. . . . . . . . . . . . un blog conservateur parmi tant d'autres . . . . . . . . . . .

lundi 31 mars 2008

Coût réel de l'immigration : pas de bénéfices économiques en Angleterre

Hasard du calendrier, quelques jours après une étude fondamentale de Contribuables Associés sur le coût réel de l'immigration en France (un déficit de 26 milliards d'euros par an), le Daily Telegraph a rendu public une analyse du parlement de sa gracieuse majesté allant dans le même sens.

" 10 années d’immigration massive en Grande-Bretagne n’ont produit aucun bénéfice économique "

Nul doute que cette étude sera balayée du revers de la main par les idéologues immigrationnistes pour qui la question ne doit pas être posée. Il demeure que seule la prise en compte honnête de ces résultats permettra de forger une nouvelle politique vis à vis des pays en développement, et vis à vis des immigrés présents en Europe. Seule la purge des mensonges autour de la question de l'immigration pourra rendre possible une réflexion sereine et sérieuse autour de la question de l'intégration, et ainsi rendre sincère et authentique la main tendue aux immigrés honnêtes et aspirant à devenir français. Ainsi qu' aux jeunes français en déshérence culturelle à cause de la gauche, aspirant à le redevenir.

Via Fdesouche


L'écologie de Nicolas Hulot : le nouveau visage du collectivisme liberticide

On y voit plus clair dans l'idéologie de Nicolas Hulot, qui s'est exprimé au Journal du Dimanche :

Nicolas Hulot estime que "c'en est fini du libéralisme" et appelle à une remise en cause radicale de notre modèle de développement.

"Maintenant, avec les nouveaux moyens de communication, vous ajoutez à la misère un élément explosif qui est l'humiliation. La construction de l'Europe se doit de prendre cela en compte. Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C'en est fini du libéralisme", explique-t-il.

L'écologiste se dit ainsi séduit par le Vert Daniel Cohn-Bendit et Olivier Besancenot, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire et estime qu'il "ne faut plus dissocier les mots écologie, social et humanitaire."

"Tout cela est en train de se combiner. On a tous l'obligation de répartir la richesse. Pour cela, il faut trouver des mécanismes innovants", dit-il.

(source : Reuters)

N'en déplaise à Mr. Hulot, les pays en développement qui ont réussi sur le plan économique sont ceux qui ont choisi un modèle libéral et / ou capitaliste - on aurait du mal à qualifier la Chine de "libérale". Ceux qui ont choisi la voix du collectivisme ont échoué, et en sont réduits à venir quémander l'aide internationale, tout en nous accusant de tous leurs maux.

D'un autre côté, l'Europe, et la France en particulier, connaissent une crise structurelle de croissance. Certes, l'installation d'un modèle de développement plus efficient doit nous occuper, mais ce qui est le plus préoccupant pour notre continent n'est-il pas plutôt l'absence de croissance, que son "modèle de croissance" ? Un pays comme la France, dont l'Etat, c'est à dire nous tous, est au bord de la banqueroute, n'est pas un pays riche. Notre richesse, évaluée en terme de stock sans tenir compte des dettes, est purement fictive. C'est du papier, comme le montre l'effet d'une crise immobilière sur la patrimoine des ménages.

Ces discours collectivistes et liberticides tenus par une partie de la gauche reconvertie en arc-en-ciel vert-brun-rose-rouge nous rappellent malheureusement qu'une bonne partie des prétendues élites françaises n'a pas encore compris que l' économie n'était pas une opinion. C'est désormais une science, et cela depuis quelques décennies, grâce au développement des ordinateurs et des bases de données d'indicateurs économiques. (cf. le livre de Guy Sorman, l'économie ne ment pas).

Dans le domaine de l'économie, il y a des règles auxquelles l'on ne peut se soustraire. Ceux qui les ont bravées, à l'instar des pauvres fous se lançant du premier étage de la "Tour des 300 mètres" dans leurs curieux engins volants, ont fini par s'écraser au sol. Seule la liberté permet d'explorer tous les chemins possibles. Seule la croissance et l'enrichissement permettent de financer la R&D susceptible de bâtir un légitime "nouveau modèle de développement", qui ne sera ni durable, ni citoyen, ni responsable - qualificatifs moralistes et subjectifs, mais qui sera efficient, seul critère valable dans ce domaine. Seule la liberté permet d'évaluer l'efficience d'une décision et son rapport rendement écologique / coût financier.

J'ai déjà exprimé mon opinion sur ce sujet. Avec le progressisme social et l'islamisme radical, le collectivisme écologiste est un des défis majeurs posés à la liberté et à la civilisation en ce début de siècle.


jeudi 27 mars 2008

Euthanasie et liberté

Reparlons de l'euthanasie. Comme le dit le bloggueur la voix dans le désert chez le Grand Charles en commentaire d'une intervention de Zemmour, tout cela donne "la désagréable impression d’un combat perdu d’avance". Revenons toutefois sur ce sujet fondamental.

J'ai trop de respect pour la souffrance des personnes et des familles pour entrer dans des considérations "personnalisées" comme peut le faire une Christine Boutin, je me contenterais du seul sujet légitime : la question de droit, en lien avec la place de l'Etat dans nos vies, et les libertés de la personne, qui sont les fondements de l'Etat de droit libéral moderne.

Qu'est-ce donc que ce "droit à mourir" ? Aurions-nous besoin de l'aval de l'Etat pour choisir notre mort ? La génération des soixante-huitards qui a prétendu rejeter toutes les formes d'autorité aurait besoin d'un petit papier pour quitter ce monde ? Alors quoi, les libertés ne seraient reconnues que par la Loi ? Curieux retournement. Il me semblait au contraire que la Loi dans un système libéral fixait seulement les "limites de la liberté", et non la liberté elle-même.

Il ne s'agit pas, contrairement à la propagande des hystériques comme Mr. de Closets dans l'émission citée ci-dessus, du "droit à choisir sa mort". L'euthanasie, telle que la réclament ses promoteurs, est en réalité le "droit de tuer légalement" accordé à certaines professions, sur la base d'une preuve et de témoins crédibles. Pour la première fois depuis l'abolition de la peine capitale, le droit de donner la mort sans conséquences légales sera établi, sur la simple présentation d'un papier signé par une personne en situation de détresse, et contresigné par le premier témoin venu.

Or, si l'on veut bien s'extraire un instant du barrage émotionnel déployé dans les médias quasi-unanimes par les lobbies pro-euthanasie, on ne peut que reculer d'effroi devant les conséquences d'une telle loi. Comment ne pas craindre que la "preuve du consentement" ne devienne l'objet de pression, de trafic. Cas exceptionnel, certes, mais qui sera possible et ouvrira ainsi une brèche dans notre système judiciaire. Car l'euthanasie ne concernera pas que des malades en fin de vie. Pour preuve, ce dramatique cas réel qui s'est déroulé en Suisse, où la "mort citoyenne" est légale :

En février 2002 déjà, elle n’hésitait pas à “suicider” un frère et une sœur français, âgés d’à peine 29 et 32 ans, schizophrènes tous les deux. Pour Dignitas, le fait qu’ils soient seuls dans la vie, sans parents pour les aider, justifiait un suicide.

Posons donc sans hypocrisie la question : en quoi est-il nécessaire, au regard de ces graves interrogations, de légaliser ce "droit de donner la mort", étendus aux professions médicales comme aux tribunaux ou aux familles. En quoi le système médical actuel, suffisamment souple, ou le bon vieux suicide, ne répondent-ils pas aux craintes qu'expriment légitimement les français lorsqu'on les interroge, mais qu'utilisent les lobbies pour avancer un agenda de destruction de l'état de droit ?

Comme le pose avec intelligence Le bal des dégueulasses "On vit dans un monde formidable où toutes les lois protégéant les faibles des forts sont progressivement abolies". Au nom de l' humanisme, par dessus le marché ...


mardi 25 mars 2008

L'art est sacré

Vous aurez vu comme moi dans les kiosques ces affiches pour une revue dont nous tairons le nom pour ne pas leur faire de la publicité.
 

 
La couv' se veut une illustration du dossier du trimestre, qui est soit disant " l'art est sacré ", en la présence d'un Mickey crucifié. J'avoue que ma première réaction n'a pas été un recul horrifié, mais un soupir, de lassitude d'une part, devant la fréquence de ce type de représentations, et d'exaspération d'autre part devant le crétinisme de ce montage.
 
J'y vois d'abord une contradiction. La présence de la croix VEUT symboliser le sacré, mais l'art contemporain s'est evertué depuis plusieurs décennies à désacraliser les symboles religieux en général et catholiques en particuliers. (un exemple ici). Si la croix est banalisée, désacralisée, voire humiliée, que signifie donc y clouer cette peluche (*) ? Rien, évidemment.
 
Ensuite, j'y vois tout simplement du crétinisme. Nous sommes ici typiquement dans ce que Jean Clair, historien d'art et conservateur du musée Picasso dénonce comme un "effondrement symbolique généralisé", celui d' "une société décervelée, écervelée, qui ne lit plus et ne veut rien savoir ". Le syncrétisme, ou le mélange des motifs, se mue en crétinisme : l'utilisation de formes vidées de tout contenu, car la pensée qu'elles contenaient à été extirpée avec la violence sourde de l'analphabétisme et de l'ignorance. Nous mêmes, pauvres chrétiens des années 2000, ne comprenont pas les tympans des cathédrales, ni même les peintures des maitres baroques ! Tous ces montages, qui se veulent intellectuels, ne sont que les bricolages astucieux de singes savants, maniant photoshop avec habileté, mais privés d'une vision globale et justificatrice du monde. Misérables, en quelque sorte. Des hommes nus tremblants de froid dans un terrain vague sombre et dévasté, le jardin d'Eden après l'hiver nucléaire du progressisme et de l'athéisme. A force de ne rien savoir, et de ne rien vouloir savoir, on ne dit plus rien de signifiant.
 
Notons que Mickey, habillé des pieds et la tête et les yeux ouverts, reprend précisément le motif des Christ en croix jusqu'à l'époque romane : le Sauveur y était représenté vétu d'une longue robe et les yeux ouverts (comme le Volto Santo de Lucca en Italie). Bien que supplicié et cloué sur la croix, Il restait un Dieu majestueux. Il faudra attendre l'époque gothique pour que l'art insiste sur l'humanité de Jésus. Avec l'influence franciscaine, on poussera plus loin cette humanisation en insistant sur les souffrances du supplice. Aucun rapport évidemment, simple occasion d'en parler.
 
(image via le forum catholique)
 

 
(*) Eh oui, rassurez-vous, chers lecteurs et lectrices, ce n'est pas le VRAI Mickey qui est en croix, mais une peluche à son effigie
 

lundi 24 mars 2008

Le coût réel de l'immigration

On nous répète en boucle que l'immigration est un bienfait pour la France. Il semble interdit de contester ce qui est posé comme un impératif idéologique. Les "intelligents" s'offusquent immédiatement que l'on ose remettre en question ce dogme. Nous serions des arriérés, des passéistes, voire des "racistes" simplement parce que l'on ose poser des questions sur l'impact réel de l'immigration sur l'économie de notre pays, notre croissance et nos systèmes sociaux.

Ce qui apparait évident de prime abord, c'est qu'aucune étude sérieuse n'a été menée. Les grands organismes publics et les think-tanks ultra-libéraux ne VEULENT pas savoir. Aujourd'hui le piège s'est refermé sur nous. Les immigrés sont désormais tellement nombreux qu'il est électoralement dangereux de poser ces simples questions. La nouvelle religion de la diversité - qui est un terme pudique pour signifier simplement le reflux de notre culture et de notre mode de vie dans notre propre pays, rend impossible toute analyse sérieuse de ces questions. Au lieu de cela, on doit subir en boucle des mensonges tellement grossiers que des enfants intelligents pourraient les balayer de la main. Ainsi, il parait que "l'immigration est nécessaire pour payer nos retraites". C'est un raisonnement ridicule, presque insultant, mais que vous trouverez dans toutes les revues pseudo-économiques. En réalité les "immigrés" étant des ayant-droits bénéficiant des mêmes avantages que nous, leurs cotisations ne couvrent même pas le déficit qu'ils contribuent eux-mêmes à creuser. Cela nous amène à une excellente étude sur le coût réel de l'immigration, menée par Contribuables Associés et évoquée par le Salon Beige.

Les besoins de la population immigrée ayant augmenté, les dépenses sont supérieures aux rentrées des cotisations et des impôts.

Pendant les Trente Glorieuses, l’immigration de travail a été un bénéfice pour l’État, car les cotisations sociales encaissées étaient supérieures aux prestations fournies. Avec le regroupement familial, la recherche par les migrants d’un asile politique ou économique et l’aggravation des déséquilibres Nord-Sud, l’immigration de travail s’est progressivement transformée en immigration de peuplement. Les besoins de la population immigrée et issue de l’immigration en matière de logement, de santé, d’éducation ayant augmenté, les dépenses sont supérieures aux rentrées des cotisations et des impôts. Aussi passe-t-on volontiers sous silence la question des coûts qui comporte trois aspects : celui des dépenses consenties, celui des recettes encaissées, celui des investissements engagés pour modifier le ratio dépenses-recettes et de leur rentabilité.

En voici quelques points clés, résumés d'une manière très sommaire et insuffisante :

  • La France compte 6.868.000 immigrés, soit 11% de la population métropolitaine
  • L’immigration réduit des deux tiers la croissance du PIB
  • Le coût de l’immigration en France est de 71,76 milliards d’euros
  • Les recettes liées à l’immigration en France sont de 45,57 milliards d’euros
  • Le déficit dû à l’immigration et supporté par les contribuables est de 26,19 milliards d’euros
  • Lorsqu’une personne immigrée ne repart pas dans son pays d’origine à la fin de son contrat de travail, c’est l’Etat (le contribuable) qui prend en charge le coût des prestations sociales
  • Les immigrés extra-européens et leurs descendants perçoivent 22% des prestations sociales
  • Le coût unitaire des demandes d’asile est de 15.000 euros
  • La plupart des dépenses d’immigration ne relèvent pas du ministère de l’Immigration de Brice Hortefeux
  • Les dépenses sécuritaires liées à l’immigration s’élèvent à 5,2 milliards d’euros
  • Le travail au noir concerne au minimum 500.000 personnes immigrées et représentent un manque à gagner pour l’Etat de 3,810 milliards d’euros
  • 65 à 90% des prostituées sont étrangères
  • Le taux de chômage des immigrés est le double de celui des non immigrés
  • Les prestations sociales constituent 14% du revenu moyen des ménages immigrés contre 5% pour les ménages non immigrés

Il est évident que cette étude n'aura aucun impact médiatique. Le système refuse de se poser ces questions, de peur de découvrir une réalité catastrophique. Pourtant l'honnêteté intellectuelle, mais aussi la bonne gestion des finances publiques, le commanderaient, que l'on soit favorable ou non à l'immigration. C'est là le grand artifice des immigrationnistes : refuser de savoir. On sait désormais que l'immigration n'est qu'un outil dans les mains des officines. Les pauvres immigrés n'en sont souvent que les jouets, et les premières victimes d'une machine devenue folle. L'immigration de peuplement cache un grand dessein. Elle est favorisée pour détruire la culture française détestée par les élites cosmopolites de notre pays, entretenir un coût du travail faible, et pour changer la donne électorale en France au profit de la gauche.

Ajoutons qu'un des grands succès de la supercherie immigrationniste de gauche est d'avoir réussi l'amalgame des "immigrés", opposés aux autres. Par le biais d'organisations de propagande comme "SOS racisme", les grands manipulateurs auront fait croire aux immigrés qu'ils étaient tous solidaires, et tous dans le même bateau. Rien n'est plus faux ! Il existe autant de conflits d'intérêts entre les immigrés, en fonction de leur réussite, de leur statut social, de leur date d'arrivée sur le territoire, de la réussite de leurs enfants, qu'entre les français "de souche". Un "immigré" d'origine vietnamienne qui aura développé avec succès son commerce et dont les trois enfants auront réalisé de bonnes études n'a certainement pas le même intérêt que la famille de maliens en perdition sur la dalle d'Argenteuil. En interdisant de poser le débat du coût de l'immigration, ses promoteurs masquent habilement aux immigrés eux-mêmes ce qui les opposent. Généralement, ces derniers ne sont pas dupes, et tiennent sur les conséquences de l'immigration un discours plus lucide et plus cru que le petit français moyen abruti par la gauche, et qui se croit humaniste parce qu'il laisse s'installer une situation impossible.

Laissons la conclusion aux auteurs de l'étude :

Evidemment des solutions alternatives ont été avancées pour cette réduction des coûts, à savoir :

• une politique d’aide ciblée aux familles pour accroître la natalité des populations autochtones et éviter le recours à l’immigration massive de main d’oeuvre ; Différentes solutions ont été envisagées pour diminuer les coûts.

• une politique de préférence nationale ou européenne réservant les emplois en priorité aux Français d’origine, puis aux ressortissants des pays de l’Union Européenne ;

• une politique de durcissement des conditions d’entrée et d’accueil des immigrés originaires de l’espace non-européen ;

• un moratoire de l’immigration donnant la priorité à l’intégration des populations d’origine étrangère présentes sur le sol français au détriment de l’accueil de nouveaux flux.

En tout état de cause et dans un domaine comme celui de l’immigration, qui divise l’opinion publique française au-delà même des clivages traditionnels, l’approche documentée des coûts permet à chacun d’étayer ses prises de position sur des données fiables.


vendredi 21 mars 2008

La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ



Pour la deuxième année consécutive, je vous propose le cycle de la Passion en images. Hissons-nous sur les épaules des géants et assistons au drame qui se prépare !! J'ai remplacé près d'un tiers des illustrations, et ajouté quelques élements. C'est toujours faible à mon goût en vitraux, orfèvrerie, sculpture, trois domaines particulièrement difficiles à photographier. Cliquez sur l'image ci-dessus pour commencer, puis sur "suivant" pour parcourir les pages

jeudi 20 mars 2008

Le IV ème Reich progressiste est en marche

Je trouve cette effrayante et pertinente "Check-list du cryptonazisme contemporain" sur le Bal des Dégueulasses. (Je vous renvoie à son site pour des exemples)

Rétablir la pensée völkish sous couvert de multiculturalisme : fait
Détruire la différenciation humain/animal sous prétexte d'écologie : fait
Eliminer les foetus anormaux ou porteurs de gènes de prédisposition : fait
Pratiquer l'euthanasie sur les incurables à la charge de la société: fait (dans certains pays)
Nier la souveraineté populaire au nom de principes supérieurs dont les masses n'ont pas conscience : fait

Et maintenant?

Ce rude constat que je partage rejoint mille réflexions postées ici et là sur les "bons blogs". J'ai pour ma part évoqué plusieurs fois la personnalité passionnante de Pierre Legendre, ce philosophe qui a montré que le nazisme avait gagné la guerre, parce que :

Ce qui est fondamental ici, c’est de repérer le nazisme en son essence non pas à ses conséquences

« Le passage à l’acte hitlérien ne consiste pas seulement en une pratique légalisée des assassinats, il est accompli déjà dans le fait de rédiger la législation comme texte purement fonctionnel. Une telle législation n’est pas un texte, mais un geste comptable d’essence bouchère. » in Le crime du caporal Lortie, Pierre Legendre

A propos, et hors propos, citons cet aveu magnifique de Pierre Legendre que j'aimerais adopter comme sous titre à mon blog :

Je suis un homme du passé et de l'avenir lointain. Je n'habite pas le présent, car j'ai compris la nécessité de combattre la mémoire courte.


mercredi 19 mars 2008

L'obsession religieuse des progressistes

Vous aurez constaté comme moi que, sur des sujets de discorde comme l'euthanasie ou l'adoption par des couples de même sexe, il nous est très souvent reproché de tenir un "discours religieux", ou de brandir des "arguments religieux". Et cela, alors que nous n'avons brandi aucune référence religieuse, ou aucun raisonnement reposant sur la croyance en tel ou tel phénomène supernaturel ! Le simple fait d'être croyant entâche donc nos raisonnements d'invalidité, et ce, sans que nos adversaires puissent à aucun moment démontrer en quoi ils sont "religieux". Autrement dit, nous sommes classés entre le chien et le rat pour ces gens là, mais là n'est pas le sujet.

Un raisonnement religieux sera fondé sur des textes ou des prophéties considérées comme sacrées et faisant autorité - l'auctoritas découlant par définition de la citation de textes de référence, qui sont autant de pierres constituant l'édifice final de la réflexion (*). Ou alors, il contiendra des "sauts logiques" basés sur des éléments non rationnels. C'est le cas d'un raisonnement faisant appel à un miracle, à la Résurrection, etc. Il me semble ne pas me tromper en affirmant qu'en leur absence, un raisonnement ne peut être tenu pour "religieux". Les progressistes qui nous le reprochent sont, soit des crétins, soit des terroristes intellectuels, qui préfèrent ignorer nos arguments en les qualifiant de "religieux". Par religieux, il faut comprendre, dans le langage progressiste, "illégal", puisque la religion, on ne le sait que trop, doit rester cantonnée à la sphère privée. Parait-il, car en réalité son plein exercice public est prévu par les textes fondateurs de l'Europe, et la constitution française (si je ne m'abuse).

Ou alors, ne sommes-nous pas en présence d'un étonnant paradoxe ? Les progressistes sont tellement obsédés de religion, tellement persuadés d'avoir en face d'eux des androïdes qui ne fonctionnent qu'en mode religieux, qu'ils n'arrivent pas à nous voir comme nous le sommes vraiment : des pécheurs plutôt que des prêcheurs, des hommes et des femmes faibles plutôt que des moines soldats. Finalement, les vrais obsédés de la religion ne seraient-ils pas les progressistes ? Alors que nous faisons tout notre possible pour tenir notre religion à distance, et que nous épargnons avec d'infinies précautions à notre entourage la moindre référence religieuse, ce sont eux, les progressistes, qui voient de la religion partout. Y compris là où elle n'est pas, comme dans la guerre en Irak, ou dans notre opposition à l'euthanasie. Ce sont eux également qui veulent en toute chose parodier la religion. Qui élèvent des statues à des allégories douteuses. Qui prétendent ériger un "baptême républicain" - référence absurde et que nous n'oserions pas inventer de toute façon de peur d'être accusés d'ingérence.

Pour ce qui est de nos raisonnements, il est bon de distinguer le plan religieux du plan logique. Question de public, on pourra s'appuyer dans le premier cas sur nos textes sacrés - pour peu qu'on les maîtrise, et dans le second cas sur le droit naturel et sur les règles immuables de la vie en société, à commencer par le principe de Bien Commun également ignoré des progressistes. Pour le reste, peut-être devrions-nous, à l'image des progressistes, être plus religieux ? Ils sont notre reflet affreusement déformé. A l'instar des orques de Tolkien, qui étaient des elfes soumis aux mâles tourments de la géhenne, les progressistes ne sont que nos doubles déboussolés et dévisagés par l'erreur !

(*) il suffit de lire un écrit théologique de Benoit XVI pour le comprendre


François Bayrou est apparu à Langelot

" Vedette courtisée par Ségolène Royal à chaque entre-deux tours, François Bayrou retombe dans un état de quasimort politique après l’élection. "

source


jeudi 6 mars 2008

Nourrir sa réflexion sur le Saint Suaire de Turin

Polydamas nous propose une intéressante synthèse sur le thème du Saint Suaire de Turin. Appelons cela une collection de contre-arguments parfois forts sophistiqués pour répondre aux théories sur la non-authenticité du suaire, qui ne serait qu'un "faux médiéval" - ce qui n'est déjà pas mal à mon avis. Occasion de découvrir le site Suaire-Science, qui, si vous avez la tête bien faite, beaucoup de temps et plusieurs citernes de café, finira peut-être par vous convaincre ...

Ajoutons mon opinion personnelle : la "croyance" dans le Suaire est optionnelle pour faire un bon chrétien. J'admire ces catholiques qui utilisent les armes de la science pour défendre cette relique insigne. Pour ma part plutôt sceptique, je reste ouvert à l'idée du miracle. La seule attitude qui me dérange vraiment dans cette affaire est celle des "chrétiens", qui, par obstination à être "de leur temps", ne veulent même pas garder une place dans leur coeur pour le doute, et rejettent le Suaire parce qu'ils ont vu un reportage sur Arte, et lu un article dans le Monde.

Qu'on le veuille ou non, il s'agit d'une importante relique culturelle et spirituelle de l'Occident ! La manière cavalière dont les progressistes, mais aussi une partie de l'Eglise décrètent que cela n'est rien, sous prétexte que telles analyses en contredisent "l'authenticité", ne supprime pas le statut et le rôle que ce bout de tissu à joué pour des millions de chrétiens. Après tout, des milliers d'hommes et de femmes ont aimé ce tissu, des foules entières ont prié à son passage, lui ont confié leurs intimes souffrances, leurs secrets, leurs craintes. Tant d'amour et d'espérance ne valent-ils pas le plus prestigieux certificat d'authenticité dans le coeur des fidèles ?? Quand les progressistes comprendront-ils que ce qu'ils détruisent ou diffament avec tant d'arrogance a compté plus que leur or aux yeux de générations entières ... Authentique ou pas, il s'agit d'un monument culturel majeur du patrimoine européen.


samedi 1 mars 2008

Illustration des dérives de l'euthanasie : l'exemple de Dignitas en Suisse

Excellent article de Valeurs Actuelles qui illustre la réalité d'une légalisation de la "mort assistée". Loin des "touchantes" manipulations médiatiques mises en avant par les médias français, il y a un commerce sordide, illustré par exemple par l'association suisse Dignitas. Comme son nom ne l'indique pas, c'est n'importe où, y compris dans une voiture que ce groupe de fanatiques pourra vous donner la mort, y compris sans maladie grave, et seulement en la présence de deux témoins et d'une décharge signée par vos soins. Au delà du prétendu débat éthique (contenu par la censure), la légalisation de l'euthanasie, loin d'être une libération, représente au contraire des risques pour les libertés du citoyen.

En février 2002 déjà, elle n’hésitait pas à “suicider” un frère et une sœur français, âgés d’à peine 29 et 32 ans, schizophrènes tous les deux. Pour Dignitas, le fait qu’ils soient seuls dans la vie, sans parents pour les aider, justifiait un suicide.

(...) Les détracteurs de Dignitas affirment que son fondateur, en revanche, s’est significativement enrichi. L’ancienne secrétaire générale de Dignitas, Soraya Wernli, a quitté l’association en 2005 pour des raisons éthiques mais aussi financières : « Ludwig Minelli a gagné beaucoup d’argent avec Dignitas. Avec l’association, il s’est constitué une fortune personnelle qui dépasse au bas mot, selon moi, les 800 000 euros. Ce chiffre ne tient pas compte de tout ce qu’il reçoit en nature des personnes qu’il assiste… » Interrogé par Valeurs actuelles, Ludwig Minelli affirme que tout l’argent part à l’association et dément tout enrichissement personnel.

(...) Pointée du doigt, accusée de créer un tourisme de la mort, Dignitas essaie d’être plus prudente aujourd’hui. Elle attend “au moins” le lendemain de l’arrivée du malade pour opérer. Mais les médecins de l’association ne passent toujours pas plus de temps sur le dossier des malades. Une trentaine de minutes environ. Certains signent plusieurs “permis de mourir” par jour. Des demandes de pentobarbital sont effectuées pour constituer des stocks. Et les erreurs de dosage existent : en août 2004, un Allemand mettra plus de 72 heures à mourir.

(...) C’est donc dans une voiture de location qu’elle a aidé, successivement, deux Allemands à mettre fin à leurs jours aux abords d’un bois, près de Zurich

Ne prenons pas à la légère ce grave sujet : il existe une légitime demande à ne pas voir souffrir ceux que l'on aime. Qui oserait juger celà ? Qui sait si nous trouverons le courage de nos opinions à l'heure de l'épreuve ? Rappelons toutefois que les cas de figure montés en épingle par la propagande médiatique et maçonnique (*)sont des exceptions très rares. La médecine "permet" déjà de laisser les malades en fin de vie s'endormir doucement, en leur épargnant l'acharnement thérapeutique qui est une torture de la vie.

(*) le grrand orient de France planche sur la "fin de vie" à l'aveu même de son "grand maître"