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jeudi 25 juin 2009

Tolérance laïque

Quelques exemples de tolérance laïque. Ne faisons pas comme nos amis collabos qui, pour quelques prébendes et quelques bénéfices sociaux ou mondains, oublient le passé et finissent par en nier l'existence même, pendant qu'ils manifestent par ailleurs une névrotique repentance. Marchons masqués, mais marchons contre l'ennemi, ennemi d'hier, ennemi d'aujourd'hui.

(images Jegol.blogspot.com et LBDD)


" Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes " - Bossuet

Le débat actuel est une escroquerie. Ca ne changera rien. Le Pen résumait la situation : "il n'y a pas de problème d'Islam, il y a un problème d'immigration". On a des femmes en burqa, tout bêtement parce qu'on remplace les 250.000 avortements par an par des immigrés qui sont musulmans 99% du temps. A force de pomper dans le Tiers-monde on finit quand-même par avoir des morceaux authentiques qui viennent avec. Tout le reste n'est que littérature. Plus les gens auront conscience de la substitution ethnique, plus les musulmans seront "identitaires" pour rester en seul morceau (ils n'ont aucune raison rationnelle de mourir avec nous de notre sida civilisationnel : ils sortent donc couverts...). Plus le temps passera, plus on acceptera l'inacceptable. La seule loi qui compte, c'est le nombre. Tous les politiciens qui prétendent le contraire, ou n'agissent pas en conséquence, sont des escrocs.

lu chez LBDD


samedi 13 juin 2009

Bayrou : quand la momie perd la face

(Dans l'épisode précédent : la momie bouge encore)

Depuis quelque temps, d'étranges rumeurs couraient sur les pentes du Trocadéro. Glissant dans les escaliers étroits qui conduisent à la Seine. Résonnant dans les arrières cours sordides des immeubles bourgeois. Aux dires de certains, des hurlements lugubres, des cliquetis effrayants, des râles profonds et interminables se faisaient entendre, certaines nuits particulièrement sombres. Peu d'oreilles les avaient entendus, et pourtant, les hommes d'affaires et les professionnelles qui rentraient tard le soir hâtaient le pas, pressés de retrouver l'illusoire sécurité de leur moquette épaisse, de leurs bibelots précieux, et de leurs épouses opulentes.

Cela faisait deux mois, en effet, qu' enfermés dans les anciennes carrières souterraines qui minent encore les tréfonds de la colline de Chaillot, vivaient reclus l'équipe du professeur von Frühlingsgrab et ses laborantins chinois. Sans arrêt, on y répétait de longues incantations, moitié latin, moitié sabir oriental. Dans de grands creusets en bronze, on broyait des bandelettes de momies égyptiennes encore imbibées de résine de cèdre, et des fragments de Corps Saints, qu'il fallait subtiliser dans de vieux reliquaires que des prêtres modernistes avaient abandonnés avec dédain dans le placard des produits ménagers de leur paroisse.

- "Schweinerei", grognait le vieux professeur, "les Proteztants dizent que c'est de la zupercherie, mais zes oz continueront à faire des miracles pendant encore des ziècles et des ziècles". Il était intarissable sur le sujet !

Pour le vieux professeur, marginal et incompris, chassé de l'université de Nuremberg en 1942 pour fanatisme, c'était l'oeuvre de sa vie, clé de voute d'une carrière de crimes et de tortures pratiquées au nom de la Science toute puissante.

- "Pas de progrès zans zouffrance !!" éructait-il "vous verrez, za zera pareil avec l'écologie"

Le ressusciter LUI, seul espoir des opprimés, des chômeurs, des jeunes qui voulaient écouter de la musique gratuitement sur internet, voila quel était son noble but ! Lui. Dans le petit groupe de proches qui se baptisait les "éclairés", on l'appelait tout simplement François, celui que la populace n'osait appeler par son nom, par peur. Peur des espions de l'homme qui tenait le pays, les médias, et les instituts de sondage d'une petite main, peut-être, mais d'une main de fer !! Parfois, dans ses rares moments d'abandon, on entendait le vieux profezzeur répéter en boucle d'incompréhensibles phrases.

- "Je n'ai pas pu zauver Adolf, mais Lui, je le zauverais !"

Mais pour réussir, il fallait passer l'Epreuve. Cet affrontement de tribuns, digne des grandes heures de la république romaine, devant tout le peuple réuni. François, nouveau Caton, allait déjouer les pièges de la police politique et dévoiler au monde ébahi les ficelles de la trahison qui avait mis le régime sous la coupe de quelques uns. De sa main tremblante, il tracerait les plans lumineux de la France d'après demain, libérée, enfin ! du vice et de l'affairisme. Seuls des fous osaient le traiter de populiste : le langage des franges extrêmes et nauséabondes de la droite, dans sa bouche, devenait vertueux, humaniste !

Tenir, il fallait tenir quelques heures seulement, et sceller ainsi le destin d'une Nation !! Dans l'air, pourtant, régnait le trouble. Quelque chose d'indéfinissable. La vieille stratégie qui avait si bien réussi au vieux sage commençait à se faner. "Je connais la solution à vos problèmes, mais je ne parlerais qu'une fois élu", aimait-il à grogner devant des parterres très encadrés de jeunes sottes et de vieux quinquas en mal de bonne conscience. Mais y croyait-on encore ? Comme une bonne vieille chanson trop entendue finit par ennuyer, le sage perdait son aura ... Et les séances avec le professeur étaient de plus en plus longues. Le corps du vieux sage, trop souvent réanimé, ne répondait plus normalement aux sollicitations du savant fou. Un mal étrange consumait trop vite les organes, remplacés pourtant régulièrement par de nouveaux greffons !

Lorsque le jour se présenta, des concoctions nauséabondes aux ingrédients maudits furent administrées en doses de cheval pour faire tenir debout le grand homme. Pour s'assurer que le Kâ et le Bâ du défunt reviendrait bien habiter le corps momifié pendant cet instant court mais vital, une authentique chambre mortuaire avait été reconstituée sous le musée de l'homme, grâce à des bas reliefs volés en Egypte. De jeunes égyptiens fraichement occis et momifiés s'entassaient dans les étroits couloirs de service des anciennes carrières, comme autant de serviteurs inutiles.

Les yeux vagues, embués, balançaient de gauche à droite sans pouvoir fixer leur interlocuteur. Des mots confus parvenaient à son cerveau, à peine réveillé par un dernier choc électrique, administré dans la voiture au pied des studios de France 2. "minable", "jamais président", parvenait-il à saisir. Mais qui lui parlait ? Il n'en était même pas sûr. Tout au fond, ses assistantes Pipa et Loreleï agitaient des pancartes qu'il ne pouvait lire. "Vieux pé ... pédophile décati" grogna-t-il enfin, dans un sursaut d'énergie qui lui décrocha la mâchoire. Un coup de maître, pensa-t-il. Mais c'était trop tard. Son nouveau visage, cultivé artificiellement dans un appareil révolutionnaire, commençait à glisser sur sa figure. Déjà, sous le front apparaissaient le crâne blanc comme un oeuf, et les muscles atrophiés de l'oeil sous ses orbites. Tentant de prononcer une nouvelle insulte, il mordit sa lèvre supérieure qui avait glissé dans sa bouche. Autour de lui, des hurlements se faisaient entendre, des bousculades. Une caméra fut renversée, provoquant un court circuit général.

Le lendemain matin, la sanction était tombée. Terrible, définitive. Ses bureaux cossus, mis à sac, n'étaient plus qu'une caverne béante, comme nettoyée au kärcher. Des affiches portant sa photo trainaient dans les flaques des caniveaux, n'intéressant même pas les chiens des rues. Le professeur avait fui pour la Corée du Nord, traqué par ses laborantins humiliés et affamés. On ne sait ce qu'il advint du corps torturé du vieux moraliste. Selon certains, il aurait été coulé dans un bloc de plomb, puis abandonné à 4000 mètres de profondeur par un sous marin de la Royale. Son ambition et son égo, quant à eux, n'étaient plus qu'un souffle léger dans les poutrelles métalliques de la tour Eiffel, qu'une vague odeur dans les couloirs du métro. Envolés à jamais !

A jamais ? Pas si sûr ... Ah ah ah ah ah arggll !!


vendredi 5 juin 2009

Il faut remplacer le PIB par un indicateur plus humaniste !!

Le Conseil économique et social y réfléchit, nous enseigne le Monde. Je ne vous cacherais pas mon opinion puisque vous me la demandez : c'est encore une dérive de cet esprit européen dégoulinant d'humanisme qui finit par ne plus réfléchir.

O, certes, le PNB ne mesure pas le bonheur. Je crois profondément que la spirale névrotique de consommation ne nourrit que la déception et le malheur. Regardez les, ces gens qui vendent pour quelques euros, à l'occasion du vide-grenier du village, ces jouets ou ces DVD coûteux à peine utilisés ... Quand on sait comment certains doivent trimer pour gagner leur SMIC, je trouve ça d'une tristesse et d'une injustice infinie ... La croissance, par ailleurs, si elle se réduit à la construction de rocades, de centres commerciaux, ou au bétonnage de nos plages, n'a en effet rien à voir le progrès. Baladons-nous dans l'horrible enfer qu'est devenu l'Ile-de-France, avec ces faux ilots de nature et d'habitation pris dans un enchevêtrement de voies rapides, de zones commerciales, de terrains vagues. Si c'est cela la croissance, c'est un crime qui ne sert que le lobby du BTP, qui n'a même pas la politesse de faire travailler des français.

Et l'environnement dans tout ça ? Comment qualifier de croissance ou de progrès la destruction de nos jolis paysages ? Je vous l'accorde encore mille fois, mais cela n'est PAS une question d'indicateur. La croissance change de forme. Celle du XIX ème siècle était différente. A bien des égards les grands sites industriels du siècle dernier étaient plus destructeurs encore pour l'environnement. Pour avancer dans la direction de processus de production plus propres et moins nuisibles, il n'a pas été nécessaire de changer d'outil de mesure.

Seul un imbécile pourrait confondre l'outil statistique indispensable qu'est la mesure du PIB, avec une "idéologie à combattre". De la même façon, qu'il est aisé et crétin de fustiger les "marchés", qui ne sont finalement que la rencontre d'acheteurs et de vendeurs. On atteint le summum de la bêtise lorsque l'on veut punir des outils de mesure indispensables. L'inquisition socialiste veut criminaliser les chiffres et la réalité, pour s'en affranchir, vous l'avez compris. Qu'il est ennuyeux de constater que nos exportations s'effondrent quand celles de l'Allemagne explosent. Interdisons la mesure des exportations !! Qu'il est fatiguant de rembourser ses dettes. Bannissons le PIB, qui permet de mesurer l'enrichissement sonnant et trébuchant de la nation, et finalement sa capacité à honorer ses engagements.

Finalement, bannissons les chiffres, et rapportons tout au bonheur !! Demain, nous achèterons notre pain en bonheurs, et nous imprimerons des billets de couleurs pastels aromatisés représentant les sympathiques personnages de notre enfance. La dette par habitant de la République s'élèvera à 15 bisounours. C'est quand même mieux que 35 000 euros, convenons-en !