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jeudi 26 février 2009

Bayrou : la Momie bouge encore !!

La nuit qui enchâsse Paris est noire comme le diable. Hormis quelques chauve-souris, nul être vivant ne s'aventure dans le froid glacial qui souffle dans les rues désertes. Quelque part, dans le labyrinthe effrayant des réserves du musée de l'Homme, un cri déchire le voile pesant du silence. Ce n'est pas un cri, c'est un râle lugubre, venu d'outre-tombe !!

"pp...ppee ...peerrroooooooooll"

Bien que cliniquement mort, celui qu'une petite secte de fanatiques continue d'admirer contre toute évidence, vient de se manifester à nouveau.

A l'abri d'une petite pièce sans fenêtre du musée, un panel d'experts parle à voix basse, cherchant à décrypter l'Oracle. Seules quelques exclamations stridentes et inquiètes dévoilent l'agitation qui les anime. De vieux grimoires poussiéreux gisent, ouverts sur d'étranges enluminures. Des instruments que l'on croirait d'un autre âge sont manipulés. Les étoiles sont interrogées et de vieilles bouteilles de liqueur sont ouvertes. Mais rien n'y fait !! Désabusé, un vieil érudit finira par marmonner cette phrase terrible :

"Il" veut encore faire son intéressant.

Massés dans le froid, se protégeant tant bien que mal du blizzard qui souffle sur l'esplanade des droits-de-l'homme-et-de-la-femme, des journalistes de télévision bougonnent.

" A chaque fois, c'est pareil. On se déplace pour rien. " " Moi, je viens parce que mon patron est un ancien disciple, mais on perd son temps. "

Chacun se rassure comme il peut, mais tous, dans leur for intérieur, redoutent le réveil de la momie.

Abrité derrière une grande statue d'athlète musculeux, un petit homme, perdu dans son grand imper noir, observe la scène. C'est lui qui, grâce à des onguents et des poudres millénaires, manipule le "vieux de la réserve" comme un pantin.

"Quels naïfs ! Ah ah ah ah ah ah !!!!!"

(Dédicace spéciale à Langelot)


mercredi 18 février 2009

Faut-il partager les profits ?

Une fois de plus, il est possible que je ne plaise pas à tous les gentils cathos qui versent volontiers en ce moment dans une forme plus ou moins douce de populisme qui se veut "moral". A mon avis, il n'y aucune raison de partager les profits selon une règle arbitraire et tyrannique du type "un tiers pour les salariés, un tiers pour l'investissement, un tiers pour les actionnaires".

D'une part, ce débat est totalement faussé par la présence de l'Etat qui aspire déjà plus de 50% de la richesse nationale pour la redistribuer de façon idéologique, injuste et inefficace.

D'autre part, le dividende est la juste et légitime rémunération de l'actionnaire qui risque un fric dont l'entreprise a un besoin vital. La chute des portefeuilles boursiers d'environ 50% en 2008 est là pour rappeler que le risque des actionnaires est bien réel. Décourager l'investissement, c'est aller à contre-courant, car notre pays souffre d'un grave sous-financement de son tissu économique, en particulier des PME, dont beaucoup n'ont pas d'accès au crédit. Ces entreprises ont besoin des actionnaires, ou les préfèrent à un banquier automate. Or le risque d'échec dans les petites entreprises, en particulier en phase de création, est tel que toute limitation des droits des actionnaires serait néfaste. En ce qui concerne les plus grandes entreprises françaises, peut-on à la fois déplorer leur manque de compétitivité et nourrir de tels fantasmes ?


mercredi 11 février 2009

Le néo-paganisme écologique, mauvaise parodie de religion

Peut-être n'étiez vous pas nés, mais fût un temps où la religion tournait beaucoup autour de la punition des déficiences humaines par des calamités diverses. Ce vieux fonds paien et reste de pensée magique subsiste dans le christianisme, ne serait-ce qu'au travers de l'héritage de l' Ancien Testament. Ainsi, pestes, tremblements de terre, mauvaises récoltes, défaites militaires, tout cela était porté au compte des péchés humains, du manque de foi, que sais-je. Et peut-être, cela n'était-il pas totalement faux ?

Nous vivons dans le monde post-moderne, c'est-à-dire à la fois libéré des croyances & superstitions anciennes, mais aussi de la Raison implacable. Entre les deux, nous flottons. Voila ce qui explique que le discours punitif refait surface, chez les adeptes de l'écologisme, qui ressemble de plus en plus à une mauvaise parodie de religion. David Pujadas lui même s'en faisait involontairement l'écho en liant divers incidents au "changement climatique". Incendies de forêts, inondations, tempêtes. Cela ne serait-il pas tout simplement une punition de la Gaïa, grand mère nourricière, punissant l'homme pour ses crimes contre l'environnement ? Certes, il n'est pas impossible que de lointains rapports existent, mais que l'on passe si vite d'un vague début de théorie même pas formalisé à une explication quasi-officielle - car médiatique ... Bienvenue dans le monde de la religion environnementale.


jeudi 5 février 2009

Le plafonnement des salaires est une glissade vers la déflation

Moralisme et populisme marchant main dans la main, les fausses bonnes idées ne sont pas loin. Alors, plafonnons les salaires de ces salauds de patrons. Mais acceptons les conséquences :

  • tous les salaires devront alors être plafonnés, car il ne peut y avoir un patron payé durablement moins que ses meilleurs vendeurs ou traders.
  • les puissances émergentes, et Dubai en particulier, qui recrutent actuellement à tour de bras, seront ravies d'accueillir ceux qui s'estiment lésés
  • la masse salariale générale devra diminuer, car une hausse des bas salaires en "contrepartie" est impossible. D'une part, les hauts salaires ne représentent rien par rapport à la masse salariale globale. Supprimer tous les hauts salaires de France, et vous ne compenserez même pas une hausse de 1% du poste salaire de l'Education Nationale. Par ailleurs ceux qui n'achètent que du made-in-china ne sont vraiment pas bien placés pour réclamer une hausse des salaires en France.
  • enfin, et je me tiens à cette idée bien qu'elle fasse grincer des dents, il est plus utile pour l'économie de filer de l'argent aux riches, car 100 euros de consommation d'un riche français fait plus tourner l'économie française que 100 euros de consommation d'une personne modeste ; le riche achète des biens et des services utilisant plus de main d'oeuvre locale, alors que le "pauvre" achètera surtout des produits fabriqués à l'étranger.

C'est une marche forcée vers la déflation au nom d'un moralisme mal placé.

Comment puis-je être aussi insensible à la détresse de mes concitoyens, au sentiment d'injustice qui monte, alors que je ne suis même pas si bien payé ? La jalousie n'est pas un bon guide. Et c'est une marque de faiblesse. Et je sais que ce billet ne va pas plaire.


La sombre affaire Kouchner

Donc Mr. Kouchner ne serait finalement qu'un triste affairiste derrière l'habit du nouveau Saint François, qu'il a consacré sa carrière à tisser. Et, nous devrions être choqués, voire nous sentir floués.

Remarquons d'abord que Mr. Péan est un peu le spécialiste des règlements de compte inter-gauche. Ses bouquins qui sentent un peu le "contrat", peuvent généralement se lire comme des attaques au vitriol d'une partie de la gauche contre une autre. Rien à voir avec l'adoration de la vérité, mais beaucoup plus avec la conquête du pouvoir ou la captation d'un héritage.

Ensuite, la réaction de vierges effarouchées des socialistes est risible. S'il y a le moindre fond de vérité, les anciens copains de Mr. K n'ont sûrement rien découvert dans ce bouquin. Si rien n'a filtré auparavant, c'est que l'opportunité était moins forte. Autant pour "l'affaire".

Ah, j'allais oublier. Oserais-je dire que je m'en fiche ? Les plus floués, semble-t-il, seraient les contribuables gabonais. Qu'ils brûlent une ou deux Renault, et qu'on nous reparle enfin du retour du froid et de la neige.


mercredi 4 février 2009

Sommes-nous avec Satan ou avec le pape ?

Dans ce qu'il faut désormais appeler l'affaire Williamson, je suis étonné et attristé de la facilité avec laquelle ceux de notre camp s'en désolidarisent. Non, ce ne sont pas les médias qui sont en cause. Non, il n'y a pas de manipulation, ou de malveillance.

Posons tout de suite mon avis sur Williamson : cet homme aurait du être viré depuis longtemps de la FSPX. Ne considérant pas que les juifs, pas plus que les gays ou les musulmans, sont le centre du monde, je ne fais pas de fixation sur ses divers propos aberrants : mais ils révèlent un dérangement mental plus général qu'aucune institution raisonnable ne devrait tolérer en son sein. Les gens qui tiennent des propos ridicules, soit on les fait chefs, comme Arlette ou Besancenot, soit on les vire, mais on ne les laisse pas nuire à la collectivité.

Certes on peut discuter de la méthode de communication du Vatican, qui oublie un peu vite que des concepts comme excommunication sont aujourd'hui totalement incompris. Certes l'annonce n'est pas tombée au bon moment, et peut-être aurait-il fallu au préalable gérer le "cas Williamson". Mais quelle facilité à accabler le pape chez les "sympathisants catholiques". Aucun d'entre eux ne semble vouloir être pris publiquement à critiquer les médias, au point que beaucoup excluent d'emblée la possibilité d'une manipulation ou d'une opération visant à nuire à l'Eglise. Les éditoriaux de la presse catholique sont confondants, à ce titre, de naïveté et de non-solidarité.

Donc certains catholiques persistent à penser que le "gros des médias" (pour éviter de tomber dans une généralisation abusive) ne leur est pas hostile. Que le monde les aime, les admire, et que fors ces vilains cathos de droite qui-sont-contre-l'avortement-mais-pour-la-peine-de-mort, ce serait l'idylle avec les enfants du siècle. On bâtiraient tous des logements sociaux, certains iraient à la messe, et d'autres pas, c'est tout ! A droite également, on trouve cette douce naïveté dans la persistance à croire à l'objectivité et à la bienveillance des médias, et à ne pas comprendre que les médias, par leur contrainte de fausse-urgence, amplifient cent fois les détails, mais passent à côté des grandes tendances de fond. D'autres, enfin, et j'ai pour eux la plus grande sympathie fraternelle, pensent sincèrement que le Saint-Esprit règlera tous les problèmes. Mais, a-t-il sauvé Byzance ?

C'est une tendance profonde de l'Eglise moderne, que de refuser de voir le mal à l'oeuvre. Focalisée sur la charité, une partie du corps de l'Eglise ne veut pas accepter que le Malin soit à l'oeuvre. Prête à toutes les repentances, elle ne veut même pas concevoir que l'autre puisse souhaiter purement et simplement notre destruction. Dhimmitude, ou collaborationnisme, appeler cela comme vous voulez. Jésus, pourtant, nous avait prévenu. A cause de Lui, on nous battrait, on nous jetterait en prison, on nous ferait de faux-procès. "J'apporte la division", a-t-Il ajouté.

Alors, oui, l'affaire Williamson est un coup du Malin, et semble-t-il, une victoire. Sommes-nous avec Satan ou avec le pape ?


lundi 2 février 2009

Tout n'est pas perdu ...

Récemment, dans le bus, j'étais entre un djeun qui avait un badge avec le Ché dans un sens interdit sur son sac à dos, et un autre jeun qui lisait "l'histoire de France" de Jacques Bainville ...

Bon j'ai quand même fait semblant d'être choqué. Faut pas prendre de risques avec les espions de la Halde : il paraît qu'ils recrutent même des gosses.


La grogne sociale renvoie le sarkozysme à la tronche de Sarkozy

Disons-le, je regarde la grogne sociale avec un mélange d'inquiétude et de tendresse un peu effondrée. D'inquiétude, car s'il y a bien un pays où les jeunes sont "génétiquement motivés" (copyright Le Pélicastre) pour devenir des petits révolutionnaires du dimanche, un pays où règne une inculture économique crasse savamment nourrie par une collusion entre les politiciens et les médias, au point de ne pas admettre que le miracle du "Modèle social français" (TM) était rendu possible uniquement par l'endettement public, c'est-à-dire le développement des marchés financiers internationaux, bref, s'il y a un pays où ça peut dégénérer, c'est bien ce bon vieil hexagone, adepte des "destructions festives de richesses collectives". De tendresse, aussi, comme celle que l'on ressent lorsque son gamin essaye pour la troisième fois de mettre l'étoile dans le trou en forme de triangle. Mais on l'excuse, tout confit qu'on est de bons sentiments. Et pour ma part, je suis tout disposé à comprendre, et ressentir de l'empathie à l'endroit de ceux qui voient les usines fermer autour de chez eux ou subviennent aux besoins de leur fils et de leur fille de 25 ans. Ce ne sont certainement pas les gens que je juge, mais les revendications, et les manipulateurs.

Alors, on ose nous dire que la grande nouveauté, c'est le retour de l'État. Ouuéééé ! Qu'est ce qu'il va leur mettre aux patrons. Nico-avec-nous, c'est comme si le mec le plus balaise de la cour de récré se joignait à notre bande. Il va y avoir des morts au "petit pont massacreur" ! L'État sauveur, l' État "big mama", L' Étatcémoi, tout ça incarné dans la petite mais majestueuse figure du Guide-Président Nicolas Sarkozy -véritable "césaro-nanisme". Lorsqu'il ne refonde pas le capitalisme, le voilà à Charm-El-Cheikh pour que s'embrassent les frères ennemis, et le lendemain, conseil d'administration de l'automobile européenne pour fusionner tout ça en de grands gestes augustes et des plans à 25 ans. Sans oublier, évidemment, de sermonner ton voisin si celui-ci, avec son propre fric pourtant, ose se rémunérer plus que toi. Bref, vous l'avez compris, il y a de nouveau un homme providentiel dans la place. Napoléon, de Gaulle, et maintenant Sarkozy.

Pourquoi donc s'étonner que le bon peuple en réclame plus ? Qu'en plein marasme économique les syndicats réclament des augmentations de salaires pour des gens que la moindre inflation va gâter en termes de pouvoir d'achat ? La posture néo-socialiste de l'UMP nourrit les fantasmes, alimente les rêves, encourage les revendications, démoralise les courageux partisans de la responsabilité individuelle. Au plus haut niveau de l'Etat, on sonne la curée à la trompe : comment s'étonner que la meute surgisse de chaque buisson et de chaque trou ? Je l'avais déjà écrit : en six mois de baratinage, l'UMP de Sarko et de son gang a réduit à néant des années de désintoxication aux discours populistes, à laquelle participait même une partie de la gauche. A partir de là, tout est possible ... Sarko évitera-t-il le grand souèr ? Peut-être. Prépare-t-il la victoire de la gauche ? Certainement.