. . . . . . . . . . . . un blog conservateur parmi tant d'autres . . . . . . . . . . .

vendredi 29 février 2008

Sur les évangiles apocryphes ... (II)

En réponse à mon premier billet sur les évangiles apocryphes, je reçois ce commentaire peu amène :

Pourquoi nier les Evangiles apocryphes ? Pourquoi toujours voir ca comme des attaques contre l'Eglise Catholique ? Un de mes cousins est dans le pastorat de l'Eglise Catholique, il a etudie la theologie. Il ne m'a jamais dit que les Evangiles apocryphes n'existaient pas, bien au contraire ! Il m'a meme explique un jour pourquoi l'Eglise n'avait choisi que les 4 qui l'arrangeaient le plus et avait rejete les autres. Un moment donne, il faut tout de meme faire la difference entre l'enseignement du depart et les magouilles et les dogmes de cette institution qu'on appelle Eglise Catholique et qui n'a pas grand chose a voir avec l'enseignement du Christ transmis a ses DOUZE apotres qui ont laisses des ecrits dont on a retenu que 4 ! Pourquoi cette rigidite ? Pourquoi cette negation de ce qui peuvent etre des verite ? Pourquoi ne pas partir en quete de Verite ?

Je n'aimerais pas voir dans le futur des Catholiques integristes devenir aussi cingles que les integristes Musulmans et commencer a parler blaspheme et a refuser l'autocritique !

Voici une tentative de réponse. Je vous invite à contribuer au débat. Je n'y perdrais pas mon temps si ces "idées modernes" n'étaient pas à la mode, et entretenues par des médias qui n'ont jamais ouvert la moindre Bible.

Ce lecteur habille des choses simples dans des théories du complot modernes.


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mardi 26 février 2008

Réchauffement climatique médiéval

Au XIII ème siècle, c'est la Saint-Valentin - début février, qui marquait la fin de l'hiver, et la fête du jeune printemps. Nous en sommes encore loin, et pourtant certains crient déjà à la fin du monde ...

Toujours à propos du réchauffement climatique : la montée en puissance des problèmes d'approvisionnement alimentaire au niveau mondial plaide pour ... un climat plus clément ! Des températures plus élevées, c'est une meilleure productivité agricole en moyenne sur la planète.


lundi 25 février 2008

Sur les évangiles apocryphes ...

Pâques approche à grand pas ... Quelle sera donc cette année l'invention des ennemis du christianisme pour nous attaquer dans les médias ? L'année dernière, je signalais cette intéressante analyse de l'américain Robert Knight qui constatais que les "scuds médiatiques" anti-catholiques coincidaient souvent avec Pâques : le film du Da Vinci Code, le soit-disant évangile apocryphe de Judas, la prétendue tombe de Jésus-Christ. Quelle vieille légende ésotérique moisie rhabillée à la hâte mais sentant néanmoins la mort sera-t-elle exhibée cette année par TF1 et leurs compagnons ? On ne le sait pas encore.

A propos des évangiles apocryphes, que les médias progressistes & ignorants veulent nous présenter absolument comme concurrents des évangiles canoniques (reconnus par Rome), voila ce qu'en dit Emile Mâle, dans le fil de son discours sur l'art médiéval :

" Les légendes apocryphes qui se rapportent à l'enfance de Jésus-Christ figurent donc en petit nombre dans l'art du XIII ème siècle. Elles apparaissent moins nombreuses encore dans les scènes empruntées à la vie publique du Sauveur. Comment, en effet, oser toucher au texte sacré dans les passages les plus solennels ? Comment oser attenter à la majesté de l' Evangile ? D'ailleurs, ici, les apocryphes devenaient muets.

Cependant, la passion du merveilleux, le goût des combinaisons romanesques étaient bien forts au moyen âge. Si on ne pouvait changer une seule parole, un seul geste du Fils de Dieu, on pouvait au moins faire mille conjectures sur les malades qu' Il avait guéris, sur les disciples qu' Il avait approché, sur les inconnus auxquels Ils avait parlé. Là, on pouvait sans sacrilège suppléer au silence des Evangiles. " (in Emile Mâle : l'art religieux du XIII ème siècle)

C'est bien la preuve, à mon avis, que ces apocryphes sont faux et tardifs ; ajoutant une dimension romanesque, anecdotique, voire poétique aux grands Evangiles, ils n'en remettent pas en cause le contenu mais finissent par en contredire l'esprit à force d'imagination : par exemple dans cette légende orientale selon laquelle Jésus-Christ aurait transformé des enfants en béliers pour prouver sa puissance. Crime évidemment contraire à tous les enseignements du Sauveur. On dit à ce propos que l'analyse des textes prouve que Mahomet ne connaissait du Christ que des légendes apocryphes. L'archange Gabriel aurait-il pu se tromper à ce point ?


jeudi 21 février 2008

Contribution à la petite histoire du vandalisme

Il y a des lois qui prononcent des peines assez sévères contre ceux qui mutilent les édifices publics; les cathédrales et les églises, que nous sachions, ne sont pas exceptées. Tous les jours, cependant, des enfants, à la sortie des écoles, jettent des pierres, à heures fixes, contre leurs sculptures, et cela sur toute la surface de la France. Il nous est arrivé quelquefois de nous plaindre de cette habitude sauvage; mais la plainte d'un particulier désintéressé n'est guère écoutée. Les magistrats chargés de la police urbaine rendraient un service aux arts et aux artistes, et aussi à la civilisation, s'ils voulaient faire exécuter à cet égard les lois en vigueur. On le fait bien pour la destruction intempestive du gibier. Or un bas-relief vaut, sinon pour tout le monde, au moins pour quelques-uns, une perdrix, et les lois s'exécutent d'ordinaire, quel que soit le petit nombre de ceux dont elles protègent les intérêts (voy. art. 257 du code Napoléon, code pénal). Toutes les mutilations des figures si curieuses, et belles souvent, que nous avons données ci-dessus, sont dues bien plus aux mains des enfants sortant de nos écoles publiques, qu'au marteau des démolisseurs de 1793.

in Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française, 1856

Rappelons qu' outre les guerres, c'est l' iconoclasme protestant qui réduisit à néant les sculptures de nombreux monuments religieux français. Les beaux portails romans du sud de la France, dont les têtes sont bûchées avec soin, furent les victimes de ces extrémistes. La racaille révolutionnaire avinée n'apportait pas autant de soin à ses méfaits : c'est qu' elle avait trop de crimes à commettre. Les portails de nos cathédrales ne parvinrent pas intacts à la révolution qui les acheva : beaucoup avaient subis les mutilations des huguenots dans les années 1560-1570. Des monuments entiers disparurent sous leur féroce hystérie : cathédrales, abbayes (ex. : Maillezais), églises. La propagande moderne, qui veut faire de Savonarole un intégriste catholique, oublie de prendre conscience, que tant sur la doctrine que sur les méthodes, il est un "protestant" avant l'heure. Ce que l'on reproche à l'un, est mis au crédit des autres. La réforme fut d'abord une réaction intégriste avant d'être rebaptisée "libérale" par le goût moderne anti-catholique.


mercredi 20 février 2008

Emile Mâle et la sainteté du moyen âge

Quelle plume magnifique que celle d'Emile Mâle ! Nombreux furent les secrets que cet infatiguable voyageur du temps rapporta des landes embrûmées et lointaines de notre beau Moyen-Age ! Un age si mal compris, dont il nous parle pourtant d'une manière si poétique et bienveillante ... Loin des monastères glacés et sanglants d'un Umberto Eco, le moyen-âge d'Emile Male est poétique, facétieux, farouche ou grandiose, mais jamais inhumain.

Ce savant mériterait le Panthéon ! Sa plume, elle, fut recue académicienne. Son oeuvre, enfin, mériterait d'être enseignée au Lycée. Il en existe, je crois, des recueils de morceaux choisis. Sa seule lecture, on n'en peut douter, éclairerait de nombreux élèves, dont l'ignorance savamment entretenue, si j'ose dire, conduit au dédain pour les arts français. Hasard de l'ironie, un des premiers articles publiés par notre bon Mr. Mâle préconisait justement l'enseignement de l'histoire de l'art au lycée ...

L'Eglise de France eu donc le culte de son passé, et de bonne heure elle demande à l'art de le célébrer. Elle était fière de ses saints, qui formaient une suite ininterrompue, une longue frise héroïque. Les siècles les plus stériles (*), ceux qui n'avaient eu ni écrivains, ni poètes, ni artistes, avaient eu leurs saints. Ces siècles n'étaient pauvres qu'en apparence, puisque, au sentiment des hommes d'alors, les saints étaient les chefs-d'oeuvre de l'humanité. Comme Pascal, l'Eglise du moyen âge mettait l'ordre de la charité bien au dessus de l'ordre de l'intelligence ; c'est pourquoi le moindre ermite, qui dans sa solitude avait réussi à se vaincre lui-même, méritait à ses yeux d'être éternisé par l'art.

L'athlète avait été l'idéal de la Grèce antique, l'ascète devint l'idéal des temps nouveaux. Au moyen âge, les hommes de notre race (**), quand ils ont été grands, ont toujours été des ascètes ; toujours ils ont méprisé le voluptueux Orient, ses harems, ses parfums, la courbe voluptueuse de ses arabesques. Cette longue lutte de l' Occident contre l'Orient, c'est la lutte éternelle de l'esprit contre les sens. La plus haute expression du moyen âge, c'est le soldat qui se sacrifie, le moine qui prie, le saint qui foule aux pieds la nature. Le saint, voilà le vrai héros de cet âge ; c'est lui qui par l'enthousiasme qu'il excitait soulevait l'humanité, l'arrachait à son limon.

Encore aujourd'hui, le peuple qui sent instinctivement ce qu'il y a d'extraordinaire dans la sainteté, conserve la mémoire des saints. Les paysans bourbonnais, qui ont oublié les noms de rois de France, connaissent encore saint Patrocle et saint Marien qui vivaient du temps de Grégoire de Tours. Et, nous aussi, le nom d'un saint inconnu nous intéresse, l'endroit où il a vécu nous émeut. L'ermitage, la cellule, le monastère habités par le saint, conservent quelque chose de religieux, comme chez les anciens ces lieux sacrés qu'avait touchés le feu du ciel.


in L'Art religieux du XII ème siècle (1 ère éd. 1923)

(*) les temps mérovingiens

(**) pris au sens de "race occidentale"


mardi 19 février 2008

Pourquoi le Sauveur est-il né à Noël ?

La propagande moderne prétend volontiers que l'Eglise érigea le solstice d'hiver en fête chrétienne, celle de la Nativité de Jésus-Christ, AFIN DE concurrencer une fête païenne. C'est méconnaitre la pensée médiévale chrétienne, pour qui tout était symbole : le monde était un livre ouvert dont chaque élément, chaque pierre, chaque animal, chaque plante, chaque phénomène naturel cachait une pensée, et manifestait un miracle, une vertu, un danger pour le chrétien.

Le choix du solstice d'hiver apparait alors évident : c'est le jour où la lumière recommence à croître, après l'installation progressive de la nuit. Si l'on fête à ce moment précis la naissance du Sauveur, c'est parce que la Nouvelle Loi, le Nouveau Testament, était symbolisé par la Lumière, alors que l'Ancienne Loi, l'Ancien Testament, était devenu sombre et incompréhensible. Dans certains monuments médiévaux, la face nord, qui n'est jamais exposée au soleil, était réservée à l'Ancien Testament, alors que la face sud et la façade occidentale manifestait le Nouveau Testament.


vendredi 15 février 2008

" Je vous rappelle l'information du jour : une nouvelle grève de sans-papiers "

Vous ne rêvez pas ! Ainsi se concluait aujourd'hui le "19h 20" de France 3. Un programme dont l' objet social est devenu semble-t-il le relais des opérations de défense des sans-papiers et la promotion de l'idéologie immigrationniste contre toute évidence.

En l' occurence, le sujet est plus intéressant qu'il n'y parait, au delà de la grève organisée par des sans-papiers qui devraient être immédiatement reconduits à la frontière - application de la loi, et principe d'équité obligent. La grève se déroule en effet dans un restaurant de l'avenue de la Grande Armée. Un de ces endroits très bling-bling qui utilisent du " personnel immigré " au statut douteux que seuls les derniers clients sortant très tard du restaurant peuvent croiser, hagards, émergeant des caves pour sortir les poubelles. La restauration parisienne branchouille - permettez moi de réserver le mot "chic" à un usage plus pertinent, est grande consommatrice de ce personnel exploité, et, comme l'actualité nous le montre régulièrement, clandestin.

Ce sont des négriers modernes, ni plus ni moins ... Une tendance très à la mode actuellement, qui marche main dans la main avec le faux-luxe tapageur et le "bling-bling".


mercredi 13 février 2008

Le conservatisme de Keith Joseph

Documentaire sur Margaret Thatcher, ce soir sur Arte. Une dame à qui la France socialiste peut dire merci, puisque l'Angleterre qu'elle a contribué a créer emploie plus de 700 000 français dont une bonne part pointerait au chômage si l'hexagone devait les récupérer.

Occasion de revenir sur l'un des mentors de la dame de fer, Sir Keith Joseph :

Depuis la fin de la guerre, nous sommes allés trop loin dans la direction du socialisme. Les conservateurs ont été au pouvoir la moitié du temps, mais ils n'ont pas jugé possible de revenir sur les acquis socialistes. (Keith Joseph, 1975)

Ce n'est qu'en avril 1974 que je me suis converti au conservatisme. (Je pensais l'être mais je me rends compte désormais que je ne l'étais pas du tout.) (Keith Joseph, 1975)