Michel Didier, directeur général de Rexecode, institut de prévision économique, l'affirme. Contrairement à ce que l'on laisse croire, dit-il, "les dépenses vertes constituent un coût et non une source de croissance". Plus grave, pour les décennies qui viennent " Il y a un conflit entre l'objectif croissance et l'objectif vert ".

Ce que l'on pouvait craindre est en train de se réaliser. La mutation technologique du capitalisme en un système plus efficient est son évolution naturelle, contrairement aux théories fumeuses et auto-satisfaites des anti-capitalistes de tous poils. Cette mutation, désormais, échappe à la raison, récupérée par des idéologues irresponsables. C'est un gigantesque hold-up qui se met en place : de grands acteurs privés se trouvant comme par hasard à la bonne place alimentent eux-même sciemment la propagande mensongère qui nourrit la grande peur écologique.

Il y a devant nous, je le crains, des années de gabegie et d'appauvrissement de l'Europe. Soyez-en sûr, les riches tireront leur épingle du jeu. C'est le niveau de vie et la qualité de vie des français moyens qui en prendra un grave coup.