peut aussi ajouter que les anarchistes ont pour principales sources d’inspiration (même s’ils ne le savent pas) Thoreau, Platon et le petit livre rouge alors que les libertariens préfèrent Ayn Rand, Aristote, et la constitution des USA.

Woland

(*) note du conservateur : tiens ça me rappelle quelque chose ;-)


vendredi 11 janvier 2008

Illogique gratuité des musées ...

A l'image du Petit Palais de Paris, dont les collections permanentes sont gratuites, mais les expositions thématiques très chères. Ainsi la dernière exposition consacrée au grand sculpteur Jean Carriès, un artiste attachant et méconnu de la fin du XIX ème siècle, créateur d'un monde grenouiller et gothique, se voit condamnée par un billet d'entrée plein tarif à 9 euros ! Autant dire qu'il n'y a pas foule, malgré l'intérêt de l'oeuvre et la qualité du travail des commissaires.

Il y a là me semble-t-il quelque chose de profondément illogique. J'ai bien entendu les arguments des partisans de la gratuité, sur la démocratisation de la culture, etc. Toutefois ne serait-il pas préférable, et "démocratique" de permettre au plus grand nombre de découvrir un artiste comme Jean Carriès, avec un ticket d'entrée moins cher ? A ce titre, je préférerais une participation symbolique aux collections permanentes (2 ou 3 euros), qui permettrait de baisser le tarif des expositions. Cela serait moins idéologique, mais plus intelligent.


La matière de l'étrange, Jean Carriès (1855-1894) : jusqu'au 27 janvier


lundi 7 janvier 2008

La Procure et le groupe le Monde : quand les moralistes se comportent en capitalistes financiers


Les pertes importantes du groupe Le Monde (ref.) relancent les rumeurs sur des cessions d'actifs au sein d'une entreprise devenue obèse. Parmi les cessions plus évoquées, le réseau de librarie La Procure, tombé en juillet 2003 dans l'escarcelle du groupe le Monde lors du rachat des anciennes "publications de la vie catholique", qui comprenait également le Monde des religions et la Vie. Si par son insupportable ton anti-papiste, voire anticatholique, et relativiste, Le "monde des religions" à toute sa place dans la maison le Monde (*), la présence d'un réseau de librairies est plus difficile à justifier.

Une chance, me direz vous, pour cet établissement vénérable glissant lentement mais sûrement vers la gauche crasse et la perte de son identité ? Pas si sûr, car, en bons capitalistes financiers, les administrateurs du Monde ont voulu tirer le maximum de leur investissement : le patrimoine immobilier de la Procure a ainsi été externalisé. La Procure se retrouve ainsi locataire là où elle était propriétaire, y compris rue de Mézières, son vaisseau amiral, ancienne "Procure Générale du Clergé".

Revendu, le réseau de librairie serait ainsi fragilisé financièrement, contraint de payer d'importants loyers et limité dans sa capacité d'endettement et donc d'investissement par cette importante réduction de bilan.

Il est singulier de voir le Monde, tellement moraliste en particulier à l'encontre du "capitalisme financier", se comporter comme le dernier des "raiders". Si la vente de la Procure devait s'effectuer dans les prochaines années, l'opération se réduirait ainsi à un aller-retour avec "vente par appartement". A l'image des pratiques de ces financiers anglo-américains honnis des années 80 qui inspirèrent une production littéraire et cinématographique abondante.


(*) cf. cet entretien du rédac chef qui qualifie d'ignorant Benoit XVI - un des plus grands théologiens de notre temps.


vendredi 4 janvier 2008

Le christianisme et la liberté : Margaret Thatcher

Je sais que le simple nom de la dame de fer suffit à faire tourner le lait des vaches françaises, mais il me parait aujourd'hui possible d'évoquer librement le bilan remarquable de cette grande dame, considérée par les anglais, toutes tendances confondues, comme le premier ministre le plus important du XX ème siècle après Churchill.

Sur la religion chrétienne qui fonda son action, voila ce qu'elle déclara lors d'un discours tenu en 1988 devant l'assemblée générale de l'église d'Ecosse. Un beau discours (*) axé, évidemment, sur la liberté :


" Je vous parle de la manière dont je vois les choses, non seulement comme femme politique, mais avant tout comme chrétienne.

Je crois premièrement qu'au commencement l'homme a été créé par Dieu avec le droit fondamental de choisir entre le bien et le mal

Deuxièmement que nous avons été créé à l'image de Dieu et que par conséquent nous devons utiliser toutes nos forces pour exercer intelligemment ce choix.

Troisièmement que Notre Seigneur Jésus Christ le fils de Dieu, quand Il a été confronté au choix crucial et à sa veille solitaire au Golgotha, a librement choisi de se livrer. Personne ne Lui a oté la vie, Il a choisi de se livrer lui-même. "


Le christianisme, religion du libre arbitre, est celle qui fait le plus confiance à l'homme. J'ai moi-même commis récemment un petit billet sur ce thème.


(*) (cité par Jean-Louis Thiériot interrogé par l'excellent Christophe Dickès sur CanalAcademie dans un entretien en deux partie consacré à la carrière de Maggie)