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vendredi 10 avril 2009

La Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ en images



Pour la troisième année consécutive, je vous propose de méditer le cycle de la Passion au travers du regard d'immenses artistes, de l'intelligence iconographique et de la poésie narrative de l'Eglise. Hissons-nous sur les épaules des géants et assistons au drame ... Par rapport à l'année dernière, quelques modifications mineures. Cliquez sur l'image ci-dessus pour commencer, puis sur "suivant" pour parcourir les pages

samedi 24 janvier 2009

Levée des excommunications des évêques de la Fraternité Saint Pie X

On peut lire la réaction du Cardinal André Vingt-Trois sur le site de la Conférence des Évêques. Une réaction intelligente et tranquille.

Il faut s'attendre à un gros barrage médiatique mêlant mauvaise foi, points Godwin en pagaille (références plus ou moins voilées à l'extrême droite), et la sale tronche de gens qui ne représentent personne dans l'Église ou qui sont carrément des adversaires : les gens de Golias, du Monde des Religions, ou le cul-cultissime Odon Vallet.

Cela a commencé depuis plusieurs jours avec la circulation d'une vidéo montrant l'un des évêques concernés tenant des propos qualifiés de négationnistes. Si cela était vrai, ce serait très grave. Il n'y a aucune patience à avoir avec les négationnistes, qui sont des malades mentaux. Le fait est que les massacres massifs de la seconde guerre mondiale, comme plus tard les délires des Mao ou de Pol Pot, ont bel et bien existés. Ce sont les produits mécaniques d'un monde déshumanisé, celui des Lumières. Les Lumières et la Révolution détruisirent les solidarités anciennes, le lien à Dieu et à la communauté, en nous enfermant dans la cellule glaciale d'une relation de dépendance totale à l'Etat dont nous devenions les sujets et la propriété. Du matériau humain, un troupeau à gérer. Refuser de prendre conscience de cela, c'est préparer et accepter la répétition de tels scandales.

A y réfléchir, tout cela ne concerne en rien le processus de rapprochement entre l'Église et FSPX. Pour de tels propos, j'imagine que diverses formes de sanctions existent, et je ne doute pas qu'elles soient mises en œuvre si nécessaire. Il y a au sein même du Vatican une grande résistance à tout ce processus, et ceux-là ne laisseront rien passer ...

En réalité, je me fiche de savoir ce qu'untel pense des juifs, du prophète, de l'islam, du métissage, d'avoir un président noir-métis, etc. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les hommes et femmes publiques, dont les opinions politiques sont en général plutôt décevantes ou pathétiques. Non seulement l'inquisition citoyenne impose les réponses, mais elle décide des sujets. Or, le monde ne tourne pas autour de la shoah, des juifs, des musulmans, des migrants, des gays, tous ces éternels gamins capricieux qui pensent être le centre du monde, des êtres supérieurs et autre race choisie pour nous guider. Zut, à la fin ! Parlez-nous de ce qui nous concerne ...


jeudi 22 mai 2008

L'Eglise aime les victimes du SIDA

On le sait peu - et c'est un euphémisme, l'Eglise catholique est l'organisation qui fait le plus pour les malades du SIDA dans le monde ! Au contraire, la propagande progressiste veut nous faire croire que l'Eglise a aggravé - voire engendré, la crise sanitaire de l'HIV. Le Salon Beige nous rappelle donc quelques vérités.

Notre Eglise a du savoir faire, mais elle devrait le faire savoir.


vendredi 21 mars 2008

La Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ



Pour la deuxième année consécutive, je vous propose le cycle de la Passion en images. Hissons-nous sur les épaules des géants et assistons au drame qui se prépare !! J'ai remplacé près d'un tiers des illustrations, et ajouté quelques élements. C'est toujours faible à mon goût en vitraux, orfèvrerie, sculpture, trois domaines particulièrement difficiles à photographier. Cliquez sur l'image ci-dessus pour commencer, puis sur "suivant" pour parcourir les pages

jeudi 6 mars 2008

Nourrir sa réflexion sur le Saint Suaire de Turin

Polydamas nous propose une intéressante synthèse sur le thème du Saint Suaire de Turin. Appelons cela une collection de contre-arguments parfois forts sophistiqués pour répondre aux théories sur la non-authenticité du suaire, qui ne serait qu'un "faux médiéval" - ce qui n'est déjà pas mal à mon avis. Occasion de découvrir le site Suaire-Science, qui, si vous avez la tête bien faite, beaucoup de temps et plusieurs citernes de café, finira peut-être par vous convaincre ...

Ajoutons mon opinion personnelle : la "croyance" dans le Suaire est optionnelle pour faire un bon chrétien. J'admire ces catholiques qui utilisent les armes de la science pour défendre cette relique insigne. Pour ma part plutôt sceptique, je reste ouvert à l'idée du miracle. La seule attitude qui me dérange vraiment dans cette affaire est celle des "chrétiens", qui, par obstination à être "de leur temps", ne veulent même pas garder une place dans leur coeur pour le doute, et rejettent le Suaire parce qu'ils ont vu un reportage sur Arte, et lu un article dans le Monde.

Qu'on le veuille ou non, il s'agit d'une importante relique culturelle et spirituelle de l'Occident ! La manière cavalière dont les progressistes, mais aussi une partie de l'Eglise décrètent que cela n'est rien, sous prétexte que telles analyses en contredisent "l'authenticité", ne supprime pas le statut et le rôle que ce bout de tissu à joué pour des millions de chrétiens. Après tout, des milliers d'hommes et de femmes ont aimé ce tissu, des foules entières ont prié à son passage, lui ont confié leurs intimes souffrances, leurs secrets, leurs craintes. Tant d'amour et d'espérance ne valent-ils pas le plus prestigieux certificat d'authenticité dans le coeur des fidèles ?? Quand les progressistes comprendront-ils que ce qu'ils détruisent ou diffament avec tant d'arrogance a compté plus que leur or aux yeux de générations entières ... Authentique ou pas, il s'agit d'un monument culturel majeur du patrimoine européen.


mardi 19 février 2008

Pourquoi le Sauveur est-il né à Noël ?

La propagande moderne prétend volontiers que l'Eglise érigea le solstice d'hiver en fête chrétienne, celle de la Nativité de Jésus-Christ, AFIN DE concurrencer une fête païenne. C'est méconnaitre la pensée médiévale chrétienne, pour qui tout était symbole : le monde était un livre ouvert dont chaque élément, chaque pierre, chaque animal, chaque plante, chaque phénomène naturel cachait une pensée, et manifestait un miracle, une vertu, un danger pour le chrétien.

Le choix du solstice d'hiver apparait alors évident : c'est le jour où la lumière recommence à croître, après l'installation progressive de la nuit. Si l'on fête à ce moment précis la naissance du Sauveur, c'est parce que la Nouvelle Loi, le Nouveau Testament, était symbolisé par la Lumière, alors que l'Ancienne Loi, l'Ancien Testament, était devenu sombre et incompréhensible. Dans certains monuments médiévaux, la face nord, qui n'est jamais exposée au soleil, était réservée à l'Ancien Testament, alors que la face sud et la façade occidentale manifestait le Nouveau Testament.


vendredi 4 janvier 2008

Le christianisme et la liberté : Margaret Thatcher

Je sais que le simple nom de la dame de fer suffit à faire tourner le lait des vaches françaises, mais il me parait aujourd'hui possible d'évoquer librement le bilan remarquable de cette grande dame, considérée par les anglais, toutes tendances confondues, comme le premier ministre le plus important du XX ème siècle après Churchill.

Sur la religion chrétienne qui fonda son action, voila ce qu'elle déclara lors d'un discours tenu en 1988 devant l'assemblée générale de l'église d'Ecosse. Un beau discours (*) axé, évidemment, sur la liberté :


" Je vous parle de la manière dont je vois les choses, non seulement comme femme politique, mais avant tout comme chrétienne.

Je crois premièrement qu'au commencement l'homme a été créé par Dieu avec le droit fondamental de choisir entre le bien et le mal

Deuxièmement que nous avons été créé à l'image de Dieu et que par conséquent nous devons utiliser toutes nos forces pour exercer intelligemment ce choix.

Troisièmement que Notre Seigneur Jésus Christ le fils de Dieu, quand Il a été confronté au choix crucial et à sa veille solitaire au Golgotha, a librement choisi de se livrer. Personne ne Lui a oté la vie, Il a choisi de se livrer lui-même. "


Le christianisme, religion du libre arbitre, est celle qui fait le plus confiance à l'homme. J'ai moi-même commis récemment un petit billet sur ce thème.


(*) (cité par Jean-Louis Thiériot interrogé par l'excellent Christophe Dickès sur CanalAcademie dans un entretien en deux partie consacré à la carrière de Maggie)


samedi 24 novembre 2007

Pourquoi croire en Jésus et se convertir au catholicisme ? (partie I)

Il y a quelque chose de relativiste à comparer les avantages et les contraintes des religions comme sur l'étal d'un marchand des quatre-saisons. Quelque chose d'athée également, d' utilitariste, tellement "Lumières", tellement poussiéreux ... Pourtant, le catholicisme est l'objet d'attaques incessantes qui véhiculent une image tout à fait érronée, et souvent à contre-sens de la réalité. C'est pourquoi je souhaiterais tenter d'exprimer, au delà de la croyance et de la crainte en Dieu et de l'amour pour Jésus, ce qui fait que j'adhère intellectuellement au christianisme.

Adhérer intellectuellement ? Une nécessité, et un défi selon moi. Si les églises se sont largement vidées des "enfants du siècle", on voit toujours de nombreux catholiques professer hors des sanctuaires un cynisme à la mode, une distanciation générale, une repentance tous-azimuts ... Alors oui, posons la question des avantages et des contraintes du christianisme en général, et du catholicisme en particulier - sans se livrer toutefois à un tableau comparatif pour lequel je ne suis pas compétent. Je ne parlerais pas de l'athéisme : la croyance est une affaire personnelle, même si l'athéisme me parait une solution de facilité, qui consiste à ne pas se mouiller, et à refuser de répondre aux questions fondamentales (le fameux triptyque de Gauguin).

Le Catholicisme libère l'homme des règlements de la religion oppressive

" Le sabba est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabba ". Il s'agit-là à mon sens de l'une des paroles les plus fortes du Christ. Jésus ne prétend pas, dans le contexte juif, mettre fin aux règlements religieux, alimentaires, vestimentaires ou sociaux, mais Il veut en relativiser la portée. C'est au service du salut, et pourquoi pas du bonheur de l'homme qu'oeuvrent les règlements de la religion, et non l'inverse : l'homme n'est pas au service d'esprits violents, d'idoles sans pitié, d'un clergé sans humanité ...

Le catholicisme, plus encore que sa branche protestante souvent un peu excessive, offre la manière la plus équilibrée de croire en Dieu. Il permet à l'homme de se définir libre. Libre, il devient responsable. Car quelle responsabilité lorsque l'on n'est pas libre ? Lorsque les règlements à n'en plus finir d'une religion trop intrusive nous retirent la possibilité de choisir, quelle part de mérite individuel peut nous être comptée ?

A notre époque tellement "socialisée", exalter la responsabilité individuelle apparaît comme la chose la plus raisonnable et la plus utile du monde. Si la pression sociale aujourd'hui omniprésente au travers des médias vise à infantiliser les citoyens, le catholicisme, pour sa part, demande ouvertement la prise de responsabilité à la fois individuelle et collective, envers son propre salut et envers son prochain. Cela n'implique pas seulement le respect de règles contraignantes, fussent sous leur forme basique (type cinq piliers de l'islam). Il faut "avancer au large", et répondre à toutes les contraintes et exigences parfois contradictoires de la vie en société moderne. Notre vie est plus complexe que celle d'un chrétien de la période médiévale : nous cumulons différents "avatars" ou rôles sociaux générateurs de conflits et de contradictions : à la fois salariés producteurs et consommateurs, cotisants et "ayant-droits", etc. Pour cela les évangiles et le décalogue constituent un chemin de lumière.

Incidemment, voila qui réduit à néant les prétentions de l'islam à constituer le stade le plus abouti des prétendues "religions du Livre". En ramenant l'homme sous le joug de règles nombreuses et tatillonnes à l'image du judaïsme traditionnel, l'islam contredit cet enseignement majeur et fondamental du Christ.


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samedi 26 mai 2007

Le "boom catholique" américain

Arrêtons-nous sur un article du New York Times qui fait sensation outre-atlantique (reproduit ici) : David Brooks nous parle du boom catholique aux Etats-Unis.

Boom catholique ? On penserait de prime abord à l'immigration latino qui entraîne la saturation de certaines paroisses, et le développement d'autres. Un phénomène salutaire alors que les conséquences cataclysmiques de la pédophilie menacait de liquider l'église américaine (des dizaines de paroisses ont du fermer faute de finance face aux centaines de millions de dollars de contentieux).

Or, c'est du boom des catholiques "mainstream" dans la classe moyenne blanche dont il s'agit.

Le catholicisme, caricaturé comme incompatible avec l'économie de marché qui serait une invention protestante, traîne une image de religion des pauvres. Max Weber a bien failli nous convaincre que seule la religion prétendument réformée diffusait des valeurs compatibles avec la réalisation de soi et l'enrichissement dans un système économique et politique libéral. Comme le rappelle l'article, les faits donnaient raison à cette analyse il y a encore deux ou trois générations : les catholiques étaient moins riches et moins éduqués que la moyenne nationale US - principalement protestante. Une situation qui tendrait à s'inverser.

The past few decades have seen enormous Catholic social mobility.

According to Lisa Keister, a sociologist at Duke, non-Hispanic white Catholics have watched their personal wealth shoot upward. They have erased the gap that used to separate them from mainline Protestants.

Or, as Keister writes in a journal article, “Preliminary evidence indicates that whites who were raised in Catholic families are no longer asset-poor and may even be among the wealthiest groups of adults in the United States today.”

Je réfute pour ma part l'idée que le catholicisme et le commerce ne ferait pas bon ménage. Que furent les très catholiques cités de Venise, Florence ou Sienne, Toulouse, sinon des hauts lieux du commerce et de la finance au Moyen Age et à la Renaissance ? La Sérenissime vit l'invention de la comptabilité. Florence et Sienne virent l'invention de la banque internationale moderne. Toulouse vit l'invention de la première société par action - les moulins de la Daurade.

Je serais enclin à penser que la pudibonderie française autour de l'argent tiendrait plus à la jalousie maladive que nourrit l'héritage agricole et petit-bourgeois de l'hexagone. La jalousie, un péché mignon bien français, qui pu donner libre cours à sa folie pendant la révolution française.

Revenons à l'article qui nous intéresse. L'auteur fait une curieuse analyse autour du succès des "quasi-religious catholics", qui ne sont pas des non-pratiquants, puisque la fréquentation de l'office fait partie des critères de succès selon certaines études. Je ne souscrirais pas à cette analyse. Elle est fallacieuse : de fait la majorité des catholiques sont peu pratiquants : est-ce la cause, la conséquence ou un épiphénomène de ce "boom catholique" ? Impossible de trancher aussi facilement que le journaliste.


samedi 7 avril 2007

La Passion du Christ dans les Arts


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samedi 24 mars 2007

Pèlerinage à la Sainte Tunique d'Argenteuil

Communiqué du site Radio-Silence :


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