. . . . . . . . . . . . un blog conservateur parmi tant d'autres . . . . . . . . . . .

mercredi 2 septembre 2009

2 septembre 1792 : un massacre festif & citoyen

(reprise de mon article de 2006 - puisqu'on exige de nous de fêter tout et n'importe quoi, y compris des crimes plus ou moins fictifs, n'oublions pas les pages rouges dont l'histoire officielle n'est pas très fière et dont les médias d'extrême gauche se tapent)

Une commémoration officielle manque au calendrier de la république française pour le mois de septembre, alors que des journées sont dédiées au préservatif ou aux petits oiseaux : la commémoration des massacres de septembre, simple goutte dans le cloaque de viscères et d'hémoglobine de la révolution, mais significative de la dérive de cette entreprise bourgeoise d'accaparement des richesses devenue cauchemar, et dont la France ne sortira qu'en 1815, exsangue, ravagée et occupée.

Au gré de pages glânées ici et là sur le web, revisitons ce douloureux moment de l'histoire de France. Au travers du récit du massacre de St Joseph des Carmes ou bien des massacres dans les prisons parisiennes.

Depuis la veille, des rumeurs sinistres courent la ville. On parle d'une conspiration des aristocrates et des prêtres. On parle aussi d'un massacre général des suspects. Des placards meurtriers signés «Marat» tapissent les murs. L'atmosphère est lourde, il y traîne comme une odeur de sang.

La boucherie commence avec l'égorgement de vingt-trois prêtres réfractaires à la prison de l'Abbaye par des fédérés marseillais et bretons. Billaud-Varenne, substitut du procureur de la Commune, les pieds dans une boue rouge, s'écrie : « Peuple, tu immoles tes ennemis, tu fais ton devoir i » Maillard, le Maillard du 14 Juillet et des jours d'Octobre, qui se trouve là aussi, dit alors: - Plus rien 'à faire ici, allons aux Carmes.

(Lire la suite...)

mardi 13 janvier 2009

Des vilains fanatiques catholiques ...

Dieu qu'ils étaient fanatiques, vilains et nombreux, ces vilains fanatiques catholiques qui complotaient contre Henri IV. C'est l'histoire de France revue et corrigée par France 2 dans le cadre d'une fiction diffusée ce soir.

Pour sûr, il y en avait des fanatiques. Ceux par exemple qui avaient vu leur ville pillée, leur cathédrale mise et sac, l'église de leur village incendiée par les protestants dans les années 1560. Ceux qui avaient vu les membres de leur famille massacrés ou emmurés vivants par des bandes de routiers protestants comme celle du baron des Adrets. Ceux encore qui accueillait des catholiques tremblants et misérables, exilés des pays scandinaves ou d'Angleterre, pays où les plus horribles tortures attendaient celui qu'on surprenait à pratiquer le catholicisme interdit. Que de fanatiques, ces gens-là ! Eux voyait le protestantisme comme il était à l'époque : un fondamentalisme (*) dangereux et un ennemi qui menaçait leur existence et profanait ce qu'ils aimaient, à commencer par la figure de la Vierge traînée dans la boue, dont les statues étaient décapitées et injuriées, ou le Saint Sacrement, souillé par de bien laids soudards huguenots sentant le mauvais vin allemand ou suisse.

Rien de nouveau évidemment, cela fait plusieurs siècles déjà que l'histoire a été inversée et que le catholicisme a été chargé de toute la faute, en contradiction avec la vérité.


(*) fondamentalisme au sens strict, puisque la plupart des écoles protestantes prônait le retour à un christianisme originel, celui des fondations, et l'exprimait souvent au travers de la plus grande violence, contre les personnes et contre les objets, destruction des oeuvres d'art (iconoclasme), profanation du Saint Sacrement et des reliques. quelle que soit la légitimé de la Réforme - et il y avait des choses à redire dans l'Eglise du XV et XVI ème siècle, ces idées sont tombées en de bien mauvaises mains.


mardi 9 septembre 2008

EDVIGE : quand le Grand Orient fichait les catholiques pour les éliminer

Alors que le débat fait rage autour d'Edvige et que tout ce que la France compte de bien-pensants déploient des beaux discours et se parent de mille vertus, Larousse publie une enquête historique passionnante d'Emmanuel Thiébot, "Scandale au Grand Orient". Valeurs Actuelles nous en donne la trame :

" Pour épurer l'armée des officiers "catholiques" ou "conservateurs", le général André, ministre de la guerre, met en place un fichage avec l'aide du Grand Orient de France : près de 20 000 fiches sont rédigées entre 1901 et 1904. Ecoeuré du procédé, le secrétaire général adjoint du GODF, Jean-Baptiste Bidegain, le révèle ... "

On devine quelle était l'utilité immédiate de cette opération. Préparer la main mise sur les biens de l'église par l'Etat qui eu lieu en 1905 (pudiquement baptisée "séparation de l'église et de l'Etat"), et entraîna de nombreuses violences. Lors de certains inventaires, la troupe fut donnée, et on releva des morts parmi les civils.


mercredi 3 septembre 2008

Quand les communards voulaient incendier Notre-Dame de Paris

" Quelques années plus tard éclatait la Commune, et tandis que le malheureux archevêque tombait sous les balles des émeutiers, la cathédrale faillit être anéantie. Les communards avaient entassé toutes les chaises au centre de l'édifice et arrosé de pétrole ce monumental bûcher. Au moment où les flammes commençaient à s'élever, un de ceux qui avaient pris part aux funestes apprêts ayant été condamné à être fusillé, donna l'alarme. Il était temps encore ; l'incendie put être éteint, et Notre-Dame de Paris fut sauvée ".

In Notre Dame de Paris, Denise Jalabert (conservatrice du musée du Trocadero)

Pendant ce temps, la machine de propagande de l'ultra-gauche s'est mise en marche et explique à nos enfants que les destructions irréparables et catastrophiques de la commune sont de la faute des versaillais. Il parait même que cette théorie a contaminé Wikipedia ... Rien d'étonnant quand on connaît le sérieux de l'officine ...


mercredi 6 août 2008

Mélenchon sur la mort du grand Soljenitsyne

Lu sur son blog, via Ilys

Devant le flot de pieuses pensées émues que le décès de l’inepte griot de l’anti communisme officiel va déclencher il faut rester de marbre.Il faut maintenir un coin d’insolence. Je dis que le départ de Soljenitsyne ne manquera pas à la pensée de notre temps. Soljenitsyne était une baderne passéiste absurde et pontifiante, machiste, homophobe, et confis en bigoteries nostalgiques de la grande Russie féodale et croyante. Je n’oublie pas. Je ne pardonne pas.C’était un perroquet utile de la propagande «occidentale». Utile car au contraire de tous ceux qui avaient dénoncé avant lui le goulag et les camps staliniens, Soljenitsyne était une voix de droite parmi les plus réactionnaire. Les textes de Christian Rakovski et combien d’autres (oserais je mentionner Léon Trotski ?) ne reçurent ni prix Nobel, ni grasses subventions, ni hébergement fastueux, ni aucun des colifichets dorés dont Soljenitsyne fut gorgé comme une bête de commémorations anti progressiste mise à l’engrais. Ces lignes sont dédiées à leur mémoire.

Odieuse rengaine macérée longuement dans les caves sombres du non-dit intime, dévoilant la vraie nature du coco qui sommeille en tant d'affranchis désormais "fréquentables" car encartés au Parti international-Socialiste. Repose en paix, Alexandre Issaïevitch !

Sur le Web, son compte est bon. La machine à propagande, celle qui alimente les devoirs de nos petites têtes blondes métis, a rendu son verdict. Wikipedia consacre à la "l'engagement controversé" plus de lignes qu'à l'analyse de l'oeuvre.

Alors, rétablissons donc la vérité : Soljenitsyne n'a pas simplement dénoncé les crimes du stalinisme, il a dénoncé les crimes du communisme, ceux que ce régime pervers contient naturellement. Le communisme est contraire à la nature humaine, il se heurte donc tôt ou tard à la nécessité de l'altérer, de la réprimer, de la contraindre socialement, physiquement, politiquement. Nos hommes politiques n'ont pas osé prononcé le mot de communisme, "terreur soviétique", "terreur stalinienne" remplacent le mot tabou. Bref, ceux qui nous dirigent ne sont pas les maîtres, mais les sujets, les chiens-chiens dociles qui n'oseraient jamais aboyer à plus de trois mètres de leur niche.



vendredi 1 août 2008

France (In)culture avec Frédéric Mitterrand

Sur cette notre radio culturelle publique nationale, Frédéric Mitterrand interroge Michel Piccoli qui se vante d'avoir inauguré en France la pièce de théatre "le Vicaire"

Michel Piccoli : "une pièce qui parle du comportement de Pie XII pendant la guerre".

Frédéric Mitterrand : "Et c'est la première fois qu'on en parlait"

MP : "Qu'on osait en parler !"

Elle est belle notre élite culturelle ! Dommage, car Frédéric Mitterrand peut être bien meilleur. Son athéisme revendiqué haut et fort le pousse ici à la faute par paresse intellectuelle, autant peut être que par malhonnêteté. Rien de pire que ceux qui ne VEULENT PAS savoir.

Quelques éléments pour leur rafraîchir la mémoire.

http://leconservateur.bafweb.com/index.php?2008/06/19/1421-des-survivants-juifs-de-l-holocauste-remercient-benoit-xvi-et-l-eglise-catholique

http://leconservateur.blogmilitant.com/index.php?post/2006/02/20/pourquoi-nous-avons-publie-la-guerre-de-pie-par-william-doino-jr

http://leconservateur.bafweb.com/index.php?2006/09/22/175-le-carnet-de-bord-d-un-collaborateur-de-pie-xi-montre-son-opposition-au-fascisme-et-aux-lois-anti-juives


mardi 1 juillet 2008

Averroès, la fin d'un mythe

"Averroès est systématiquement présenté comme un sage rationaliste préfigurant les Lumières. Son histoire est plus complexe. Il est un grand juriste, un juge – cadi, en arabe – de profession et un médecin. Sa philosophie est profondément empreinte de sa formation en droit islamique. C’est en juriste, par exemple, qu’il prêche la guerre sainte contre les chrétiens, à la grande mosquée de Cordoue. Et c’est en faisant appel à toutes les ressources du droit qu’il appelle les musulmans à quitter leurs occupations pour partir tuer les chrétiens.

C’est avec le même oeil de spécialiste du droit coranique et de juge qu’il aborde la philosophie grecque. Pour lui, les livres de philosophie doivent être « interdits au commun des hommes par les chefs de la communauté », car les fidèles risqueraient de mal les interpréter. Chaque lecture est interprétée à l’aune du « licite » et de l’« illicite ». Il écrit : « Nous, musulmans, nous savons de science certaine que l’examen par la démonstration n’entraînera nulle contradiction avec les enseignements apportés par le Texte révélé, car la vérité ne peut être contraire à la vérité,mais elle s’accorde avec elle et témoigne en sa faveur. » Incontestablement, Averroès a tenté d’allier le Coran avec la raison, mais il lui importait surtout de démontrer la supériorité du premier sur la seconde, celle-ci ne pouvant en entamer ni la nature de livre incréé et éternel, ni le contenu, celui de la Vérité suprême. Si l’on se trouvait en présence d’une contradiction philosophique avec le Coran, il estimait qu’il fallait recourir au sens caché du livre sacré : « interpréter le sens obvie » du Coran. C’était déjà trop pour le pouvoir almohade, régnant sur la « tolérante » Espagne arabo-musulmane : s’il y a contradiction, on brûle et on interdit. Averroès fut condamné en 1195. Ses doctrines furent interdites et ses livres brûlés. Le calife Al-Mansur le bannit à Lucène, le lieu d’exil des Juifs, ce que le juge prit, assez peu philosophiquement, pour une terrible humiliation. Car Averroès était un homme de son temps. Voir en lui un athée ou agnostique, voire – presque pire – un esprit tolérant, serait un anachronisme total et une grave offense faite à sa mémoire."

Pierre-Alexandre Bouclay dans l'Homme Nouveau, via le Salon Beige


jeudi 19 juin 2008

Des survivants juifs de l'Holocauste remercient Benoit XVI et l'Eglise catholique


Le pape Benoit XVI a reçu hier un groupe de survivants juifs des camps de la mort nazis, qui sont venus remercier l'Eglise catholique pour ses efforts dans le sauvetage des juifs pendant la seconde guerre mondiale.

Commentaire de Bill Donohue de l'assocation américaine Catholic League for Religious and Civil Rights (traduction de mon cru) :

Malgré les efforts d'anciens prêtres et séminaristes aigris, et d'autres, pour discréditer les efforts héroïques de Pie XII pour sauver des juifs pendant l'Holocauste - au moins 860 000 furent sauvés, les preuves s'accumulent que Pie XII était un authentique Juste. Ce qui se déroule au Vatican aujourd'hui en est une preuve supplémentaire.

Le 9 octobre marque le 50 ème anniversaire de la mort de Pie XII. Pour commémorer cet évènement, le Vatican a annoncé aujourd'hui qu'un congrès serait organisé du 6 au 8 novembre pour honorer son oeuvre ; une exposition de photos se tiendra sous la colonnade de St Pierre du 21 octobre au 6 janvier. Des millions de catholiques espèrent que le pape sera béatifié puis canonisé. La Catholic League s'associe à cet espoir.

Ceux qui demeurent hostile vont devoir expliquer leurs raisons. Par exemple, le véritable test du rôle de l'Eglise dans le sauvetage des juifs se déroula en Italie, où 85% d'entre eux furent sauvés, un chiffre atteint nul part ailleurs dans les pays européens concernés. D'autre part, le grand rabbin de Rome pendant l'occupation, Emilio Zolli, a déclaré qu' "aucun héros dans toute l'histoire avait plus combattu et avec tant de courage que le pape Pie XII". Mr. Zolli fut tellement bouleversé par l'oeuvre du pape qu'il se converti au catholicisme après la guerre en adoptant le nom du pape comme nom de baptême.

Enfin, cette rencontre organisée aujourd'hui entre des survivants de l'Holocauste et le pape est une preuve supplémentaire. Aucun révisionnisme ne peut contredire cela ..."

Inutile de rajouter mon commentaire à une démonstration aussi parfaite, sauf pour constater que les nombreux travaux historiques et les biographies réhabilitant le pape Pie XII n'ont toujours pas été publiées en France, prétendu pays de l'intelligence et du débat d'idées.


Addendum : le Vatican demande l'ouverture des archives israéliennes (via le Salon Beige)


mercredi 30 avril 2008

Il faut soutenir Sylvain Gouguenheim !

Nous apprenons sous la plume d'Yves Daoudal (via le Salon Beige) que l'historien Sylvain Gouguenheim, auteur du livre choc, "D'ARISTOTE AU MONT SAINT-MICHEL. LES RACINES GRECQUES DE L'EUROPE CHRÉTIENNE" est attaqué de toute part. Son livre, que nous avons salué puisqu'il rejoint un thème de réflexion de ce blog, participe à remettre en cause la thèse officielle de l'Histoire-au-service-de-la-politique sur l'origine islamique de nos savoirs.

Une poignée de professeurs de l'Ecole Normale Supérieure Lettres et sciences humaines (ENS LSH) lance donc dans Télérama une véritable fatwa aussi brouillonne qu'obscurantiste, puisque, plus que le fond de l'ouvrage, c'est l'utilisation de son argumentaire par des "groupes xénophobes et islamophobes qui s’expriment ouvertement sur internet" qui réveille nos vieux crypto-communistes dhimmisés.

Et les vieux ringards de réclamer, je cite "une enquête informatique approfondie sur les points évoqués plus haut" - autrement dit, une censure d'Internet. Quel progressisme !

Que la gauche est tombée bas ... Elle qui prétend incarner la liberté, l'ouverture, la tolérance, ne sait plus aujourd'hui s'exprimer que par "fatwas", sentences, censure, intimidations. Il ne s'agit, vous le savez évidemment, que d'un faux paradoxe. La gauche ne doit son règne sur les institutions intellectuelles de notre pays qu'à un féroce terrorisme, intellectuel mais aussi physique avec son cortège de violences tout à fait réelles.

Il faut soutenir Mr. Gouguenheim : achetez son livre, offrez le, recommandez le !

D'Aristote au Mont-Saint-Michel : Les racines grecques de l'Europe chrétienne


mardi 8 avril 2008

Intolérance protestante : l'Angleterre d' Elizabeth

On sait quel sort le cinéma anglo-américain réserve souvent à l'église catholique, parée de tous les vices et de tous les crimes. Récemment, il fallu subir la fiction pseudo-historique " Elizabeth ", avec Cate Blanchett. Relisons, avec Emile Mâle, quelques lignes de cette triste histoire, cette fois bien réelle :

A Rome, à deux pas du Palais Farnèse, presque en face de Saint-Jérome-de-la-Charité, où saint philippe de Néri créa l'oratoire, s'élèvent le collège des anglais et sa chapelle dédiée à saint Thomas de Cantorbéry, l'archevêque martyr. Dans cette ville chargée de souvenirs, il en est peu d'aussi pathétique que ceux qu'éveille cet antique séminaire. C'est là qu'au XVI ème siècle se préparaient les jeunes missionnaires qui devaient reconquérir l'Angleterre à la foi catholique. Les premiers s'étaient formés à Douai, puis à Reims, mais en 1579, le pape Grégoire XIII, désirant les avoir plus près de lui, leur ouvrit cette maison. On y entrait pour se préparer au martyre ; car, en Angleterre, sous Elizabeth, le prêtre catholique qui était surpris au moment où il célébrait la messe était voué à la mort. Il devait s'attendre à être emprisonné à la tour de Londres, soumis à la torture, traîné sur la claie jusqu'à Tiburn, et coupé en quartiers par la main du bourreau. Ceux à qui l'on voulait arracher des aveux étaient pliés en deux et comprimés jusqu'au sang dans un cercle de fer qui se resserrait peu à peu. Cet instrument de torture, célèbre en Angleterre, s'appelait du nom de son inventeur, " la fille de Scavinger ".


vendredi 4 avril 2008

"et si l'Europe ne devait pas ses savoirs à l'islam ?"

Ce n'est pas moi qui le dis. C'est le titre d'un article du monde portant sur un livre de Sylvain Gouguenheim

D'ARISTOTE AU MONT SAINT-MICHEL. LES RACINES GRECQUES DE L'EUROPE CHRÉTIENNE - Seuil, "L'Univers historique", 282 p., 21 €.

Je me permets de vous livrer l'article tel quel : (Merci Sampieru pour l'info)

Etonnante rectification des préjugés de l'heure, ce travail de Sylvain Gouguenheim va susciter débats et polémiques. Son thème : la filiation culturelle monde occidental-monde musulman. Sur ce sujet, les enjeux idéologiques et politiques pèsent lourd. Or cet universitaire des plus sérieux, professeur d'histoire médiévale à l'Ecole normale supérieure de Lyon, met à mal une série de convictions devenues dominantes. Ces dernières décennies, en suivant notamment Alain de Libera ou Mohammed Arkoun, Edward Saïd ou le Conseil de l'Europe, on aurait fait fausse route sur la part de l'islam dans l'histoire de la culture européenne.

Que croyons-nous donc ? En résumé, ceci : le savoir grec antique - philosophie, médecine, mathématique, astronomie -, après avoir tout à fait disparu d'Europe, a trouvé refuge dans le monde musulman, qui l'a traduit en arabe, l'a accueilli et prolongé, avant de le transmettre finalement à l'Occident, permettant ainsi sa renaissance, puis l'expansion soudaine de la culture européenne. Selon Sylvain Gouguenheim, cette vulgate n'est qu'un tissu d'erreurs, de vérités déformées, de données partielles ou partiales. Il désire en corriger, point par point, les aspects inexacts ou excessifs.

(Lire la suite...)

jeudi 21 février 2008

Contribution à la petite histoire du vandalisme

Il y a des lois qui prononcent des peines assez sévères contre ceux qui mutilent les édifices publics; les cathédrales et les églises, que nous sachions, ne sont pas exceptées. Tous les jours, cependant, des enfants, à la sortie des écoles, jettent des pierres, à heures fixes, contre leurs sculptures, et cela sur toute la surface de la France. Il nous est arrivé quelquefois de nous plaindre de cette habitude sauvage; mais la plainte d'un particulier désintéressé n'est guère écoutée. Les magistrats chargés de la police urbaine rendraient un service aux arts et aux artistes, et aussi à la civilisation, s'ils voulaient faire exécuter à cet égard les lois en vigueur. On le fait bien pour la destruction intempestive du gibier. Or un bas-relief vaut, sinon pour tout le monde, au moins pour quelques-uns, une perdrix, et les lois s'exécutent d'ordinaire, quel que soit le petit nombre de ceux dont elles protègent les intérêts (voy. art. 257 du code Napoléon, code pénal). Toutes les mutilations des figures si curieuses, et belles souvent, que nous avons données ci-dessus, sont dues bien plus aux mains des enfants sortant de nos écoles publiques, qu'au marteau des démolisseurs de 1793.

in Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française, 1856

Rappelons qu' outre les guerres, c'est l' iconoclasme protestant qui réduisit à néant les sculptures de nombreux monuments religieux français. Les beaux portails romans du sud de la France, dont les têtes sont bûchées avec soin, furent les victimes de ces extrémistes. La racaille révolutionnaire avinée n'apportait pas autant de soin à ses méfaits : c'est qu' elle avait trop de crimes à commettre. Les portails de nos cathédrales ne parvinrent pas intacts à la révolution qui les acheva : beaucoup avaient subis les mutilations des huguenots dans les années 1560-1570. Des monuments entiers disparurent sous leur féroce hystérie : cathédrales, abbayes (ex. : Maillezais), églises. La propagande moderne, qui veut faire de Savonarole un intégriste catholique, oublie de prendre conscience, que tant sur la doctrine que sur les méthodes, il est un "protestant" avant l'heure. Ce que l'on reproche à l'un, est mis au crédit des autres. La réforme fut d'abord une réaction intégriste avant d'être rebaptisée "libérale" par le goût moderne anti-catholique.


lundi 28 janvier 2008

Le droit de cuissage n'a jamais existé

Je reprends l'article en tout point parfait de Desouche (via) qui reprend les travaux de l'historien Alain Boureau :

Il semble attesté, pour tout un chacun, qu’un seigneur médiéval possédait le droit de passer la première nuit de noces avec l’épouse de ses sujets et de ses vassaux. L’image d’un Moyen-Age, guerrier et “machiste”, diffusée par les manuels et les films, a beaucoup contribué à ancrer une telle croyance dans les esprits.

En réalité, l’historiographie récente a montré l’absence de tout document antérieur au 18e siècle attestant de son existence courante ou de sa légalité. Plusieurs études menées sur le sujet sont unanimes à rejeter l’existence de ce “droit”.

Les “preuves” habituellement présentées amalgament un ensemble de références et de textes de provenance fort variés, dont certains, en petit nombre, présentent un contenu troublant”. La plupart de ces “preuves” relèvent de la mystification pure et simple.

Après étude de toutes les sources habituellement citées, ne restent au bout du compte, selon l’auteur Alain Boureau, que 5 sources un tant soit peu troublantes :

• la première est un texte satirique du XIIIe siècle.

• les 4 autres sont des “aveux et dénombrements“, une énumérations de droits établies par le vassal, dans le cas d’un contentieux avec son suzerain. Des textes qui ne signifiaient rien avant d’avoir été validés par une chancellerie ou une chambre des comptes. (et certains auteurs étaient parfois tentés de s’inventer des droits). Dans les 4 cas, cette vérification n’a pas été effectuée.

Il ne reste de fait plus aucune preuve à l’appui du droit de cuissage. C’est surtout au XVIIIe siècle que ce mythe se répandit dans le peuple et les salons : il a surtout servi dans un but idéologique afin de dénigrer l’Ancien Régime et son système féodal. Le retour de la royauté faisait craindre le retour de droits que la Révolution était censée avoir effacés.

L’auteur Alain Boureau conclut : “Le droit de cuissage n’a jamais existé dans la France médiévale. Aucun des arguments, aucun des faits insinués, allégués ou brandis, ne résiste à l’analyse”.

Ajoutons un argument personnel, qui n'a rien d'historique mais de logique, compte tenu de ce que l'ont sait de la sexualité des "temps jadis" :

Les maladies sexuellement transmissibles n'étaient pas encore une rigolade et un sujet de campagnes de pub dans l'Ancien Temps. On pouvait mourir en quelques jours d'un écart de conduite, ou trainer toute sa vie des calamités. Pour cette raison, ON NE FRAYAIT PAS pas avec n'importe qui ... fusse une soit-disant vierge, ce qui dans un contexte rural est un concept un peu théorique.

D'une manière plus générale, constatons qu'un travail historique de fond (et de fonds!) est mené actuellement, qui repose sur l'analyse des sources primaires, c'est-à-dire les documents d'époque. Ces documents, dont subsistent un grand nombre malgré les destructions, proposent une vision tout à fait différente de l'histoire officielle telle qu'elle fut écrite sur la base de mythes et légendes politiquement orientés, avant la révolution et surtout après la révolution, sans aucune référence à ces sources. Je vous renvoie à mon article sur la propagande sous la troisième république.

De ces nouvelles recherches en Histoire émerge, de plus en plus, la vision claire d'un Ancien Régime beaucoup plus convenable, où existait une justice, où régnait le Droit, et où "l'ascenseur social" existait bel et bien au delà des "classes". C'est par exemple le travail de l'historien Michel Vergé-Franceschi. Ces historiens dépolitisés qui n'hésitent pas à se plonger dans des montagnes de parchemins crasseux et momifiés entassés dans les réserves travaillent à n'en pas douter à une profonde révolution de l'histoire de la France. La résistance des idéologues et de l'Education Nationale sera hystérique, mais les digues finiront par craquer.


Contre David Lewis ; la civilisation européenne n'a pas été créé par l'islam

Réaction de ma part au billet du blog fdesouche.com sur le livre d'un historien américain intitulé "la construction de l’Europe : 570-1215". Je vous renvoie à l'article du Boston Globe pour en saisir le contenu. Notons que Mr. Lewis n'est en rien un médiéviste.

Cet article fait écho sans en reprendre le contenu à un de mes anciens billets : De "l'Europe moyenageuse barbare" qui a tout appris des musulmans .... Cette idée est à la mode chez certains bobos dhimmisés : on en comprend le mobile politique, qui est de faire accepter l'immigration de masse. Que nous ayons tout appris des musulmans se heurte évidemment à toute évidence. Le trajet de nos deux civilisations n'est pas du tout similaire, et cela devrait au minimum faire naitre le doute chez les non-pensants. La civilisation islamique, brillante, mais aussi inhumaine et finalement vite entrée en léthargie, n'avait ni les mêmes ressorts, ni la même mentalité, ni les mêmes contraintes que la nôtre. Comment les comparer ? Attaquons :

C'est une vieille lune des anti-occidentaux qui connait un succès nouveau depuis plusieurs années, dhimmitude oblige. Il y a quelques années une documentation de l'Education nationale commentait un tableau sur la bataille de Poitiers en expliquant qu'il ne fallait pas parler d'envahisseur, mais d'une "civilisation en développement". On aurait pu dire la même chose de la colonisation européenne, mais les gauchistes ne sont pas capables de s'en rendre compte.

Bref, Lewis dit n'importe quoi. On peut dire par exemple :

  • la plus grande part des acquisitions de connaissance qui ont accompagné la Renaissance viennent de la massive translation en Occident en particulier italien des savants de Constantinople et de leurs livres, au moment de la chute de la ville en 1453, et non pas de la civilisation andalouse.
  • la philosophie, pardon de le dire, n'a que peu d'importance sur le réel. ni Aristote ni Platon ne sont à l'origine du miracle européen. c'est la croissance économique et démographique que l'Europe entama dès la période carolingienne, et qui s'accélerera à l'époque romane, qui est l'origine de notre puissance et de notre civilisation. Le XIII ème siècle fut une période de boom économique pour la France, qui était richissisme, comme le montre l'incroyable manteau blanc d'églises et d'abbayes édifié à cette époque - dont il ne reste pas 5 %. Les européens ont accumulé à partir de l'époque carolingienne des technologies qui leur ont permis de dépasser tous leurs concurrents, y compris les romains. Une technologie comme le trébuchet (arme de poliorcétique) n'était pas possible à l'époque du grand empire de César si avancé.
  • le résultat de la contrainte : l'Europe était réduite à une certaine barbarie il est vrai (mais je croyais qu'on ne disait pas barbare, mais "premier" - apparemment pas pour les européens). Les contraintes qui pesaient sur nos petits tribus étaient énormes, car survivre en Europe était plus dur à l'époque que dans le grenier du monde, l'Orient, à la confluence des routes économiques. Ces contraintes ainsi que l'absence d'esclavage (stricto sensu) ont obligé les européens à rechercher les gains de productivité et l'efficience. D'où l'essor prodigieux des machines outils qui est une spécificité de la civilisation européenne, et celà DES LE HAUT-MOYEN-AGE, comme le montrent les statistiques établies par les archéologues sur le nombre de moulins en Angleterre à partir des conquêtes anglo-saxonnes. La contrainte est le moteur qui pousse l'homme à rechercher systématiquement les applications de ses découvertes scientifiques. C'était la mentalité des européens, à une époque où les "sciences arabes" restaient au stade du parchemin, et où la censure religieuse limitait leur application (cf. l'interdiction du papier pour les textes non religieux).
  • la mentalité : plus importante que la philosophie qui n'est qu'un divertissement pour la cour des princes, la mentalité des élites européennes découlant du christianisme qui oblige à prendre en considération le sort des plus faibles. Le maillage des monastères, indispensable outil social financé par les élites. Le respect du petit, traduit dans les conditions strictes d'exercice de la guerre et de la violence (nombreuses règles de trêve soumises à stricte application).
  • les arts. Comment peut on parler de retard commme ose le faire Mr. Lewis sans évoquer cet aspect fondamental de la civilisation humaine que sont les arts. L'Europe chrétienne médiévale a probablement généré le plus vaste, le plus varié, et le plus humain élan artistique de l'histoire de l'humanité. En bravant cet interdit absurde de la figuration qui entachait nombre de religions orientales, le christianisme peut se targer d'être une religion profondément artistique et culturelle, si ce n'est LA religion artistique.

Bref, la théorie de Lewis, (à laquelle je réagis sur la base de son interview), est une manière nouvelle et dhimmisée d'exprimer la bonne vieille théorie anti-occidentale. Elle est malhonnête. En oubliant l'économie, la démographie, en rabaissant le rôle des arts, en exagérant celui d'Aristote, Lewis construit un moyen-âge fictif sur la base de critères non-pertinents. Beaucoup plus grave, Lewis semble se fonder sur une historiographie révisionniste post-révolutionnaire qui oublie l'existence dans l'Occident médiéval d'une grande tolérance à l'endroit des communautés, et d'un droit protégeant le faible. Il y avait par exemple de nombreux juifs dans la France romane.

J'attends avec impatience que les historiens chinois, qui n'en doutons pas bossent d'arrache-pieds sur le sujet, sortent quelques bons gros pavés en occident sur la Chine-qui-a-tout-inventé. Nul doute qu'ils pourront, de la même manière, trouver mille exemples et cent critères pour appuyer leur théorie. Il ne manquera alors plus dans les librairies qu'un courageux bouquin pour expliquer que ... l'Europe n'était pas en reste, et que nous n'avons pas dominé le monde sans raison pendant plusieurs siècles avant d' entamer notre processus de suicide.

mardi 9 octobre 2007

Le nazisme comme produit des Lumières

Un des plus grands succès de l'idéologie contemporaine est d'avoir installé durablement l'idée que le nazisme était réactionnaire - donc, profondément de droite, et que par effet de miroir tout ce qui était de "droite dite-dure" était assimilable au nazisme (cf. la ridicule utilisation du terme rafle par les biens-pensants).

Rien n'est plus faux, pourtant. Le nazisme est à de nombreux égards, une idéologie impossible sans les "apports" conceptuels des prétendues-Lumières (qui fondent l'identité de l'Europe selon la Bibliothèque Nationale).

Sur ce sujet polémique, je tenterais de faire court. Trois fondamentaux issus des Lumières du XVIII ème siècle ont mis le pied à l'étrier au nazisme (sans pour autant le générer nécessairement, cela est un autre sujet) :

- l'humanité fondée par les textes

Les Lumières abattent l'idée de Dieu (à défaut de le tuer, le mettent au placard). Avec Dieu s'envole l'âme, si j'ose dire. Ainsi notre "humanité" ne découle-t-elle plus de la Création divine, de la "glaise dotée d'une âme". Comment la fonder désormais ? Au travers de textes considérés comme fondateurs, constitutions, manifestes et déclarations diverses. Or les textes sont des produits de l'activité humaine. Notre "humanité" s'en retrouve donc précarisée, livrée aux humeurs de l'activité législative, y compris lorsqu'elle devient folle, comme avec le nazisme.

« Le passage à l’acte hitlérien ne consiste pas seulement en une pratique légalisée des assassinats, il est accompli déjà dans le fait de rédiger la législation comme texte purement fonctionnel. Une telle législation n’est pas un texte, mais un geste comptable d’essence bouchère. » in Le crime du caporal Lortie, Pierre Legendre

Ce qui est fondamental ici, c’est de repérer le nazisme en son essence non pas à ses conséquences (la pratique légalisée des assassinats en masse) mais dans les principes qui le fondent, ou plus exactement dans l’effondrement des principes qui le rend possible. À partir du moment où le droit devient un dispositif technique, qu’il perd son statut de Référence, la folie n’est pas loin, et le cortège d’horreurs qui la suit. Le droit est un texte qui comme tel s’oppose au geste comptable. Le texte institue l’humanité de l’homme. Le geste comptable l’oublie pour ne s’intéresser qu’à la viande, soit les corps placés dans des dispositifs de production. (commentaire sur Pierre Legendre)

Cette régression du statut de l'homme donnait ainsi naissance à des formules odieuses impossibles avant les Lumières : " Ces hommes étaient rayés du livre de la République, on m'avait dit de les faire mourir sans bruit... " (Capitaine Laly, du ponton "Les deux Associés", 1794).

L'idée que l'homme n'est qu'un tas de viande et d'os est ainsi un produit paradoxal de l'humanisme des Lumières. L'homme chrétien est doté d'une âme. Supprimez l'âme, et vous n'avez plus qu'un animal, doublé d'un citoyen. L'homme de la féodalité s'inscrit dans un système complexe de services à double-sens. Le citoyen au contraire, ne se définit qu'en tant que propriété comptable d'un Etat, qui peut s'en débarrasser du jour au lendemain.

Conséquence immédiate : comment se "débarrasser" en masse de groupes décrétés comme "déshumanisés". A quelle époque de l'histoire humaine la question du meurtre de masse s'est-elle posée auparavant ? Jamais à ma connaissance. La Révolution se pose ouvertement la question de l'amélioration des techniques du meurtre de masse : c'est l'invention des pontons, des noyades de masse comme à Nantes, ou celle de la guillotine. La guillotine, techniquement possible dès les Moyen-Age, n'était alors pas nécessaire. C'est aussi la naissance du génocide moderne, dont les critères établis par la jurisprudence de Nürnberg sont réunis dans le cadre de la Vendée. Ce meurtre de masse sera porté, par les totalitarisme nazis et communistes, à l' "excellence technique".

- la société comme sujet d'expérimentation (esprit de système, victoire de la philosophie)

Les Lumières voient la victoire des philosophes. Reprenant le fantasme platonicien, les philosophes se vivent en ordonnateurs éclairés de la société. Comme Jeremy Bentham, ils proposent aux gouvernements, monarchiques ou républicains des constitutions, des lois, des règlements carcéraux, etc. Tout est sujet de connaissance et de classement, y compris l'art dont l'harmonie est le résultat d'un système (cf. Rousseau : dissertation sur la musique moderne). Les sociétés humaines n'échappent pas à cet activisme curieux. Il faut refonder les relations humaines et les régimes politiques, et les philosophes qui le prônent sont tous disposés à s'en charger. L'esprit de système dissèque les nations et les régimes comme des taupes ouvertes épinglées à une planche de liège. Conséquence de cette vanité humaine : le médecin-légiste se croit supérieur au créateur, car il peut fouiller les rouages, dont il prétend comprendre le fonctionnement. Les totalitarismes ne sont pas concevables sans cette prétention à réorganiser la société en dehors des cadres du droit naturel.

- l'homme comme sujet d'expérimentation

Le fantasme de réorganisation de la société, heureusement, se heurte à la nature humaine, cause de l'échec des grands systèmes totalitaires du XX ème siècle. Mais une fois l'homme déshumanisé, pourquoi ne pas modifier l'homme lui-même ? "Extirper le fanatisme" (1789) ou "l'individualisme bourgeois" (1917), ou bien développer une race supérieure, tout ces "progrès" font de l'homme un sujet d'expérimentation, que le scientisme demande et la déshumanisation lumineuse permet.

L' "expérimentation sur le matériau humain", symbole de l'horreur nazie, est un produit de cette régression de l'homme au statut d'animal. Le philosophe français Pierre Legendre a tenté de montrer que le nazisme, surfant sur le scientisme et le matérialisme des Lumières, le pousse à ses limites : le meurtre de masse. Ce meurtre de masse, décomplexé par le nazisme, serait aujourd'hui à l'oeuvre dans l'avortement.

Sommes-nous sortis (du nazisme) ?

Non répond Legendre, nous n’avons pas liquidé le nazisme. Et nous n’en aurons pas terminé avec lui tant que nous n’en aurons pas terminé d’abord avec la bio-politique, les techniques qui l’autorisent, et les fins qu’elle poursuit : des règles pour le parc humain

Tout est-il à jeter dans les Lumières ? Ce n'est pas mon propos. Et je ne le crois pas. En revanche, je crois que le lien de filiation conceptuel entre le nazisme et les Lumières est constitué. C'est pourquoi les catholiques devaient impérativement, et plus que tous les autres, combattre le nazisme. C'est aussi pourquoi les catholiques contemporains devraient prendre leurs distances avec les conséquences et les concepts des Lumières donc l'action néfaste est de plus en plus visible.

(Un sujet bien vaste et traité bien vite. Je vous invite à me laisser vos contributions et références pour la mise à jour et le développement de l'idée.)