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mardi 1 septembre 2009

Orthographe : le nouveau livre très "moderne" de François de Closets

La maîtrise de l'orthographe lexicale (le respect de la graphie des mots) serait un "don" (fondé sur la mémoire visuelle), et non le fruit d'un apprentissage. Voilà l'argument qu'avance M. de Closets, productif écrivain de livres populistes, pour appeler de ses voeux une "désacralisation de l'orthographe". M. de Closets reconnait lui même en être une victime.

Ce monsieur me fait penser à tous ces bourges tendance sarkozyste qui prétendent être modernes en avançant des idées prétendues iconoclastes, mais qui n'ont pas la moindre idée du monde dans lequel nous vivons en réalité. Ils ont des comptes à régler mais ne mesurent pas à quel point leur petite vendetta, appliquée au niveau de la société, peut se révéler catastrophique. Au lieu de se payer une analyse avec les revenus de ses précédents bouquins qui-enfoncent-des-portes-ouvertes, M. de Closets se croit malin de se vider en public.

Oui, beaucoup de gens, en particulier les djeunz sont "challengés" niveau orthographe. C'est un fait. Mais la plupart du temps, ce n'est pas une question de mémoire visuelle, mais tout simplement parce qu'ils ne lisent plus, et qu'ils s'en tapent, symptôme d'un déclin du niveau d'éducation. Certains écrivent tellement mal qu'ils en deviennent incompréhensibles. Abaisser les exigences en orthographe, ce n'est pas rendre service, c'est condamner un peu plus à l'exclusion sociale des gens qui ont déjà un lourd passif. C'est renoncer par ailleurs un peu plus à transmettre notre culture. Mais cela, M. de Closets qui ne doit pas beaucoup sortir du 6 ème arrondissement, s'en rend t-il compte ?

Suivons l'argument de Closets : la bosse de l'orthographe serait physiologique, et donc à l'origine de discriminations. Un pas de plus, et des parents attaqueront en justice l'Educ Nat pour que l'on cesse de noter leur enfant "challengé" sur l'orthographe. A partir de là, tout est possible. Si l'orthographe n'est plus notée, elle ne sera plus enseignée ou étudiée avec sérieux, c'est une loi naturelle.

Evidemment prétendre qu'il existe au niveau du lycée des discriminations fondées sur l'orthographe est aberrant au regard du taux de succès au BAC. Je pense que depuis longtemps l'orthographe n'est plus considérée comme sacrée par les enseignants. Où par ailleurs M. de Closet se contredit lui-même, en avançant l'argument du clavier "qui révolutionne la manière d'écrire", c'est que les claviers ont justement des correcteurs orthographiques, corrigeant ainsi ce qui constitue à ses yeux une discrimination. J'ajoute que certains ont des problèmes de coordination ou de réflexes : faut-il arrêter d'enseigner le code de la route ?

Comme tous les gens trop intelligents (sur le papier), M. de Closets oublie les lois de base de mère nature. C'est la contrainte qui fait progresser. L'absence de contrainte entraîne le déclin des organismes vivants.

PS : je n'ai pas moi même la prétention de maîtriser l'orthographe.

PS2 : les mauvaises langues disent que ce livre est une commande d'un certain Nicolas S., homme influent, qui ne supporterait pas ce qui le dépasse. Après avoir poursuivi de sa hargne la culture générale, c'est l'orthographe qui serait désormais dans son collimateur.

PS3 : à une époque M. de Closets faisait dans le culturel. Je n'ai jamais vu un tel monceau de contresens et une telle confusion entre la science historique et la fiction. A part sur Arte peut-être ...


samedi 29 août 2009

Eric Besson : " notre identité nationale est une identité républicaine "

Existe-t-il un meilleur symbole de la supercherie sarkozyste ? Créer un ministre de "l'identité nationale", immédiatement dénoncé par les biens-comme-il-faut comme une dérive faSSiSSte, pour aboutir à cette blague.

Un socialiste balayant de la main le sens même du concept en prétendant que " notre identité nationale est une identité républicaine ". Autrement dit, rien, puisque comme chacun sait la république tolère et encourage aujourd'hui des idées ou des comportements qu'elle aurait combattu hier. La troisième république, à n'en pas douter, aurait fait donner la cavalerie sabre au clair contre les islamistes et aurait donné la correction aux élèves prétendant faire le ramadan.

La république, c'est du vide. Donc, la France, c'est du vide. On apprécie de payer un bureau de disaïnneur et une voiture de fonction au type chargé de dire ça ! En même temps il faut bien offrir une cage, fut-elle dorée, aux mecs qui ont "donné leurs amis".


mardi 18 août 2009

Le scaaaandâle des bébés sélectionnés !

Ce qui est rigolo avec nos amis progressistes, c'est qu'il arrive quand même souvent que les fils se touchent ... Les pauvres, bombardés d'impératifs citoyens, programmés à dénoncer et à "résister" par des actes insignifiants, sont souvent confrontés à des situations paradoxales. Imaginez le pauvre bobo assistant au tabassage d'un homosexuel par un jeune noir. Que faire ? On n'aimerait pas être à sa place (pas du noir, du bobo ! faut suivre au fond)

Zappant mollement ce soir, je tombe sur la tronche déconfite de Mr Nobody qui présente le JT de F2 pendant les vac'. Etes-vous bien assis. Imaginez voir. "il existe un pays où l'on pourra bientôt sélectionner le sexe de son enfant, et même la couleur de ses yeux. Et ce pays, c'est les Etats-Unis." Mince si c'est pas du teasing (*) de ouf.

Donc, ce qui fait beuguer nos gens biens (TM), c'est qu'il possible d'effectuer cette sélection avant la date limite d'avortement. En France, rassurez vous, cela est interdit. Et le journaliste de nous le rappeler avec des trémolos de fierté dans la voix. Donc que l'on découpe plus de 200 000 gamins par an dans la seule France, c'est pas grave. Mais qu'on sélectionne à l'avance ceux qu'on va découper, et c'est le drame ! Rien de plus important pour le progressiste que la défense du caractère sacré du droit à l'avortement. Mais rien de plus important également que la lutte contre les discriminations. Tout ça. Alors quand les deux s'entrechoquent, le progressiste ne sait plus quoi dire, et bafouille des trucs pas très cohérents, en finissant par crier au scaaandâle, afin de masquer son trouble.

Ah ah ah ah !

(*) teasing : texte ou phrase de préambule au caractère accrocheur voire provocateur


mercredi 18 février 2009

Faut-il partager les profits ?

Une fois de plus, il est possible que je ne plaise pas à tous les gentils cathos qui versent volontiers en ce moment dans une forme plus ou moins douce de populisme qui se veut "moral". A mon avis, il n'y aucune raison de partager les profits selon une règle arbitraire et tyrannique du type "un tiers pour les salariés, un tiers pour l'investissement, un tiers pour les actionnaires".

D'une part, ce débat est totalement faussé par la présence de l'Etat qui aspire déjà plus de 50% de la richesse nationale pour la redistribuer de façon idéologique, injuste et inefficace.

D'autre part, le dividende est la juste et légitime rémunération de l'actionnaire qui risque un fric dont l'entreprise a un besoin vital. La chute des portefeuilles boursiers d'environ 50% en 2008 est là pour rappeler que le risque des actionnaires est bien réel. Décourager l'investissement, c'est aller à contre-courant, car notre pays souffre d'un grave sous-financement de son tissu économique, en particulier des PME, dont beaucoup n'ont pas d'accès au crédit. Ces entreprises ont besoin des actionnaires, ou les préfèrent à un banquier automate. Or le risque d'échec dans les petites entreprises, en particulier en phase de création, est tel que toute limitation des droits des actionnaires serait néfaste. En ce qui concerne les plus grandes entreprises françaises, peut-on à la fois déplorer leur manque de compétitivité et nourrir de tels fantasmes ?


jeudi 5 février 2009

La sombre affaire Kouchner

Donc Mr. Kouchner ne serait finalement qu'un triste affairiste derrière l'habit du nouveau Saint François, qu'il a consacré sa carrière à tisser. Et, nous devrions être choqués, voire nous sentir floués.

Remarquons d'abord que Mr. Péan est un peu le spécialiste des règlements de compte inter-gauche. Ses bouquins qui sentent un peu le "contrat", peuvent généralement se lire comme des attaques au vitriol d'une partie de la gauche contre une autre. Rien à voir avec l'adoration de la vérité, mais beaucoup plus avec la conquête du pouvoir ou la captation d'un héritage.

Ensuite, la réaction de vierges effarouchées des socialistes est risible. S'il y a le moindre fond de vérité, les anciens copains de Mr. K n'ont sûrement rien découvert dans ce bouquin. Si rien n'a filtré auparavant, c'est que l'opportunité était moins forte. Autant pour "l'affaire".

Ah, j'allais oublier. Oserais-je dire que je m'en fiche ? Les plus floués, semble-t-il, seraient les contribuables gabonais. Qu'ils brûlent une ou deux Renault, et qu'on nous reparle enfin du retour du froid et de la neige.


lundi 2 février 2009

La grogne sociale renvoie le sarkozysme à la tronche de Sarkozy

Disons-le, je regarde la grogne sociale avec un mélange d'inquiétude et de tendresse un peu effondrée. D'inquiétude, car s'il y a bien un pays où les jeunes sont "génétiquement motivés" (copyright Le Pélicastre) pour devenir des petits révolutionnaires du dimanche, un pays où règne une inculture économique crasse savamment nourrie par une collusion entre les politiciens et les médias, au point de ne pas admettre que le miracle du "Modèle social français" (TM) était rendu possible uniquement par l'endettement public, c'est-à-dire le développement des marchés financiers internationaux, bref, s'il y a un pays où ça peut dégénérer, c'est bien ce bon vieil hexagone, adepte des "destructions festives de richesses collectives". De tendresse, aussi, comme celle que l'on ressent lorsque son gamin essaye pour la troisième fois de mettre l'étoile dans le trou en forme de triangle. Mais on l'excuse, tout confit qu'on est de bons sentiments. Et pour ma part, je suis tout disposé à comprendre, et ressentir de l'empathie à l'endroit de ceux qui voient les usines fermer autour de chez eux ou subviennent aux besoins de leur fils et de leur fille de 25 ans. Ce ne sont certainement pas les gens que je juge, mais les revendications, et les manipulateurs.

Alors, on ose nous dire que la grande nouveauté, c'est le retour de l'État. Ouuéééé ! Qu'est ce qu'il va leur mettre aux patrons. Nico-avec-nous, c'est comme si le mec le plus balaise de la cour de récré se joignait à notre bande. Il va y avoir des morts au "petit pont massacreur" ! L'État sauveur, l' État "big mama", L' Étatcémoi, tout ça incarné dans la petite mais majestueuse figure du Guide-Président Nicolas Sarkozy -véritable "césaro-nanisme". Lorsqu'il ne refonde pas le capitalisme, le voilà à Charm-El-Cheikh pour que s'embrassent les frères ennemis, et le lendemain, conseil d'administration de l'automobile européenne pour fusionner tout ça en de grands gestes augustes et des plans à 25 ans. Sans oublier, évidemment, de sermonner ton voisin si celui-ci, avec son propre fric pourtant, ose se rémunérer plus que toi. Bref, vous l'avez compris, il y a de nouveau un homme providentiel dans la place. Napoléon, de Gaulle, et maintenant Sarkozy.

Pourquoi donc s'étonner que le bon peuple en réclame plus ? Qu'en plein marasme économique les syndicats réclament des augmentations de salaires pour des gens que la moindre inflation va gâter en termes de pouvoir d'achat ? La posture néo-socialiste de l'UMP nourrit les fantasmes, alimente les rêves, encourage les revendications, démoralise les courageux partisans de la responsabilité individuelle. Au plus haut niveau de l'Etat, on sonne la curée à la trompe : comment s'étonner que la meute surgisse de chaque buisson et de chaque trou ? Je l'avais déjà écrit : en six mois de baratinage, l'UMP de Sarko et de son gang a réduit à néant des années de désintoxication aux discours populistes, à laquelle participait même une partie de la gauche. A partir de là, tout est possible ... Sarko évitera-t-il le grand souèr ? Peut-être. Prépare-t-il la victoire de la gauche ? Certainement.


lundi 19 janvier 2009

Albanel "débloque" 70 millions d'euros pour le patrimoine ...

Un chiffre ridiculement faible en comparaison des besoins d'un patrimoine parfois dans un état dramatique, en particulier dans certaines communes sinistrées par la crise ou responsable de trop nombreux édifices. Rappelons que le Musée des arts premiers a coûté à lui tout seul plus de 300 millions d'euros.

L'Etat qui dispose d'une grande capacité d'emprunt, totalement injustifiée et qui se réduira probablement à l'avenir au fur et à mesure que les perspectives de remboursement s'éloigneront, à les moyens de lancer aujourd'hui un grand plan de plusieurs milliards d'euros pour assurer pendant les prochaines décennies la mise en sécurité des grands monuments et du petit patrimoine qui disparaît à grande vitesse. Un grand plan permettrait également de soutenir et développer les métiers d'arts et le compagnonnage qui représentent une spécificité française, une préservation de savoirs-faire précieux, et une filière d'intégration dans le monde du travail de grande qualité.

Mais la droite préfère financer de l'éolienne, des rocades, des centres commerciaux à ouvrir le dimanche, et bétonner la France ...

Cette annonce est une insulte de plus de la droite sarkozyste à l'endroit de son électorat, et du bon sens. Je ne pense pas qu'il faille en vouloir à Mme Albanel, mais si cette dame avait la moindre intégrité, elle aurait du démissionner depuis longtemps.


mercredi 29 octobre 2008

la droite-la-plus-bête-du-monde s'est mise dans une situation inextricable

Catastrophe politique. Catastrophe médiatique. Amateurisme crasse de la communication gouvernementale et vantardisme adolescent. En jouant les gros bras et les hommes providentiels, notre droite gouvernementale s'est enfermée dans une situation rendant toute réforme pratiquement impossible pendant plusieurs années.

Martine Aubry, interrogée hier chez la speakerine qui-sourit-niaisement-à-tout (*), avait beau jeu de constater que l'Etat trouvait 300 milliââârds pour les banques et rien pour la "crise sociale". C'est évidemment faux, et grotesque. La dame des trente-cinq heures, celle qui a enfoncé les petits employés et les ouvriers, ne manque pas de toupet de se travestir en Baracke Aubry, sainte patronne des plus faibles. Mais pourquoi s'en priverait-elle ? Ces messieurs de la droite vont et viennent, le torse bombé, la tête haute, avec leur plus belle canne, expliquant qu'ils ont sauvé le système financier international, qu'ils ont bien voulu avancer des centaines de milliards à condition qu'on change quelques règlements, que l'Etat est le dernier rempart contre les erreurs des gnomes de la fourbe albion.

Ce faisant, et en quelques jours, les principaux représentants de la droite ont tout simplement détruit tout le travail pédagogique engagé depuis plusieurs années pour rétablir dans la tête des français quelques vérités économiques aussi incontournables que la gravité terrestre. Evaporé tout cela. Les caisses sont vides ? Vous n'y êtes pas, il y a des centaines de milliards disponibles pour les vraies priorités. L'Etat est à deux doigts de la banqueroute ? Pas du tout, l'Etat dispose d'une source de richesse infinie, il suffit à Mr. Sarkozy d'imposer les mains sur le corps d'un banquier central moribond.

Il aurait suffi d'un peu de modestie. De reconnaître avec sérieux et solennité devant les français que l'Etat, si besoin est, se contentera d'emprunter une somme qu'il devra rembourser tôt ou tard, ou plutôt que les français devront rembourser. Que cet argent n'est PAS disponible, et certainement pas pour les programmes d'assistance clientélistes des socialistes qui ne sont pas des investissements mais des destructions de richesse qui ne profitent qu'à la Chine.

Attendre de la modestie d'un Nicolas Sarkozy, c'est comme attendre d'un lion qu'il devienne végétarien. Cela n'arrive que dans les fables. Mais on devait espérer mieux d'un François Fillon, d'une Mme Lagarde et des principaux ministres, éventuellement sous la pression des députés. Bon courage, maintenant ...


(*) même aux mauvaises nouvelles, avez vous remarqué ?


samedi 16 août 2008

L'insulte française à Soljenitsyne

Je lis dans Valeurs Actuelles que, non seulement aucun membre du gouvernement français n'a assisté aux obsèques de l'intellectuel et écrivain russe, ce que l'on savait déjà, mais également que la France était le seul pays européen qui n'était pas représenté par son ambassadeur, mais par un "un chargé d'affaires".

Quel pays de cons ... Quel mérite et quelle dignité y a-t-il à exercer le pouvoir si ce n'est qu'en tant que laquais soumis aux lobbies et aux médias ? La queue remuée par le chien a plus d'autonomie et de liberté d'opinion que nos politiciens ...


jeudi 24 juillet 2008

La tolérance est une non-valeur

Voila ce que j'écris chez l'Amiral Woland en réponse à son rebond sur le billet de Fromage Plus à propos de la tolérance, la valeur fondatrice de notre temps.

La tolérance est une non-valeur, c’est un vide érigé en pierre angulaire de la civilisation moderne. La tolérance, c’est le refus d’affirmer et de défendre ce en quoi l’on croit, ce qui est à nos yeux le vrai, le juste, le bien. Au nom de la tolérance, on ne peut plus dire ce qui DOIT être, qui est pourtant le fondement de la liberté : la liberté n’est pas ce qui PEUT être (vision anarcho-californienne et crétino-libertarienne), mais ce qui DOIT être (pour le mieux).

La tolérance imposée, d’abord aux catholiques avec la révolution, puis aux occidentaux, est une machine à tuer toutes nos valeurs, un trou noir à valeurs. C’est l’arme la plus terrible de la machine à tuer l’occident de l’intérieur, qui se fonde sur un triptyque : stigmatisation des blancs, exigence de repentance, tolérance imposée.

Evidemment, il ne s'agit pas de tuer tous ceux qui ne pensent pas comme nous, ou ne vivent pas comme nous. Mais le respect d'autrui qu'impose le vivre ensemble républicain ne doit jamais nous contraindre à abdiquer nos valeurs, notre conception de ce qui doit être. A mon sens, il faut tolérer, comment dire, comme on accepte l'erreur ou qu'on laisse passer une bêtise pour ne pas gacher l'ambiance d'un dîner. Il ne faut certainement pas tolérer au point de laisser l'erreur devenir loi et règlement.

A ce titre l'exemple le plus navrant de la tolérance devenue folle est à mon avis la partie du clergé catholique, séculier comme régulier, qui ne veut plus penser DETENIR la vérité, mais veut simplement la PARTAGER avec les autres religions, toutes mises sur un plan d'égalité, ce qui aboutit en trois phrases à d'énormes contradictions. Le relativisme que certains dénoncent avec encore trop de douceur n'est alors qu'un symptôme supplémentaire de cette "tolérance" qui consomme tout autour d'elle.


mercredi 9 juillet 2008

La propagande écologiste rend dépressif un jeune australien

"A 17-year-old man was referred to the inpatient psychiatric unit at Royal Children's Hospital Melbourne with an eight-month history of depressed mood . . . He also . . . had visions of apocalyptic events."

"The patient had also developed the belief that, due to climate change, his own water consumption could lead within days to the deaths of millions of people through exhaustion of water supplies."

Au nom du principe de précaution sacré inscrit dans notre belle constitution, je demande l'interdiction des discours culpabilisateurs de la propagande alarmiste pseudo-écolo !! Il en va de notre survie, sinon c'est la fin du monde, la famine en Afrique, la collision de Mars et de Venus, et la destruction de la Chine par des super-cyclones !!

source : Australian and New Zealand Journal of Psychiatry dans un article du Herald Sun (merci Major pour l'info)


mercredi 11 juin 2008

Amérique et Panturquisme

Encore du très bon Langelot. Que dire sur le fond ? La question de la Turquie dans l'Europe est un des gros sujets de désaccords avec l'Amérique en ce qui me concerne. Au delà du projet évident de nuire à l'Union Européenne, et de la volonté d'acheter la collaboration turque - qui sont d'une duplicité totale, j'y vois une grande naïveté de la part des stratèges américains, mais aussi une incompréhension profonde de l'islamisme. L'Amérique immature ne comprend pas que tout ne peut pas s'acheter, ou se noyer dans le capitalisme. Avoir vaincu le nazisme et le communisme, qui étaient des dangers de surface, l' écume d'une vague, ne qualifie pas pour venir à bout d'une idéologie qui sévit depuis 1300 ans.


vendredi 23 mai 2008

Delanoë l'ultra-libéral

Alors que le candidat à la candidature Bertrand Delanoë fait son coming-out libéral ("je suis plus libéral que Sarkozy"), on peut assister dans les rues de Paris à un étonnant ballet. Des entreprises privées sont chargées d'enlever les voitures dès que la sentence des pervenches est tombée. Payés à l'acte, ils se comportent comme des chasseurs de primes, pour ne pas dire des voyous. Garés n'importe où, par exemple derrière l'opéra en double file, ou sur les passages piétons, moteur en marche. Je les voyais hier le long de la rue de Rivoli, bloquant les passages piétons et la piste cyclable, se criant dessus entre eux devant les touristes médusés. Amusant constat indicible par l'équipe Delanoë que les services municipaux ne pourraient pas être aussi efficaces que des entreprises privées payées à l'acte.

Quant au libéralisme de Mr. Delanoë, celui-ci est contredit par son gouvernement parisien, qui entraîne une socialisation toujours plus grande des moyens de transport, une réduction de la liberté de choix des individus, et mille conséquences sur la productivité des parisiens actifs. Je ne crois pas que l'argent doive diriger le monde, et que la croissance soit le seul indicateur valable du progrès d'une "collectivité". Mais je crois que la priorité doit être donnée aux actifs, ceux qui payent les retraites des retraités, les allocations des allocataires, la part du lion des rentrées fiscales, etc. Lorsque les actifs parisiens sont contraints de perdre leur temps dans les encombrements parce que divague une bande de touristes en Vélib, je n'y vois rien de très libéral. Enfin j'attends que Mr. Delanoë monte à la barre devant un public d'enseignants et de petits employés de la Fédération Socialiste du Nord et leur explique pourquoi il faut supprimer l'ISF, encourager et aimer les riches, et réduire la place de l'Etat dans tous les domaines. Ce jour-là, je commencerais à y croire.

A propos, nos "amis de droite", le font-ils ?


mardi 13 mai 2008

Loi Malraux : La droite en déroute veut-elle sacrifier le patrimoine ?

Dans le collimateur de Mme Lagarde, parmi les niches fiscales jetées en pature au public d'une façon bêtement populiste, on trouve les dispositions favorable à l'entretien des monuments historiques privés.

D'après la Tribune :

Autre niche, le dispositif Malraux qui favorise, via une déductibilité d'impôt, les dépenses architecturales et paysagères dans les secteurs sauvegardés. Quelque 3.500 contribuables sont concernés, pour 50 millions d'euros. Dans un domaine voisin, les charges d'entretien engagées par les propriétaires de monuments historiques (30 millions d'euros prévus en 2008) pourraient voir leur régime de déductibilité se réduire.

On sait quelle situation dramatique traverse le patrimoine. Le plus exposé, le petit patrimoine, fond comme neige au soleil dans l'indifférence d'une population abêtie qui ne veut plus rien savoir et rejette sa propre culture comme une maladie. Le grand patrimoine voit ses crédits baisser, et les transferts financiers effectifs reportés sine die. Les coupes budgétaires indolores - celles pour qui personne ne manifestera et qui n'intéressent pas le gaucho-populisme de France 3, touchent également le patrimoine indirectement. Ainsi l'Armée occupe-t-elle plusieurs monuments historiques, dont certains sont laissés à l'abandon depuis plusieurs années en raison des coupes budgétaires.

Revenons à notre gouvernement. Nos pauvres ministres courent de fuites en déroutes, et d'effondrements en colmatage avec de la pate à modeler, comme ces personnages de dessin animé qui utilisent tous leurs doigts, et leur nez pour retarder l'inéluctable éclatement d'un barrage. Le Sénat, qui demeure encore à droite aujourd'hui, avait livré en 2006 un excellent rapport invitant l'Etat à tirer les conséquences de son désengagement du financement du patrimoine. Dans ce rapport, c'est le secteur privé qui était présenté comme la solution. On y lisait en proposition 10: " Préserver le dispositif fiscal lié à la « loi Malraux » en faveur des secteurs protégés". A l'époque, j'écrivais :

Sur le plan financier, le Sénat recommande de garantir un budget d'au moins 350 millions d'euros par an. Si cela vous parait une somme considérable, pensez donc le musée du Quai Branly (futur musée Jacques Chirac) a coûté précisément cette somme.

Le Sénat prend enfin la mesure d'une évidence : l'Etat est en route vers la défaillance (en d'autres termes la faillite) si les tendances actuelles des finances publiques persistent, et se trouve soumis à toujours plus de pressions (obligé dorénavant d'acheter la paix dans certains quartiers). ll n'est plus capable d'entretenir que les plus gros morceaux (pour combien de temps ?). C'est au secteur privé de faire le reste. Je ne dirais pas de prendre la relève, puisqu'historiquement c'est le secteur privé, et lui seul, qui a sauvé le patrimoine après la catastrophe de 1789, au cours du XIX ème s., et après la seconde guerre mondiale. 6 des 13 mesures du rapport sénatorial sont dédiées au soutien au secteur privé.

Pas de commentaires ... le gouvernement fait n'importe quoi. Et ne parlons même pas de ce populisme de foire qui consiste à pointer du doigt les propriétaires d'un château branlant ou d'un prieuré plein de fuites comme de vulgaires "salauds de riche". La droite la plus bête du monde ...


jeudi 10 avril 2008

La révolte des "bataillons ethniques", selon Benjamin Stora

Connaissez vous la chronique de Benjamin Stora sur France Culture ? Récemment, ce monsieur nous annoncait fièrement, la larme à l'oeil, que 2007 était la dernière victoire électorale de la droite, car bientôt les nouveaux bataillons ethniques "renverseraient définitivement les équilibres". Aujourd'hui, monsieur Stora voulait nous mettre en garde : rester dans l'esprit de mai 68, ce n'est pas une question de commémoration, mais de mobilisation. Il faudrait selon lui insuffler aux minorités ethniques et aux précaires (dont les fameux migrants que la gauche a créé pour son usage politique personnel), le goût de la contestation des ordres établis, en particulier de l' "ordre ethnique", en s'inspirant, selon Mr. Stora, des mouvements de "décolonisation". (??!?)

Est-il nécessaire de rappeler comment ont fini les petits prophètes poudrés des salons de 1788, ces momies libre-pensantes et parcheminées professant de fausses lumières à l'abri de leur lambris dorés, et ces catins philosophantes de la bonne société cachant sous leur giron des pamphlets libertaires ? La plupart ont rendu leur misérable existence la chemise en sang sur l'échafaud ou au fond d'un caniveau, massacrés à coups de piques par les "outils" même qu'ils prétendaient manier, et dont le contrôle avait échappé à tous. Prenez-y garde, Mr. Stora ... vous fûtes obligés de quitter votre Algérie natale pour sauver votre petite vie ? Vos "protégés" pourraient bien se rappeler un jour qu'ils vous avaient déjà chassés de "chez eux".

A tous ceux enfin qui auraient besoin d'un éclairage, la pensée de Mr. Stora illustre à merveille, si j'ose dire, que l' immigration de masse est un outil inventé par l'extrême-gauche pour faire sauter la société européenne, et la détruire. Aucun humanisme là dedans, bien au contraire : ce discours sue la haine. Ce n'est pas la liberté que Mr. Stora et toute cette clique germanopratine invoquent et appellent, mais le sang !