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jeudi 3 décembre 2009

Bon alors finalement c'est quoi l'identité nationale ?

Mauvais débat mal engagé, ou comme certains le pensent volontairement conçu pour ridiculiser ce qui est cher au coeur des derniers patriotes, ce barnum n'aboutira à rien. Il n'avait pas, évidemment, vocation à aboutir, mais juste à occuper le terrain médiatique. La réponse de l'UMP, on la connaît depuis des lustres puisque Besson comme Bertrand ou Sarkozy on largement répondu à la question et ce depuis longtemps : la France c'est la république, l'identité nationale se résume donc à sécu/carte vitale pour tous. Pardon, la république ce n'est pas cela dites-vous ? Allons, vous n'êtes pas sérieux. De quelle république parle-t-on pour commencer ? Relisez les discours de la troisième république, ou tout simplement les cours d'éducation civique de cette époque. Trois quarts des valeurs prônées par la Troisième sont aujourd'hui considérées comme "fascistes" par tout le personnel politique ou presque. Ce sont "les heures les plus sooooombres" ... avant l'heure !

Je donne raison sur un point aux opposants à ce débat. Le concept d' "identité nationale" est très mauvais. En terme de langage, il n'est pas dénué d'un certain mauvais goût frisant l'autoritarisme. Pour ma part, la France, c'est la culture française. Un détenteur de carte vitale ne baragouinant qu'un français approximatif ne sera jamais français, point barre. Et la république n'y pourra rien changer. En s'employant avec constance à ridiculiser et rabaisser toujours les citoyens les plus vertueux, c'est-à-dire ce qui aiment leur pays "à mort" si j'ose dire, la république joue un jeu débile : elle les poussera à l'exil, et n'aura plus dans son troupeau que des ayants-droits revendicatifs, voire agressifs, ne reconnaissant aucune chose digne d'être aimée sur la terre de France, et vouant une haine farouche à l'Etat ! Dans le temps, on comprenait naturellement qu'il fallait récompenser les bons élèves et punir les mauvais. L'idéologie contemporaine s'emploie à pratiquer l'inverse. Elle finira donc très vite. Et très mal.


mardi 1 décembre 2009

Les biens de l'Eglise dans la tourmente réformiste

Ne croyez pas ceux qui déclarent que si l'Eglise fut réprimée si fortement à la révolution, c'était en paiement de ses abus passés. C'était avant tout une affaire de pognon. Les financiers et les bourgeois, réunis en loges, qui payèrent les mercenaires chargés des basses oeuvres n'avaient pas en tête la liberté.

" En observant la courte période qui suivit la pacification de Gand en 1576 durant laquelle les dix-sept provinces tentèrent de se fédérer sous un régime de liberté de religion, on s'aperçoit que les protestants procédèrent aussitôt à la sécularisation des biens de l'Eglise catholique et notamment ceux des institutions religieuses de secours qui entretenaient par la charité une abondante population oisive. (...) Ce processus préfigure celui qui se produisit durant la Révolution française et révèle plus évidemment la dimension économique qui sous-tendait les querelles religieuses, dont les destructions iconoclastes de 1566 constituaient la façade idéologique. Déjà à cette époque le poids de l'Eglise était ressenti par la bourgeoisie industrieuse et capitaliste. "

(Pierre Loze et Denis Coekelsberghs)