. . . . . . . . . . . . un blog conservateur parmi tant d'autres . . . . . . . . . . .

mercredi 30 juillet 2008

Gabin, Blier, Audiard et autres divertissements

Histoire de tuer le temps au boulot quand il n'y a rien à faire en ces heures chaudes et désertées ...
 


 

Vous pouvez aussi admirer cet autre bijou ciselé par Audiard chez le Grand Charles, ou bien rire à ce florilège très peu politiquement correct chez Hussard82.
 

jeudi 24 juillet 2008

La tolérance est une non-valeur

Voila ce que j'écris chez l'Amiral Woland en réponse à son rebond sur le billet de Fromage Plus à propos de la tolérance, la valeur fondatrice de notre temps.

La tolérance est une non-valeur, c’est un vide érigé en pierre angulaire de la civilisation moderne. La tolérance, c’est le refus d’affirmer et de défendre ce en quoi l’on croit, ce qui est à nos yeux le vrai, le juste, le bien. Au nom de la tolérance, on ne peut plus dire ce qui DOIT être, qui est pourtant le fondement de la liberté : la liberté n’est pas ce qui PEUT être (vision anarcho-californienne et crétino-libertarienne), mais ce qui DOIT être (pour le mieux).

La tolérance imposée, d’abord aux catholiques avec la révolution, puis aux occidentaux, est une machine à tuer toutes nos valeurs, un trou noir à valeurs. C’est l’arme la plus terrible de la machine à tuer l’occident de l’intérieur, qui se fonde sur un triptyque : stigmatisation des blancs, exigence de repentance, tolérance imposée.

Evidemment, il ne s'agit pas de tuer tous ceux qui ne pensent pas comme nous, ou ne vivent pas comme nous. Mais le respect d'autrui qu'impose le vivre ensemble républicain ne doit jamais nous contraindre à abdiquer nos valeurs, notre conception de ce qui doit être. A mon sens, il faut tolérer, comment dire, comme on accepte l'erreur ou qu'on laisse passer une bêtise pour ne pas gacher l'ambiance d'un dîner. Il ne faut certainement pas tolérer au point de laisser l'erreur devenir loi et règlement.

A ce titre l'exemple le plus navrant de la tolérance devenue folle est à mon avis la partie du clergé catholique, séculier comme régulier, qui ne veut plus penser DETENIR la vérité, mais veut simplement la PARTAGER avec les autres religions, toutes mises sur un plan d'égalité, ce qui aboutit en trois phrases à d'énormes contradictions. Le relativisme que certains dénoncent avec encore trop de douceur n'est alors qu'un symptôme supplémentaire de cette "tolérance" qui consomme tout autour d'elle.


mercredi 16 juillet 2008

The innocence of Father Brown ...

Vos bleaugueurs se la coulent douce. Loin de l'actualité déprimante et des délires gouvernementaux. Alors, en attendant, lisez un bon livre, ou bien visitez les excellents sites que je vous propose dans la colonne de droite.


mercredi 9 juillet 2008

La propagande écologiste rend dépressif un jeune australien

"A 17-year-old man was referred to the inpatient psychiatric unit at Royal Children's Hospital Melbourne with an eight-month history of depressed mood . . . He also . . . had visions of apocalyptic events."

"The patient had also developed the belief that, due to climate change, his own water consumption could lead within days to the deaths of millions of people through exhaustion of water supplies."

Au nom du principe de précaution sacré inscrit dans notre belle constitution, je demande l'interdiction des discours culpabilisateurs de la propagande alarmiste pseudo-écolo !! Il en va de notre survie, sinon c'est la fin du monde, la famine en Afrique, la collision de Mars et de Venus, et la destruction de la Chine par des super-cyclones !!

source : Australian and New Zealand Journal of Psychiatry dans un article du Herald Sun (merci Major pour l'info)


Quand l'Amérique prépare la balkanisation de la France

Où les folles initiatives de l'oncle Sam, qui prépare activement la sécession des "communautés" installées en France, rapportées dans le Figaro. J'ai déjà abordé ce thème tout à fait intéressant.

Condoleezza Rice a spécialement confié cette mission à Dan Fried lors de sa prise en main des affaires européennes, en mai 2005. Ce dernier a concentré ses efforts sur la France, où vit la plus forte proportion de musulmans. Il a rencontré en novembre dernier à l'ambassade à Paris une délégation essentiellement composée de Maghrébins et de Noirs de France. Parmi eux, Ali Laïdi, spécialiste du renseignement économique et du terrorisme islamique à l'Iris (Institut des relations internationales et stratégiques), Saïd Branine, directeur du site musulman oumma.com, Hervé Mbouguen, également animateur d'un site Web, grioo.com, dédié aux Noirs, Fayçal Douhane, du conseil national du Parti socialiste, en charge des questions de diversité. «Nous souhaitons mieux comprendre la situation des minorités en France et les aider aussi», assure James Bullock, conseiller culturel à l'ambassade.

Pour cela, les Américains proposent leur modèle, celui de l'affirmative action (traduit par «discrimination positive» en français). Ils espèrent faire avancer, parmi les minorités, «leur conception du monde. Ils croient qu'ils doivent éclairer l'humanité», reconnaît Amirouche Laïdi, adjoint au maire UMP de Suresnes et président du club Averroes, qui promeut la diversité dans les médias. En 2006, il a passé trois semaines aux États-Unis, comme international visitors leadership, une des initiatives lancées dans le sillage du plan Marshall pour «rapprocher les peuples». À la demande du visiteur, un programme de rencontres et de visites d'au moins cinq États est établi. Depuis les années 1960, les États-Unis ont ainsi envoyé 1 900 jeunes leaders français découvrir leur pays. Ces dernières années, ils se sont concentrés sur les minorités.

Certes on comprend l'urgence d'une communication des USA à destination des musulmans européens : ceux-ci peuvent plus facilement immigrer aux Etats-Unis et représentent ainsi un danger difficile à contrôler. Cette menace est aujourd'hui dépassée par celle des "convertis" blancs qui peuvent se fondre totalement dans la société américaine, et inquiètent plus désormais les autorités anti-terroristes.

Toutefois il est inacceptable de voir se développer le lobbying d'une puissance étrangère pour imposer une idéologie, celle du communautarisme, qui n'a pas sa place en France et contredit les fondements de la république. Dieu sait que les Etats-Unis n'ont pas de leçons à donner à l'Europe sur ce point : certes Mr. Obama est "noir-métis", mais le pays de la liberté n'a PAS ENCORE affronté le vrai choc qui mettra se survie en jeu, le jour où les hispaniques, devenus première composante ethnique, hispaniseront le gouvernement de Washington. Dans certains états du sud, des emplois, y compris publics, sont désormais fermés aux non-latinos par un loi non-écrite mais incontournable : leur espagnol est insuffisant ! (cf. Samuel Huntington : Who Are We ?)

Finira-t-on comme les serbes, bombardés par l'US Air Force parce qu'on ne respecte pas les prétendues valeurs de la "liberté à l'américaine" ? Ma conclusion, vous la connaissez. Quels que soient les liens nombreux qui nous rattachent aux Etats-Unis, et la belle route partagée à leurs côtés, je ne vois qu'une alliance de l'Atlantique à la Sibérie pour sauver notre civilisation européenne, sevrée de toutes les dépendances issues d'un passé désormais révolu. Vous êtes pro-américain, mes propos vous choquent ? Regardez comme elle change l'Amérique. Les yeux tournés vers la Chine, l'Orient, l'Afrique. Hier, nous étions leurs cousins (un peu attardés). Aujourd'hui, nous sommes des étrangers, des "gens du passé". Il n'est plus possible, en 2008, d'être pro-américain comme au plus fort de la guerre froide, où il FALLAIT l'être. Le monde change, seront nous les derniers à changer ... pour redevenir nous-même ?


dimanche 6 juillet 2008

Droit de réponse

Bonsoir!

Je dois vous dire que je suis dégoûté par votre blog!! Je suis venu avec des pincettes en cliquant sur un article de Rue89, un nouveau média génial et très éclairant, et j'ai pas été déçu du voyage en enfer. C'est simple : j'ai failli gerber.

J'ai fait comme les gars et les filles de Rue89, j'ai pas voulu lire vos articles pleins de conneries extrémistes, alors je me suis contenté de lire les mots de vos titres. Eh ben mon salaud : je cite : "français" (sic!), "dégueulasse", "Alvaro Uribe" (sic!), "musulman" (et "handicapé" dans le même titre!!), "gay" (comme par hasard!), "centre de rétention" (sic !, sic!), "auto-défense" et "voile". Je m'arrête là, j'ai les dents du fond qui baignent.

Bref, manifestement, vous détestez tout le monde, même les chiens qui ont subi deux fois cette semaine votre ire vengeresse !

Alors permettez moi de vous dire que si vous n'aimez pas la France qu'on est en train de bâtir, vous n'avez qu'à partir ! En tout cas merci à Rue89 d'avoir attiré mon attention sur votre petit manège. Je vais vite écrire un commentaire sur leur site pour leur dire à quel point ils sont géniaux. Vous me faites pas peur, on va se serrer les coudes entre démocrates !"

Merci pour votre commentaire


Les musées français sont en crise !!

Il faut absolument que je vous parle de l'institution muséale, qui traverse une grave crise, chers lectrices, lecteurs et lec-trans. Aujourd'hui c'était gratuité dans les musées de Paris, alors j'ai pu constater que ça ne m'améliorait pas, mais alors pas du tout. Les musées n'affichent aucune diversité !! Certes, il y a le personnel qui est très divers, mais ça, c'est grace à la discrimination positive, ça ne s'est pas fait tout seul, bon sang !

J'ai du me pincer pour le croire : des salles entières de tableaux représentant des blancs à perte de vue ! Bon, c'était des sujets ennuyeux, alors c'est moins grave, mais quand même ! Imaginez le préjudice sur un jeune encore fragile dans la construction de son identité, et qui, malgré ses 10 ans, comprend déjà qu'il sera victime de discrimination à l'embauche - et ce grâce à un entretien citoyen avec une psychologue. Enfin, "entretien", le gamin n'a pas pu en placer une et c'est la psy qui a parlé pendant une heure, mais, bon, c'est les adultes qui savent. Alors, on m'avait raconté qu'à certaines époques des personnages avaient été repeints, par exemple pour cacher leur nudité (sûrement par des homophobes). Donc c'est possible, alors qu'est ce qu'on attend ??

C'est à se demander s'il faut encore que l'Etat entretienne des musées qui n'attirent que des blancs ... Après tout, ce n'est pas avec une culture du passé (dépassée ?) que l'on va bâtir une France plus juste et plus diverse, et, partant,un monde meilleur ! Bon, je ne sais plus quel grand homme politique du XX ème siècle a fustigé les "gens du passé" pour qui on avait réservé un traitement spécial, mais vraiment quand je visite certains musées, je comprends mieux son point de vue !

Il FAUT imposer des quotas de diversité dans le public des musées. Je pense proposer l'idée à Christine Boutin qui est très ouverte, m'a-t-on dit, sur l'idée des quotas et qui traite de connards ceux qui osent critiquer sa prétendue naïveté. Naïve !! J'appelle plutôt cela de la tolérance, moi, et j'applaudis. Et puis bon, pas si naïve, c'est quand même la seule a droite à avoir compris que le Pacs n'était pas ce qui était annoncé. Bref, il faudrait fixer un nombre limite de blancs, et au delà, on repousse les visiteurs, au canon à eau si nécessaire. Ca permettra aux camarades gardiens de rentrer plus tôt à la maison. C'est toujours ça que les actionnaires de l'Etat n'auront pas.


samedi 5 juillet 2008

Se souvenir du camarade Staline

L'excellent historien Stéphane Courtois revient sur la personnalité de l'ami des poètes Eluard et Arragon, et celui des députés français, au cours d'un séance devant l'Académie.

Le soixante dixième anniversaire du vainqueur de Stalingrad, en 1949, fut d’ailleurs l’occasion du plus stupéfiant déferlement d’adoration qu’un humain ait pu connaître au XXe siècle. Le PCF ne fut pas en reste qui publia une brochure et diffusa un film intitulés « L’homme que nous aimons le plus ». L’Humanité du 8 décembre 1948 publia à sa gloire un poème intitulé « Joseph Staline », dû à la plume de l’un des plus grands poètes français du XXe siècle :

Et mille et mille frères ont porté Karl Marx Et mille et mille frères ont porté Lénine Et Staline pour nous est présent pour demain Staline dissipe aujourd’hui le malheur La confiance est le fruit de son cerveau d’amour La grappe raisonnable tant elle est parfaite

... Staline dans le cœur des hommes est un homme Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes Staline récompense les meilleurs des hommes Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir Car travailler pour vivre est agir pour la vie Car la vie et les hommes ont élu Staline Pour figurer sur terre leur espoir sans bornes.

C’était signé Paul Éluard... Mais Louis Aragon ne fut pas en reste qui, lors de la remise d’un Prix Staline à Ilya Ehrenbourg à Moscou le 28 janvier 1953, quelques semaines seulement avant la mort du tyran, déclamait avec des accents pathétiques cet improbable dithyrambe :

« Ce prix porte le nom de l’homme en qui les peuples du monde mettent leurs espoirs de triomphe de la cause de la paix de l’homme dont chaque parole retentit à travers le monde de l’homme qui a amené le peuple soviétique au socialisme. ... Cette distinction porte le nom du plus grand philosophe de tous les temps. De celui qui éduque les hommes et transforme la nature de celui qui a proclamé que l’homme est la plus grande valeur sur terre de celui dont le nom est le plus beau, le plus proche, le plus étonnant dans touts les pays pour tous ceux qui luttent pour leur dignité, le nom du camarade Staline 3. »

Si l’adoration était réservée aux croyants communistes, l’admiration était largement répandue chez les gentils. Nombre de nos rues et de nos places portaient le nom de Stalingrad, voire de Staline, et, lors de la mort du dictateur le 5 mars 1953, le Président de la Chambre des députés, Édouard Herriot, contre l’avis même du ministre des Affaires étrangères, proposa à l’Assemblée de s’associer « profondément » à « la douleur du peuple soviétique » et d’observer une minute de silence à la mémoire du « maréchal Staline » 4. Seuls deux députés refusèrent de se lever...

Qu'attend on pour débaptiser les lycées ou les maisons du peuple qui portent les noms salis d'Eluard ou d'Arragon ?

Mr Courtois nous apporte également des éclairages nouveaux sur l'épuration de la société russe, rendus possible par l'ouverture de certaines archives. Ainsi ces "ordres opérationnels" qui visent des personnes condamnées uniquement en raison de leurs opinions, de leur origine, de leur amis, de leur religion

* ordre opérationnel n°00447 du 30 juillet 1937 visant les « koulaks » ayant terminé leur peine ou évadés du Goulag, les religieux et croyants, les ex-membres des partis non-communistes, les criminels et en général les « gens du passé », autorisant l’arrestation de 767 397 personnes, dont 386 798 fusillées.

* ordre opérationnel n°00486 du 15 août 1937, défini par le Bureau politique le 5 juillet 1937, autorisant l’arrestation de plus de 18 000 femmes d’« ennemis du peuple » et de 25 000 enfants de plus de quinze ans.

* ordre opérationnel n°00439 du 25 juillet 1937 visant les Allemands travaillant en URSS et les Soviétiques ayant eu des relations avec l’Allemagne, soit au total 68 000 personnes arrêtées dont 42 000 furent exécutées.

* ordre opérationnel n°00485 du 11 août 1937 visant tous les Soviétiques ayant eu des relations avec la Pologne ou des Polonais en URSS, soit au total 144 00 personnes arrêtées dont 110 000 furent exécutées, y compris la plupart des dirigeants et cadres du Parti communiste polonais réfugiés en URSS et dont le parti fut officiellement dissous par le Komintern en août 1938.

* ordre opérationnel n°00593 du 20 septembre 1937 visant les Soviétiques originaires de Harbin revenus de Mandchourie en URSS après le règlement de la question du chemin de fer de l’Est chinois en 1935 avec le Japon. 25 000 personnes furent arrêtées.

* d’août à octobre 1937, le NKVD déporta des frontières d’Extrême Orient au Kazakhstan plus de 170 000 Coréens.


mardi 1 juillet 2008

Averroès, la fin d'un mythe

"Averroès est systématiquement présenté comme un sage rationaliste préfigurant les Lumières. Son histoire est plus complexe. Il est un grand juriste, un juge – cadi, en arabe – de profession et un médecin. Sa philosophie est profondément empreinte de sa formation en droit islamique. C’est en juriste, par exemple, qu’il prêche la guerre sainte contre les chrétiens, à la grande mosquée de Cordoue. Et c’est en faisant appel à toutes les ressources du droit qu’il appelle les musulmans à quitter leurs occupations pour partir tuer les chrétiens.

C’est avec le même oeil de spécialiste du droit coranique et de juge qu’il aborde la philosophie grecque. Pour lui, les livres de philosophie doivent être « interdits au commun des hommes par les chefs de la communauté », car les fidèles risqueraient de mal les interpréter. Chaque lecture est interprétée à l’aune du « licite » et de l’« illicite ». Il écrit : « Nous, musulmans, nous savons de science certaine que l’examen par la démonstration n’entraînera nulle contradiction avec les enseignements apportés par le Texte révélé, car la vérité ne peut être contraire à la vérité,mais elle s’accorde avec elle et témoigne en sa faveur. » Incontestablement, Averroès a tenté d’allier le Coran avec la raison, mais il lui importait surtout de démontrer la supériorité du premier sur la seconde, celle-ci ne pouvant en entamer ni la nature de livre incréé et éternel, ni le contenu, celui de la Vérité suprême. Si l’on se trouvait en présence d’une contradiction philosophique avec le Coran, il estimait qu’il fallait recourir au sens caché du livre sacré : « interpréter le sens obvie » du Coran. C’était déjà trop pour le pouvoir almohade, régnant sur la « tolérante » Espagne arabo-musulmane : s’il y a contradiction, on brûle et on interdit. Averroès fut condamné en 1195. Ses doctrines furent interdites et ses livres brûlés. Le calife Al-Mansur le bannit à Lucène, le lieu d’exil des Juifs, ce que le juge prit, assez peu philosophiquement, pour une terrible humiliation. Car Averroès était un homme de son temps. Voir en lui un athée ou agnostique, voire – presque pire – un esprit tolérant, serait un anachronisme total et une grave offense faite à sa mémoire."

Pierre-Alexandre Bouclay dans l'Homme Nouveau, via le Salon Beige