Où les folles initiatives de l'oncle Sam, qui prépare activement la sécession des "communautés" installées en France, rapportées dans le Figaro. J'ai déjà abordé ce thème tout à fait intéressant.
Condoleezza Rice a spécialement confié cette mission à Dan Fried lors de sa prise en main des affaires européennes, en mai 2005. Ce dernier a concentré ses efforts sur la France, où vit la plus forte proportion de musulmans. Il a rencontré en novembre dernier à l'ambassade à Paris une délégation essentiellement composée de Maghrébins et de Noirs de France. Parmi eux, Ali Laïdi, spécialiste du renseignement économique et du terrorisme islamique à l'Iris (Institut des relations internationales et stratégiques), Saïd Branine, directeur du site musulman oumma.com, Hervé Mbouguen, également animateur d'un site Web, grioo.com, dédié aux Noirs, Fayçal Douhane, du conseil national du Parti socialiste, en charge des questions de diversité. «Nous souhaitons mieux comprendre la situation des minorités en France et les aider aussi», assure James Bullock, conseiller culturel à l'ambassade.
Pour cela, les Américains proposent leur modèle, celui de l'affirmative action (traduit par «discrimination positive» en français). Ils espèrent faire avancer, parmi les minorités, «leur conception du monde. Ils croient qu'ils doivent éclairer l'humanité», reconnaît Amirouche Laïdi, adjoint au maire UMP de Suresnes et président du club Averroes, qui promeut la diversité dans les médias. En 2006, il a passé trois semaines aux États-Unis, comme international visitors leadership, une des initiatives lancées dans le sillage du plan Marshall pour «rapprocher les peuples». À la demande du visiteur, un programme de rencontres et de visites d'au moins cinq États est établi. Depuis les années 1960, les États-Unis ont ainsi envoyé 1 900 jeunes leaders français découvrir leur pays. Ces dernières années, ils se sont concentrés sur les minorités.
Certes on comprend l'urgence d'une communication des USA à destination des musulmans européens : ceux-ci peuvent plus facilement immigrer aux Etats-Unis et représentent ainsi un danger difficile à contrôler. Cette menace est aujourd'hui dépassée par celle des "convertis" blancs qui peuvent se fondre totalement dans la société américaine, et inquiètent plus désormais les autorités anti-terroristes.
Toutefois il est inacceptable de voir se développer le lobbying d'une puissance étrangère pour imposer une idéologie, celle du communautarisme, qui n'a pas sa place en France et contredit les fondements de la république. Dieu sait que les Etats-Unis n'ont pas de leçons à donner à l'Europe sur ce point : certes Mr. Obama est "noir-métis", mais le pays de la liberté n'a PAS ENCORE affronté le vrai choc qui mettra se survie en jeu, le jour où les hispaniques, devenus première composante ethnique, hispaniseront le gouvernement de Washington. Dans certains états du sud, des emplois, y compris publics, sont désormais fermés aux non-latinos par un loi non-écrite mais incontournable : leur espagnol est insuffisant ! (cf. Samuel Huntington : Who Are We ?)
Finira-t-on comme les serbes, bombardés par l'US Air Force parce qu'on ne respecte pas les prétendues valeurs de la "liberté à l'américaine" ? Ma conclusion, vous la connaissez. Quels que soient les liens nombreux qui nous rattachent aux Etats-Unis, et la belle route partagée à leurs côtés, je ne vois qu'une alliance de l'Atlantique à la Sibérie pour sauver notre civilisation européenne, sevrée de toutes les dépendances issues d'un passé désormais révolu. Vous êtes pro-américain, mes propos vous choquent ? Regardez comme elle change l'Amérique. Les yeux tournés vers la Chine, l'Orient, l'Afrique. Hier, nous étions leurs cousins (un peu attardés). Aujourd'hui, nous sommes des étrangers, des "gens du passé". Il n'est plus possible, en 2008, d'être pro-américain comme au plus fort de la guerre froide, où il FALLAIT l'être. Le monde change, seront nous les derniers à changer ... pour redevenir nous-même ?