mercredi 2 septembre 2009
2 septembre 1792 : un massacre festif & citoyen
Par le conservateur, mercredi 2 septembre 2009 à 17:03 :: Contre-Histoire
(reprise de mon article de 2006 - puisqu'on exige de nous de fêter tout et n'importe quoi, y compris des crimes plus ou moins fictifs, n'oublions pas les pages rouges dont l'histoire officielle n'est pas très fière et dont les médias d'extrême gauche se tapent)
Une commémoration officielle manque au calendrier de la république française pour le mois de septembre, alors que des journées sont dédiées au préservatif ou aux petits oiseaux : la commémoration des massacres de septembre, simple goutte dans le cloaque de viscères et d'hémoglobine de la révolution, mais significative de la dérive de cette entreprise bourgeoise d'accaparement des richesses devenue cauchemar, et dont la France ne sortira qu'en 1815, exsangue, ravagée et occupée.
Au gré de pages glânées ici et là sur le web, revisitons ce douloureux moment de l'histoire de France. Au travers du récit du massacre de St Joseph des Carmes ou bien des massacres dans les prisons parisiennes.
Depuis la veille, des rumeurs sinistres courent la ville. On parle d'une conspiration des aristocrates et des prêtres. On parle aussi d'un massacre général des suspects. Des placards meurtriers signés «Marat» tapissent les murs. L'atmosphère est lourde, il y traîne comme une odeur de sang.
La boucherie commence avec l'égorgement de vingt-trois prêtres réfractaires à la prison de l'Abbaye par des fédérés marseillais et bretons. Billaud-Varenne, substitut du procureur de la Commune, les pieds dans une boue rouge, s'écrie : « Peuple, tu immoles tes ennemis, tu fais ton devoir i » Maillard, le Maillard du 14 Juillet et des jours d'Octobre, qui se trouve là aussi, dit alors: - Plus rien 'à faire ici, allons aux Carmes.